Actuellement, 80% des cigarettes vendues en Amérique sont «light». Pourtant, si l’on interroge des fumeurs sur la signification de ce label «light», très rare sont ceux qui savent répondre correctement. L’idée qui ressort, c’est l’impression d’une cigarette moins nocive. Or, si la majorité des fumeurs est consciente que fumer nuit à la santé, l’idée d’une cigarette moins dangereuse est donc très séduisante mais, malheureusement, faussement rassurante. En effet, ce sont les «rendements» en goudrons (exprimés en mg par cigarette) qui vont déterminer si une cigarette sera «légère» (7-10 mg), «super-légère» (3-6 mg) ou «extra-légère» (moins que 3 mg). Il faut noter que les rendements en nicotine sont également plus faibles dans les cigarettes légères. Mais ces «rendements» indiquent uniquement la quantité de goudrons (et de nicotine), mesurée dans les «machines à fumer», utilisées pour tester les cigarettes, mais qui ne correspondent pas à ce que le fumeur inhale réllement. Pourquoi? Ces machines, en effet, sont réglées automatiquement pour aspirer une bouffée de 35 ml par minute. Or, un fumeur est capable de «tirer» jusqu’à 100 ml par bouffée, d’inhaler donc beaucoup plus qu’une machine automatique et de s’exposer aux risques que cela comporte. Ces rendements sont égalements faussés par les filtres. En effet, les filtres des cigarettes légères sont munis de petites perforations qui laissent passer l’air et diluent ainsi la fumée analysée dans les machines. Par contre, le fumeur en posant ses lèvres ou ses doigts sur le filtre en obstitue les pores et inhale une fumée plus riche en goudrons. C’est ce que l’on constate lorsque l’on teste une cigarette dite à 1 mg de goudrons dans les machines à fumer en obstruant les trous, les rendements mesurés vont jusqu’à 12 mg de goudrons! Une cigarette à 12 mg ou 6 mg donc délivre exactement le même taux de goudrons au fumeur... Pourquoi est-ce que ces taux sont-ils si importants? Parce que ce sont justement ces goudrons, essentiellement le benzapyrène et les nitrosamines, qui sont responsables des cancers. Et on sait que le tabac est incriminé dans la génèse de 30% de tous les cancers. Il faut signaler que la loi libanaise n’exige pas l’affichage de ces rendements sur les paquets de cigarettes ni n’impose de limites «plafonds» à ces rendements. Les cigarettes vendues sur le marché libanais ont des rendements en goudrons dépassant les 22 mg alors que les normes qui viennent d’être adoptées par le Parlement européen exigent un maximum de 10 mg. Dr Béatrice Chami membre du Conseil national contre l’abus de tabac (National Board Against Smoking)
Actuellement, 80% des cigarettes vendues en Amérique sont «light». Pourtant, si l’on interroge des fumeurs sur la signification de ce label «light», très rare sont ceux qui savent répondre correctement. L’idée qui ressort, c’est l’impression d’une cigarette moins nocive. Or, si la majorité des fumeurs est consciente que fumer nuit à la santé, l’idée d’une cigarette moins dangereuse est donc très séduisante mais, malheureusement, faussement rassurante. En effet, ce sont les «rendements» en goudrons (exprimés en mg par cigarette) qui vont déterminer si une cigarette sera «légère» (7-10 mg), «super-légère» (3-6 mg) ou «extra-légère» (moins que 3 mg). Il faut noter que les rendements en nicotine sont également plus faibles dans les cigarettes légères. Mais ces «rendements» indiquent uniquement...
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