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Actualités - Chronologies

Indonésie - Wahid propose une réunion - de la dernière chance

Le président indonésien Abdurrahman Wahid, qui cherche désespérément les moyens de se maintenir au pouvoir à moins d’un mois d’une session cruciale de l’Assemblée législative, a proposé une rencontre d’apaisement aux chefs de partis hostiles. Cette réunion, dont le projet a été annoncé jeudi par le porte-parole de la présidence, devrait avoir lieu au palais présidentiel de Bogor, à une cinquantaine de km au sud de la capitale, mais aucune invitation formelle n’a été adressée. Le plus grand parti d’Indonésie, le PDI-P, dirigé par la vice-présidente Megawati Sukarnoputri, s’est toutefois interrogé sur la nécessité d’une telle réunion. Les dirigeants du Golkar, deuxième parti représenté à l’Assemblée consultative populaire (MPR, Parlement élargi), ont, en revanche, indiqué qu’ils comptaient y participer. Wahid devra s’expliquer le 1er août devant le MPR réuni en session extraordinaire sur sa gestion des affaires nationales depuis son arrivée au pouvoir il y a vingt mois. Il est notamment soupçonné dans deux scandales financiers. Beaucoup s’attendent à ce qu’il soit désavoué par les députés et élus régionaux, ce qui ouvrirait la voie à l’accession au pouvoir de Megawati, une ancienne proche alliée de Wahid, qui a pris publiquement ses distances avec lui depuis plusieurs semaines. Les seuls soutiens affichés du chef de l’État au sein du MPR proviennent du petit Parti du réveil national et d’un parti catholique qui totalisent à eux deux seulement 10 % des sièges. Un moyen de rester au pouvoir serait pour le chef de l’État de déclarer l’état d’urgence, qui gèlerait de fait tout processus parlementaire et pourrait permettre à Wahid de convoquer des élections anticipées. Mais Megawati, les grands partis politiques, l’armée et même certains membres de l’entourage présidentiel ont souligné à plusieurs reprises leur rejet d’une telle option. D’autre part, le président indonésien va nommer l’ex-procureur général Marzuki Darusman, qu’il avait limogé en juin, au poste de secrétaire du gouvernement. Darusman, un des membres éminents du Golkar, le parti au pouvoir, remplacerait ainsi Marsilam Simanjuntak, nommé par Wahid au portefeuille de la Justice lors du remaniement ministériel du mois dernier. Ce remaniement avait été décidé par le chef de l’État pour tenter de se maintenir au pouvoir alors qu’une procédure de destitution est engagée à son encontre à la suite de son implication dans plusieurs affaires de corruption.
Le président indonésien Abdurrahman Wahid, qui cherche désespérément les moyens de se maintenir au pouvoir à moins d’un mois d’une session cruciale de l’Assemblée législative, a proposé une rencontre d’apaisement aux chefs de partis hostiles. Cette réunion, dont le projet a été annoncé jeudi par le porte-parole de la présidence, devrait avoir lieu au palais présidentiel de Bogor, à une cinquantaine de km au sud de la capitale, mais aucune invitation formelle n’a été adressée. Le plus grand parti d’Indonésie, le PDI-P, dirigé par la vice-présidente Megawati Sukarnoputri, s’est toutefois interrogé sur la nécessité d’une telle réunion. Les dirigeants du Golkar, deuxième parti représenté à l’Assemblée consultative populaire (MPR, Parlement élargi), ont, en revanche, indiqué qu’ils...