Éthiopie - 25 personnes accusées de génocide, - acquittées
le 06 août 2001 à 00h00
Vingt-cinq Éthiopiens, accusés de «génocide et crimes contre l’humanité» pour des crimes présumés durant la période de la «terreur rouge» (1977-1978) du régime militaro-communiste du colonel Mengistu, ont été acquittés, a rapporté la presse officielle. La haute cour fédérale a ordonné leur relaxe, faute de preuves suffisantes, pour des crimes commis, selon l’accusation, dans les zones de Haikoch et Butajira (sud). La sixième chambre criminelle de la haute cour fédérale, devant laquelle comparaissaient ces accusés, a, en revanche, jugé coupables 18 autres personnes accusées «d’exécutions sommaires» dans les localités d’Akaki et Kaliti, au sud d’Addis-Abeba. Des peines de prison ferme de 5 à 20 ans ont été prononcées ainsi que la privation pour 5 ans de libertés civiques après leur libération, a souligné la presse d’Addis-Abeba. Depuis décembre 1994, les procès pour génocide et crimes contre l’humanité se poursuivent en Éthiopie, notamment dans le cadre de la période de la «terreur rouge», durant laquelle des dizaines de milliers d’Éthiopiens ont été tués ou ont disparu. Plus de 350 accusés ont déjà été acquittés. Selon Addis-Abeba, les tribunaux éthiopiens avaient prononcé jusqu’à la mi-mai 1 181 verdicts sur les 6 180 cas enregistrés. Près de 2 200 accusés sont en détention, les autres étant jugés par contumace, parmi lesquels le principal responsable, le colonel Mengistu Hailé Mariam, qui vit en exil au Zimbabwe depuis le 21 mai 1991. Ces procès de la «terreur rouge» seront achevés en 2004, a assuré il y a trois mois leur procureur spécial Girma Wakjira.
Vingt-cinq Éthiopiens, accusés de «génocide et crimes contre l’humanité» pour des crimes présumés durant la période de la «terreur rouge» (1977-1978) du régime militaro-communiste du colonel Mengistu, ont été acquittés, a rapporté la presse officielle. La haute cour fédérale a ordonné leur relaxe, faute de preuves suffisantes, pour des crimes commis, selon l’accusation, dans les zones de Haikoch et Butajira (sud). La sixième chambre criminelle de la haute cour fédérale, devant laquelle comparaissaient ces accusés, a, en revanche, jugé coupables 18 autres personnes accusées «d’exécutions sommaires» dans les localités d’Akaki et Kaliti, au sud d’Addis-Abeba. Des peines de prison ferme de 5 à 20 ans ont été prononcées ainsi que la privation pour 5 ans de libertés civiques après leur libération,...
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