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Actualités - Chronologies

Climat, bouclier antimissile : Bush campe sur ses positions

Le président américain George W. Bush a campé sur ses positions hier, tant sur le projet de bouclier antimissile que sur les changements climatiques, lors d’une escale à Londres précédant le sommet du G8. Le président républicain, qui effectue sa deuxième visite en Europe depuis sa prise de fonction en janvier, a fixé d’avance les limites des discussions qu’il aura à partir de vendredi au sommet de Gênes. «Nous sommes décidés à écouter, mais je continuerai à défendre ce que j’estime être bon pour notre pays et pour le monde», a assuré M. Bush devant des journalistes. Le chef de la Maison-Blanche doit notamment avoir à Gênes des entretiens bilatéraux avec les dirigeants français, canadien, allemand, italien, japonais, et rencontrer pour la deuxième fois le président russe Vladimir Poutine. George W. Bush a été sévèrement critiqué sur la scène internationale, notamment par les Européens, pour son refus de faire ratifier le protocole de Kyoto destiné à limiter les gaz contribuant à l’effet de serre. Le président américain entend également aller de l’avant avec un projet de bouclier antimissile qui suscite l’opposition de la Russie et l’inquiétude de plusieurs alliés européens de Washington. «Il se trouve que je crois qu’un système antimissile est important pour la sécurité mondiale et je crois que nous devons travailler ensemble à réduire les gaz à effet de serre, mais je refuse un traité qui fera du mal à l’économie de notre pays», a déclaré M. Bush. «Je crois que le peuple américain apprécie notre politique étrangère», a estimé George W. Bush, ajoutant «qu’il représentait les intérêts américains». «Nous ne nous retirons pas à l’intérieur de nos frontières», a-t-il insisté. Le président américain répondait indirectement au leader de la majorité démocrate au Sénat américain, Tom Daschle, qui a déclaré au quotidien USA Today : «Je crois que nous nous isolons et en nous isolant, nous nous diminuons». Le Premier ministre britannique travailliste Tony Blair a de son côté indiqué jeudi, lors d’une réunion de son gouvernement, que son pays et les États-Unis étaient «d’accord sur leur désaccord» en matière de changement climatique. Avant d’aborder les sujets qui fâchent, le président américain a partagé une terrine de saumon et une selle d’agneau rôti avec la reine d’Angleterre jeudi, lors d’un déjeuner à Buckingham Palace. M. Bush et son épouse Laura ont passé les grilles centrales du palais royal – un privilège réservé aux chefs d’État –, avant d’être accueillis par Elizabeth II, vêtue de beige, et son époux le prince Philip, en costume bleu. Le menu du déjeuner était composé d’une «terrine de trois saumons», suivie d’une «selle d’agneau rôti aux champignons» servie avec des «pommes Anna» et de la salade, puis de «framboises St-George» en dessert, selon le palais royal. Une des filles du président américain, Barbara Bush, a joué les invitées surprise en participant au déjeuner aux côtés du personnel de la Maison-Blanche. George W. Bush avait auparavant souligné devant la presse britannique le bon souvenir qu’il avait gardé d’une visite de la reine à la Maison-Blanche, en 1992, à l’époque de la présidence de son père. «Je l’avais trouvée charmante, super, avec un merveilleux sens de l’humour», a-t-il déclaré dans une série d’entretiens à la presse étrangère avant de quitter Washington. «Elle était vraiment chouette», a ajouté George W. Bush.
Le président américain George W. Bush a campé sur ses positions hier, tant sur le projet de bouclier antimissile que sur les changements climatiques, lors d’une escale à Londres précédant le sommet du G8. Le président républicain, qui effectue sa deuxième visite en Europe depuis sa prise de fonction en janvier, a fixé d’avance les limites des discussions qu’il aura à partir de vendredi au sommet de Gênes. «Nous sommes décidés à écouter, mais je continuerai à défendre ce que j’estime être bon pour notre pays et pour le monde», a assuré M. Bush devant des journalistes. Le chef de la Maison-Blanche doit notamment avoir à Gênes des entretiens bilatéraux avec les dirigeants français, canadien, allemand, italien, japonais, et rencontrer pour la deuxième fois le président russe Vladimir Poutine. George W....