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Actualités - Communications Et Declarations

« Le vainqueur est celui qui récupère le mieux »

Le Dr Gérard Porte boucle son 30e Tour de France cycliste avec une philosophie renforcée à propos des vainqueurs : «C’est toujours celui qui récupère le mieux», affirme l’homme qui a le privilège d’approcher le plus près les coureurs, en course ou en coulisses. Sans présager de l’identité du futur lauréat sur les Champs-Élysées, le Parisien (50 ans) s’attarde volontiers cependant sur la personnalité de l’Américain Lance Armstrong, sans aucun doute un exemple dans le peloton. «Il sait se préparer. Je n’ai jamais entendu parler d’une erreur commise pendant l’hiver. Il n’a pas alors, comme Jan Ullrich, des problèmes de poids, observe le responsable médical du Tour. Ce qu’il a fait dans les Alpes ne m’étonne donc pas. Je l’en pensais capable». «C’est un grand pro. Un excellent coureur, fin tacticien. Avant l’Alpe d’Huez, il a su se planquer dans les roues, poursuit Gérard Porte. Quant aux polémiques le concernant au départ du Tour, personne ne semble se souvenir qu’avant son cancer, il avait été champion du monde à 23 ans». Le Texan est un symbole de cette race de cycliste à nul autre pareil dont le médecin brosse le portrait. «Ce sont des mecs qui possèdent des moteurs de Formule 1, qui exercent un métier et ne font que cela. Ils ont une hygiène de vie qui me laisse admiratif, des capacités physiques exceptionnelles et surtout un pouvoir de récupération qui leur permet de repartir de bon pied le lendemain». Série d’abandons avant Pau Cependant, Gérard Porte est formel. «On ne recharge jamais une batterie à cent pour cent d’un jour sur l’autre. Masser, manger, dormir atténuent certes, mais il demeure une perte infime, insiste-t-il. Toutefois, les champions rechargent plus vite que les équipiers. Les abandons en sont la preuve». Une moyenne élevée (41,149 km/h) et des conditions climatiques n’ont pas eu pour conséquence une augmentation sensible des abandons. «Il n’y a pas eu énormément de chutes, souligne le Champenois d’origine. Le total des abandons se situe dans la moyenne des choses. La quinzaine enregistrée a frappé les gens qui étaient au bout du rouleau». «Je craignais davantage de pots cassés au terme de l’étape de l’Alpe d’Huez : il n’y a eu en fait que sept abandons, poursuit-il. Mais il faut s’attendre à une nouvelle série avant Pau. Les petits coureurs ne récupéreront pas». Cette journée de repos, jeudi à Perpignan, aura-t-elle été, dès lors, vaine ? «Les coureurs ont de grosses facultés de récupération, analyse le médecin. Cette journée n’est pas suffisante pour les équipiers tout en l’étant trop pour les leaders car elle coupe leurs efforts». Gérard Porte apprécie au plus haut point ce Tour 2001 qui, «médicalement, ne lui pose pas de problèmes particuliers», et qui le comble au plan sportif car «passionnant et plein de suspense». Mais, est-il convaincu d’œuvrer, cette fois, auprès d’un peloton complètement sain ? «Vous savez, le dopage ne se voit pas», répond-il sans l’ombre d’une hésitation.
Le Dr Gérard Porte boucle son 30e Tour de France cycliste avec une philosophie renforcée à propos des vainqueurs : «C’est toujours celui qui récupère le mieux», affirme l’homme qui a le privilège d’approcher le plus près les coureurs, en course ou en coulisses. Sans présager de l’identité du futur lauréat sur les Champs-Élysées, le Parisien (50 ans) s’attarde volontiers cependant sur la personnalité de l’Américain Lance Armstrong, sans aucun doute un exemple dans le peloton. «Il sait se préparer. Je n’ai jamais entendu parler d’une erreur commise pendant l’hiver. Il n’a pas alors, comme Jan Ullrich, des problèmes de poids, observe le responsable médical du Tour. Ce qu’il a fait dans les Alpes ne m’étonne donc pas. Je l’en pensais capable». «C’est un grand pro. Un excellent coureur, fin...