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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : disparition de l’offre du dollar

L’offre du dollar était pratiquement inexistante hier sur le marché des changes de Beyrouth, faisant de la Banque du Liban (BDL) la principale contrepartie à la vente de cette monnaie pour satisfaire la demande commerciale des opérateurs. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état, soit entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Pourtant, en raison de la pénurie d’offre, la monnaie US a continué à être négociée dans les transactions interbancaires au haut de cette fourchette d’intervention de la BDL, soit à 1 514,00 LL, et très rarement en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes. Mais, compte tenu du potentiel très limité de la demande, le volume des échanges est resté très mince, ne dépassant guère quelque six millions de dollars, presque entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, a-t-on ajouté dans ces mêmes milieux. Remontée de l’euro À l’étranger, l’euro était un peu plus en forme hier sur les marchés des changes internationaux, profitant toujours des propos du gouverneur de la Banque d’Angleterre, Eddie George, la veille, déplorant la vigueur du dollar, alors que les investisseurs manquaient de nouvelles fraîches. «L’euro a bénéficié d’un petit coup de fouet grâce aux propos de responsables des Banques centrales lors de la réunion du Groupe des dix la veille à Bâle», a observé une analyse de l’agence financière CurrencyNetwork. Lors d’une conférence de presse tenue après la réunion semestrielle du Groupe des dix, lundi, le gouverneur de la Banque d’Angleterre a ouvertement critiqué la politique du dollar fort. Selon le quotidien britannique Financial Times, il aurait déclaré que la force du billet vert a des effets «pervers» des deux côtés de l’Atlantique. Le dollar est resté également un peu en retrait, les investisseurs étant un peu plus réticents à son égard après les chiffres de l’emploi aux États-Unis vendredi dernier, jugés décevants. «Les cambistes hésitent à augmenter leurs positions de long terme sur le dollar, doutant désormais du bienfait d’une stratégie de dollar fort», a ajouté l’analyse de CurrencyNetwork. «La force du dollar pèse sur l’industrie manufacturière américaine en rendant ses exportations moins compétitives», a estimé aussi l’analyse de CurrencyNetwork. Selon elle, «cela accroît également les pressions inflationnistes hors des États-Unis en augmentant le coût des importations et le coût de nombreux matériaux de base libellés en dollar». Les analystes notaient généralement que le manque de nouvelles fraîches avaient incité les cambistes à se concentrer sur les propos d’Eddie George, mais que l’euro risquait de ne pas bénéficier bien longtemps de cet état de grâce. Le marché a par ailleurs peu réagi aux propos de Wim Duisenberg, président de la Banque centrale européenne (BCE), qui a jugé que l’euro n’était pas faible mais «stable». Et de réaffirmer aussi que la mission principale de la BCE est de maintenir la stabilité des prix au sein de la zone euro. Cela étant, le dollar s’est montré vulnérable face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, se négociant hier, à New York, comme suit : – 0,8550 pour un euro contre 0,8495, la veille – 1,4110 pour un sterling contre 1,4095 – 2,2875 DM contre 2,3025 – 7,6720 FF contre 7,7215 – 1,7805 FS contre 1,7930 – 2 264,65 lires contre 2 279,30 – 125,45 yens contre 125,25. Bourse de Beyrouth : marché creux À la Bourse de Beyrouth, la tendance restait à la baisse hier avec le repli des actions B de Solidere, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 0,19 % à 56,14 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 121,85 points. Ce mouvement s’est déroulé encore une fois dans un marché creux avec au total quelque 11 380 actions négociées d’une valeur de 65 889 dollars seulement. Les marchés américains déprimés par Corning Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières, indécis en début de séance hier, ont accusé un léger recul ensuite, après l’avertissement sur résultat de Corning, qui a réveillé les craintes des investisseurs quant à une prochaine relance de l’économie et des bénéfices des entreprises. Spécialisé dans les équipements de télécommunications en fibre optique, le groupe américain Corning a revu à la baisse ses prévisions de résultats pour le deuxième trimestre. Il a en outre annoncé la fermeture de trois sites industriels et la suppression de 1 000 emplois. Les nouvelles en provenance d’autres équipementiers en télécommunications en Europe n’étaient pas plus réjouissantes : le français Alcatel a annoncé la suppression de 2 500 emplois aux États-Unis, qui viennent s’ajouter aux 2 000 suppressions d’emplois déjà annoncées au printemps. Certes, de telles nouvelles ont fait craindre aux investisseurs que le redressement de l’économie américaine ne soit pas si proche, ce qui a contribué à affecter la tendance en général. À part les équipementiers de réseaux, les fabricants d’ordinateurs, les biotechnologiques et les pétrolières qui étaient en baisse, les aériennes, les aurifères et les grands magasins ont figuré parmi les hausses sans pour autant changer la tendance fondamentale de la cote. En effet, l’indice composite Nasdaq est reparti à la baisse cassant le seuil des 2 000 points (à 1983 points en préclôture), ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles qui a fluctué entre un plus haut à 10 335,63 points et un plus bas à 10 197,93 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 228,23 points, en baisse de 71,17 points sur la veille. Baisse des Bourses européennes avec Novartis Les marchés boursiers européens ont effacé mardi leurs gains de la matinée pour s’inscrire en baisse sensible en fin de journée, la reprise menée par les télécoms et les technologiques s’étant essoufflée dans l’après-midi au vu des hésitations marquées par les marchés américains après une progression à l’ouverture. La tendance a en outre été affectée par un recul du groupe pharmaceutique suisse Novartis dont un nouveau médicament a vu son lancement retardé aux États-Unis. À la clôture de la plupart des places européennes, l’indice FTSE Eurotop 300 a cédé 0,81 %, à 1 337,26 points, et le DJ Euro Stoxx 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euro, a abandonné 1,05 %, à 4 035,11. Novartis a fait savoir que la Food and Drug Administration américaine avait demandé des informations supplémentaires sur le Xolair, un médicament destiné aux asthmatiques, dont le lancement se trouve ainsi retardé. Bien que le groupe ait affirmé que cela ne remettait pas en cause ses prévisions de résultats, le titre a terminé sur un recul de 4,55 %, à 58,75 francs suisses, après être momentanément tombé jusqu’à 58,60, au plus bas depuis plus d’un an. Le compartiment des technologiques a abandonné la totalité de ses gains de la matinée pour basculer nettement dans le rouge, l’indice DJ Stoxx perdant 1,25 %. Il en est allé de même pour celui des télécoms qui, moins durement touché, a cédé 0,42 %. La journée a aussi été marquée par un repli des pétrolières, tandis que l’on notait des pressions sur des valeurs défensives comme la santé, les assurances et l’alimentation. Certaines cycliques, à l’industrie, l’automobile notamment, parvenaient à progresser. Parmi les valeurs vedettes, Alcatel et le britannique Marconi ont particulièrement retenu l’attention. Après le choc provoqué la semaine passée par l’avertissement de Marconi sur ses résultats, la presse britannique évoque le lancement éventuel par le groupe français d’une offre sur son concurrent britannique. Alcatel, qui s’est refusé à tout commentaire, a perdu 3,24 % tandis que Marconi restait stable après sa dégringolade de ces dernières séances. Tokyo : en hausse grâce aux technologiques La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse, mardi, les investisseurs cherchant à réaliser de bonnes affaires après quatre séances consécutives de baisse et grâce aux valeurs technologiques dopées par le Nasdaq américain qui a clôturé lundi en hausse de 1,13 %. L’indice Nikkei a terminé la séance sur un gain de 60,73 points, soit une hausse de 0,50 %, à 12 300,41 points tandis que l’indice élargi Topix a gagné 11,44 points (0,92 %) à 1 249,34. Des analystes précisent toutefois qu’il est improbable que les cours montent beaucoup plus, les investisseurs restant prudents à l’approche de la publication aux États-Unis de résultats d’entreprises trimestriels, qui seront suivis de près par la publication des comptes de la part de plusieurs groupes japonais tels que Sony. «Outre les bénéfices des techs américains, les investisseurs sont tout aussi intéressés par les résultats publiés au Japon, maintenant que leur postulat d’une reprise au second semestre est mis à mal», a commenté Kazuyuki Naito de UFJ Capital Markets. Sony a gagné 1,26 % à 7 240 yens, récupérant une partie des pertes enregistrées ces six dernières séances, soit une glissade de 12,8 %. Le fabricant de microprocesseurs et d’ordinateurs Fujitsu a connu le même scénario et affiché une forte hausse de 4,14 % à 1 208 yens.
L’offre du dollar était pratiquement inexistante hier sur le marché des changes de Beyrouth, faisant de la Banque du Liban (BDL) la principale contrepartie à la vente de cette monnaie pour satisfaire la demande commerciale des opérateurs. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état, soit entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Pourtant, en raison de la pénurie d’offre, la monnaie US a continué à être négociée dans les transactions interbancaires au haut de cette fourchette d’intervention de la BDL, soit à 1 514,00 LL, et très rarement en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes. Mais, compte tenu du potentiel très limité de la demande, le volume...