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Actualités - Chronologies

Les Koweïtiens demeurent opposés à une réconciliation avec Bagdad

Les Koweïtiens, encore traumatisés par l’invasion de leur pays par l’Irak il y a onze ans, demeurent fermement opposés à toute réconciliation avec le régime du président Saddam Hussein. «Avec qui voulez-vous qu’on se réconcilie ?», s’est interrogé le ministre koweïtien des Affaires étrangères, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, à la veille du onzième anniversaire de l’invasion. «Avec un régime qui a commis un tel crime à notre égard ? Avec un régime qui a envahi, occupé, assassiné, pillé et déraciné notre peuple», a-t-il poursuivi. À l’aube du 2 août 1990, quelque 100 000 soldats irakiens, appuyés par 300 chars d’assaut, ont envahi en quelques heures le riche émirat voisin, où les quelque 16 000 militaires koweïtiens étaient incapables d’intervenir. Après sept mois d’occupation, une coalition multinationale, dirigée par les États-Unis, a bouté les troupes de Bagdad hors du Koweït. Cheikh Sabah a accusé à ce propos le régime de Bagdad de «n’avoir même pas reconnu l’énorme erreur» de l’invasion. Officiellement, l’Irak a reconnu l’indépendance de son voisin du sud, mais des médias officiels irakiens continuent à revendiquer le Koweït. De nombreux Koweïtiens, dont des ministres et des députés, refusent l’idée même d’un dialogue avec le régime de Saddam Hussein. «Quiconque ouvrira un dialogue avec le régime irakien sera maudit», a déclaré un député de l’opposition, Ahmad al-Shraïan, dans une mise en garde adressée au gouvernement contre toute normalisation avec Bagdad. «L’invasion irakienne a brûlé tout le pays et son impact ne sera jamais oublié», a estimé le parlementaire koweïtien. Certains ministres ont toutefois promis d’entrer en contact ou même d’accueillir des responsables irakiens si la question des 600 prisonniers de guerre koweïtiens, que Koweït accuse Bagdad de détenir, était résolue.
Les Koweïtiens, encore traumatisés par l’invasion de leur pays par l’Irak il y a onze ans, demeurent fermement opposés à toute réconciliation avec le régime du président Saddam Hussein. «Avec qui voulez-vous qu’on se réconcilie ?», s’est interrogé le ministre koweïtien des Affaires étrangères, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, à la veille du onzième anniversaire de l’invasion. «Avec un régime qui a commis un tel crime à notre égard ? Avec un régime qui a envahi, occupé, assassiné, pillé et déraciné notre peuple», a-t-il poursuivi. À l’aube du 2 août 1990, quelque 100 000 soldats irakiens, appuyés par 300 chars d’assaut, ont envahi en quelques heures le riche émirat voisin, où les quelque 16 000 militaires koweïtiens étaient incapables d’intervenir. Après sept mois d’occupation, une...