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Actualités - Chronologies

BIOTERRORISME - Un scénario d’attaque bactériologique donne de sueurs froides aux Américains

Les États-Unis pourraient être réduits au chaos en quelques semaines en cas d’attaque terroriste bactériologique sur leur sol, selon des experts de la sécurité nationale, qui ont présenté cette semaine aux parlementaires américains un scénario à leur donner des sueurs froides. Ce groupe, comprenant l’ancien secrétaire à la Défense John Hamre, le gouverneur de l’Oklahoma Frank Keating et l’ancien sénateur Sam Nunn, a réalisé un rapport après un exercice en juin de deux jours, baptisé «Sombre Hiver» («Dark Winter»), simulant par ordinateur une attaque terroriste bactériologique contre trois États américains. Le scénario, raconté lundi à la sous-commission sur la sécurité nationale de la Chambre des représentants, commence par une brève information à la télévision selon laquelle plus d’une vingtaine de personnes ont été hospitalisées pour une maladie non identifiée. Il apparaît rapidement que les patients ont la variole, une maladie contagieuse et mortelle, disparue des États-Unis depuis 1949. Des cas identiques sont signalés en Pennsylvanie et en Géorgie. Le sixième jour, 300 Américains sont morts et 2 000 sont infectés par le virus. Des cas de variole sont également enregistrés au Mexique, au Canada et en Grande-Bretagne, toujours selon le scénario. Le système de santé américain est rapidement submergé, les 12 millions de doses de vaccin épuisées, les écoles fermées et les rassemblements publics réglementés. Des hordes d’habitants quittent alors l’Oklahoma pour se rendre au Texas, dont le gouverneur, désireux de protéger sa propre population, ferme les frontières et déploie la Garde nationale texane. Des coups de feu sont tirés. Alors que le conflit entre Texans et Oklahomans s’exacerbe, de profondes divergences apparaissent entre les autorités fédérales et locales. Des membres du Conseil de sécurité nationale suggèrent de «nationaliser» la Garde, tandis que les gouverneurs d’État insistent sur la nécessité de maintenir les troupes sous leur contrôle. Le douzième jour, 1 000 personnes sont mortes, le commerce s’arrête et la Bourse est suspendue. Les manifestations pour obtenir plus de vaccins tournent à l’émeute et les Nations unies transfèrent leur siège à Genève. Moins de deux mois après le début de la guerre bactériologique, alors que le nombre de morts atteint un million et que trois millions d’Américains sont infectés, le président américain – joué lors de l’exercice par Sam Nunn – rassemble ses principaux conseillers (des journalistes de télévision) pour discuter de l’imposition éventuelle de la loi martiale. «Je pense que nous ressentons que cela paralyserait les États-Unis», conclut toutefois l’ancien secrétaire à la Défense lors de la simulation réalisée à la base aérienne d’Andrew, à Washington. «Nous avons fini par réfléchir aux moyens de sauver la démocratie en Amérique», a précisé aux parlementaires John Hamre. Pour le républicain Benjamin Gilman, des scénarios comme celui-ci ne relèvent plus de la science-fiction. «Malheureusement, des événements comme ceux survenus ces dernières années, avec les attentats (...) à New York, à Oklahoma City, ont transformé le débat sur le bio-terrorisme, le faisant passer du “si” au “quand”», ajoute-t-il.
Les États-Unis pourraient être réduits au chaos en quelques semaines en cas d’attaque terroriste bactériologique sur leur sol, selon des experts de la sécurité nationale, qui ont présenté cette semaine aux parlementaires américains un scénario à leur donner des sueurs froides. Ce groupe, comprenant l’ancien secrétaire à la Défense John Hamre, le gouverneur de l’Oklahoma Frank Keating et l’ancien sénateur Sam Nunn, a réalisé un rapport après un exercice en juin de deux jours, baptisé «Sombre Hiver» («Dark Winter»), simulant par ordinateur une attaque terroriste bactériologique contre trois États américains. Le scénario, raconté lundi à la sous-commission sur la sécurité nationale de la Chambre des représentants, commence par une brève information à la télévision selon laquelle plus d’une...