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Actualités - Chronologies

EURONEXT - Descente aux enfers pour le premier jour en Bourse

Le premier jour de cotation en Bourse d’Euronext, la société issue de la fusion des places d’Amsterdam, de Bruxelles et de Paris, s’est soldé hier par une forte chute du titre qui a perdu plus de 8 %, victime de la morosité des marchés financiers, son principal gagne-pain. À la clôture, l’action Euronext a chuté de 8,46 % à 21,97 euros, dans un marché baissier. L’indice vedette parisien CAC 40 a terminé en déclin de 2,43 %, repassant sous le seuil de 5 000 points, à 4 999,36. «La raison essentielle de la baisse du titre c’est, bien entendu, la situation des marchés en général», a jugé Louis-Gérard Gilly, courtier à Global Equities. «Les marchés sont baissiers et les volumes sont faibles, or Euronext, en tant que représentant des places boursières, est très lié aux niveaux d’activité desdites places», a-t-il expliqué. Le titre Euronext, qui a touché un plus bas en fin d’après-midi à 21,30 euros, avait pourtant été introduit à 24 euros, au plus bas de la fourchette indicative, qui allait de 24 à 27,50 euros. Mais même avec ce prix-là, l’action Euronext est encore jugée onéreuse. Euronext «a fixé un prix qui est assez cher compte tenu de l’activité actuelle et prévisible à court terme», a précisé le courtier. Ce prix d’introduction valorise Euronext à 2,8 milliards d’euros. «On s’attendait à ce que ce soit une introduction un tout petit peu ratée, d’une part parce que le degré de souscription était médiocre, d’autre part parce que les conditions de marché étaient très difficiles et qu’il y a eu très peu de visibilité pour les particuliers», a indiqué un autre opérateur, qui a souhaité garder l’anonymat. «Les particuliers, lorsque vous leur parlez de la Bourse locale, c’est à peine s’ils ne croient pas qu’il s’agit d’un service public. Ils ont du mal à appréhender la rentabilité de cette entreprise», a-t-il souligné. Avant l’introduction, le titre avait été souscrit un peu moins de deux fois, reflétant ainsi le manque d’enthousiasme des investisseurs pour une société dont près des trois quarts des revenus sont sensibles à la conjoncture boursière. «Les revenus d’Euronext sont très sujets aux volumes des marchés, beaucoup plus que ses concurrents, beaucoup plus qu’OM Gruppen», la société qui gère la Bourse suédoise, a expliqué un analyste qui a également souhaité garder l’anonymat. Il s’est toutefois dit optimiste à moyen terme. «Le titre devrait se reprendre, car les transactions boursières sur le long terme ne font que monter», a-t-il expliqué. Ainsi, «en 2001, Euronext ne devrait pas vraiment être affecté, en terme de commissions de négociations, par la baisse des marchés», a prédit l’analyste. «La seule chose qui pourrait faire baisser les volumes du marché, ce serait une baisse de la volatilité, car même dans un marché qui baisse fortement, les institutionnels continuent à passer des ordres», a-t-il encore expliqué. Signe de l’actuelle morosité des marchés, le titre de la Bourse allemande Deutsche Boerse perdait 4,98 % vendredi vers 18h15. Le titre avait été introduit avec grand succès sur son propre marché le 5 février dernier à 335 euros, un prix situé dans le haut de la fourchette indicative et après que l’offre eut été souscrite 23 fois. Euronext a fait partie hier des titres les plus travaillés de la Bourse de Paris, avec des échanges portant sur 189,53 millions d’euros. Ainsi, environ 7,45 % du capital de la société a changé de mains.
Le premier jour de cotation en Bourse d’Euronext, la société issue de la fusion des places d’Amsterdam, de Bruxelles et de Paris, s’est soldé hier par une forte chute du titre qui a perdu plus de 8 %, victime de la morosité des marchés financiers, son principal gagne-pain. À la clôture, l’action Euronext a chuté de 8,46 % à 21,97 euros, dans un marché baissier. L’indice vedette parisien CAC 40 a terminé en déclin de 2,43 %, repassant sous le seuil de 5 000 points, à 4 999,36. «La raison essentielle de la baisse du titre c’est, bien entendu, la situation des marchés en général», a jugé Louis-Gérard Gilly, courtier à Global Equities. «Les marchés sont baissiers et les volumes sont faibles, or Euronext, en tant que représentant des places boursières, est très lié aux niveaux d’activité desdites...