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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : c’est le calme plat

Un calme plat a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth consécutivement à la contraction aussi bien de la demande que de l’offre du dollar avec le maintien de la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Cela étant, le dollar devait être fixé selon la BDL au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de 21 mois. Mais compte tenu de l’apparition de quelques courants de vente en dehors de la BDL et au point supérieur de sa fourchette d’intervention, le billet vert continuait à être pratiquement négocié dans les transactions interbancaires à 1 514,00 LL, dans des volumes d’échanges très minces, ne dépassant pas au total quelque cinq millions de dollars, presque entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques de la place à ce taux. Dollar légèrement soutenu à l’étranger À l’étranger, l’euro s’est replié hier sous le seuil de 0,88 dollar sur les marchés des changes internationaux, en raison de prises de bénéfices et d’une atténuation des espoirs de baisse des taux d’intérêt par la Banque centrale européenne (BCE) la semaine prochaine. Une hausse plus forte que prévu de la masse monétaire (M3) dans la zone euro a affaibli les espoirs de baisse des taux d’intérêt européens, selon les analystes. «Cela diminue les chances d’un assouplissement crédible de la politique monétaire de la BCE dans un avenir proche, attendu par le marché», a indiqué une note de la Bank of Tokyo-Mitsubishi. Au vu du ralentissement de l’inflation observé en Allemagne ces derniers jours, les marchés des changes avaient espéré une baisse prochaine des taux d’intérêt de la BCE pour relancer un croissance européenne vacillante. Mais la hausse de la masse monétaire «a indiqué que l’inflation risque de grimper et que les liquidités restent amples», ce qui limite la marge de manœuvre de la BCE, a expliqué une analyse de la Standard Chartered Bank. Le rythme de croissance de M3 dans la zone euro s’est accéléré le mois dernier à 6,1 % contre une progression révisée en hausse de 5,1 % en mai, a annoncé hier la BCE. Ce chiffre est supérieur aux prévisions des analystes qui tablaient sur une progression de 5,7 %. La moyenne des taux annuels de croissance de M3 couvrant la période d’avril à juin 2001, considéré plus fiable par la BCE, s’est établie à 5,3 %, contre 4,8 % durant la période mars-mai. Utilisé par la BCE pour définir sa politique monétaire, ce chiffre reste pourtant nettement supérieur à la valeur de référence (4,5 %), sorte de maximum toléré, fixé par l’institut d’émission européen. Estimant que cette nouvelle limitait les chances d’une nouvelle progression de la monnaie unique, les opérateurs ont saisi cette occasion pour prendre leurs bénéfices. Par ailleurs, le billet vert a profité aussi de ventes de yens contre dollars par des compagnies d’assurances japonaises ainsi que de chiffres meilleurs que prévu sur le nombre de demandes d’allocations chômage aux États-Unis pour se reprendre face à l’euro. Les nouvelles demandes hebdomadaires d’allocation-chômage aux États-Unis ont diminué de 51 000 à 366 000 demandes, pour la semaine close le 21 juillet. C’est le plus faible niveau de ces demandes d’indemnisation depuis mars dernier. Les analystes tablaient sur une chute de 14 000 demandes à 400 000 dossiers sur une base non révisée la semaine précédente. Les opérateurs attendent désormais la publication aujourd’hui des chiffres de la croissance du Produit intérieur brut (PIB) américain au deuxième trimestre, qui donneront une bonne indication sur la santé de la première économie mondiale. La majeure partie des analystes s’attend à un chiffre très faible au-dessous de 1 % contre 1,2 % au premier trimestre, qui pourrait affaiblir le billet vert. Dans cette attente, et compte tenu aussi de l’effritement des Bourses américaines après l’ouverture, hier, le dollar a dû finalement réduire son avancée, se négociant à New York sur un ton légèrement soutenu comme suit : – 0,8780 pour un euro contre 0,8805, la veille – 1,4275 pour un sterling contre 1,4280 – 2,2275 DM contre 2,2215 – 7,4710 FF contre 7,4500 – 1,7195 FS contre 1,7145 – 2 205,35 lires contre 2 199,05 – 123,75 yens contre 123,65. Bourse de Beyrouth : en hausse avec Solidere B À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été soutenue hier par la hausse des actions B de Solidere de 5 1/8 à 5 1/2 dollars, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,60 % à 55,29 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 121,95 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché relativement plus actif que ces derniers jours avec au total 48 739 actions négociées d’une valeur de 159 449 dollars. Volatilité des marchés américains Sur les places boursières internationales, la reprise observée la veille sur les marchés américains des valeurs mobilières a été soumise à quelques épreuves, Wall Street et Nasdaq ayant renoué avec la baisse, après l’avertissement sur résultats lancé par Hewlett-Packard, avant de se reprendre ensuite. De fait, tous les principaux indices boursiers ont souffert hier des inquiétudes sur la performance des sociétés américaines après l’avertissement lancé par Hewlett-Packard, qui a pesé sur l’ensemble des technologiques et en particulier les fabricants d’ordinateurs. Le groupe informatique a déclaré s’attendre à une chute de 14 % à 16 % de son chiffre d’affaires au troisième trimestre (clos fin juillet) de son exercice fiscal 2000/2001. Le groupe a également annoncé qu’il allait supprimer 6 000 emplois supplémentaires en raison du ralentissement économique mondial qui pèse sur ses activités. Compaq a pesé passagèrement aussi sur la tendance, le groupe informatique ayant estimé que son chiffre d’affaires s’élèvera à entre 8 et 8,4 milliards de dollars au troisième trimestre, loin des prévisions des analystes ( soit à 9,29 milliards de dollars) et en baisse de 25 % à 30 % par rapport à la période correspondante de l’année dernière. Le groupe a également subi une lourde perte au deuxième trimestre, en raison d’un plan accéléré de suppressions d’emplois. En revanche, d’autres valeurs de sociétés ayant annoncé de bons résultats trimestriels étaient en hausse, comme WorldCom, Lockheed-Martin et Dow Chemical. De ce fait les hausses ne tardaient pas à l’emporter sur les baisses, faisant monter l’indice composite Nasdaq de moins 1 960 points à plus de 2 020 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut à 10 456,11 points et un plus bas à 10 285,03 points avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 438,05 points, en hausse de 32,38 points sur la veille dans des marchés très volatils. Hausse des Bourses européennes Les marchés européens étaient en hausse jeudi en fin de journée, les résultats de l’équipementier pour les télécommunications Alcatel notamment, ayant rassuré les investisseurs et la perspective d’une nouvelle hausse des prix du pétrole ayant fait monter les valeurs de l’énergie. À la clôture de la plupart des Bourses européennes, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 et celui des valeurs de la zone euro DJ Euro Stoxx 50 ont gagné respectivement 0,73 % et 1,25 %, en rebond après leurs plus bas de 21 mois touchés la veille. Alcatel a gagné 4,67 % à 17,70 euros, le marché étant soulagé de découvrir que ses résultats étaient moins mauvais que prévu. Le bénéfice d’exploitation au 1er semestre a été de 136 millions d’euros, loin des 638 millions de l’an dernier, mais en ligne avec les prévisions. Le groupe a également annoncé qu’il prévoyait un bénéfice sur l’ensemble de l’année. L’indice du secteur de l’énergie a grimpé de 2,39 %. «Les investisseurs ont un horizon à très court terme, en ce moment, et gardent le nez sur les résultats de sociétés (...) du coup ils s’inquiètent trop», a commenté Andrew Milligan de Standard Life. Irrégularité de la Bourse de Tokyo La Bourse japonaise a terminé jeudi sur une note étroitement irrégulière, les gains enregistrés par les bancaires ayant été compensés par les reculs subis par des valeurs technologiques après l’annonce mercredi d’une perte par le géant des téléphones mobiles Matsushita Communication Industrial Co (MCI). MCI, le premier fabricant japonais de téléphones mobiles, a chuté de 9,52 %, à 3 990 yens, après l’annonce d’une perte nette consolidée au 1er trimestre, due à la faiblesse de ses ventes et à des rappels massifs de combinés. L’indice Nikkei a fini en repli de 33,05 points, soit 0,28 %, à 11858,56, à 3,7 % seulement au-dessus du niveau de 11 433,88 points atteint en mars, au plus bas depuis 16 ans. Sony Corp a cédé 0,7 %, à 7 070 points, les boursiers craignant de mauvaises surprises dans les résultats trimestriels que devait publier le groupe après la clôture. Sony a fait état d’une perte de 30,08 milliards de yens, contre une perte de 92,44 milliards un an plus tôt. Mieux orienté, l’indice pondéré Topix a progressé de 3,14 points, soit 0,26 %, à 1 192,25, grâce notamment à la fermeté des banques.
Un calme plat a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth consécutivement à la contraction aussi bien de la demande que de l’offre du dollar avec le maintien de la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Cela étant, le dollar devait être fixé selon la BDL au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de 21 mois. Mais compte tenu de l’apparition de quelques courants de vente en dehors de la BDL et au point supérieur de sa fourchette d’intervention, le billet vert continuait à être pratiquement négocié dans les transactions interbancaires à 1 514,00 LL, dans des volumes d’échanges très minces, ne dépassant pas au total quelque cinq millions de dollars, presque entièrement placés à l’achat et à la...