L’Irak a entamé hier le chargement de trois pétroliers au terminal de Mina al-Bakr, sur le Golfe, et au terminal turc de Ceyhan, sur la Méditerranée, marquant son retour sur le marché pétrolier. «Le chargement du brut irakien a commencé hier à l’aube. Trois pétroliers sont en cours de chargement : deux à Ceyhan et un à Mina al-Bakr», a déclaré à la presse le ministre d’État irakien aux Affaires étrangères, Naji Sabri. Il s’agit des premiers chargements de brut irakien, après cinq semaines d’interruption par Bagdad de ses exportations pétrolières pour protester contre un projet américano-britannique de révision des sanctions de l’Onu, qui n’a finalement pas été soumis au vote du Conseil de sécurité. Le porte-parole de l’Onu, Fred Eckhard, avait annoncé mardi le début du pompage du pétrole irakien. «L’Irak a commencé à pomper du pétrole», avait-il dit. Le pompage vers Mina al-Bakr et Ceyhan a débuté mardi à 21h00 heure locale, a précisé le ministre d’État irakien. Le retour du pétrole irakien sur le marché signifie à terme une hausse de 2,2 millions de barils par jour de la quantité de brut disponible, ce qui pourrait renforcer un mouvement de baisse des cours, relevé dans la matinée. La déprime du marché est intervenue après une hausse imprévue des stocks de brut aux États-Unis annoncée dans la nuit par l’Institut américain du pétrole (API). L’Irak exporte son pétrole par les terminaux de Mina al-Bakr et de Ceyhan, sous strict contrôle de l’Onu, dans le cadre du programme humanitaire pétrole contre nourriture, en vigueur depuis décembre 1996. La reprise des exportations est intervenue après l’accord donné par Bagdad à une extension de 150 jours de ce programme. En donnant son accord, l’Irak a averti l’Onu qu’«il ne serait engagé par aucune mesure non prévue dans l’accord de le mémorandum d’entente» qui a institué le programme humanitaire en décembre 1996, a souligné M. Sabri. Il se référait à l’insistance des États-Unis à réviser les sanctions imposées par l’Onu à l’Irak depuis son invasion du Koweït en août 1990. Le programme humanitaire «est un arrangement provisoire, dans l’attente d’une levée totale et sans conditions de l’embargo», a indiqué hier le ministre dans un entretien à la télévision d’État irakienne. Mardi, le Bureau pour le programme Irak (OIP) a rappelé que, depuis décembre 1996, l’Irak avait exporté environ 2,5 milliards de barils de pétrole pour un revenu estimé de 38,6 milliards de dollars jusqu’en novembre 2000 et de 6,67 milliards d’euros (5,6 milliards de dollars) depuis cette date. Mais seuls 59 % de cette somme financent le programme humanitaire en Irak, le reste allant aux Kurdes, à la compensation du Koweït et aux activités de l’Onu.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Irak a entamé hier le chargement de trois pétroliers au terminal de Mina al-Bakr, sur le Golfe, et au terminal turc de Ceyhan, sur la Méditerranée, marquant son retour sur le marché pétrolier. «Le chargement du brut irakien a commencé hier à l’aube. Trois pétroliers sont en cours de chargement : deux à Ceyhan et un à Mina al-Bakr», a déclaré à la presse le ministre d’État irakien aux Affaires étrangères, Naji Sabri. Il s’agit des premiers chargements de brut irakien, après cinq semaines d’interruption par Bagdad de ses exportations pétrolières pour protester contre un projet américano-britannique de révision des sanctions de l’Onu, qui n’a finalement pas été soumis au vote du Conseil de sécurité. Le porte-parole de l’Onu, Fred Eckhard, avait annoncé mardi le début du pompage du pétrole...