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Actualités - Chronologies

Toute une nation gagnée par la « Henmania »

À l’approche de la demi-finale que Tim Henman doit disputer aujourd’hui à Wimbledon contre le Croate Goran Ivanisevic, invité-surprise dans le dernier carré, toute l’Angleterre est gagnée par la «Henmania». La victoire arrachée par leur héros à Roger Federer, déjà annoncé comme le successeur de Pete Sampras après que le jeune Suisse eut mis fin au tour précédent au long règne de l’Américain sur le gazon londonien, a déclenché les applaudissements prolongés et nourris d’un public entièrement acquis à sa cause. Nombreux parmi les spectateurs étaient même ceux qui brandissaient, triomphants, l’Union Jack, ou le drapeau de St-George. Pendant ce temps, aux abords du Central, plus de 5 000 supporteurs qui s’étaient pressés pour assister au match retransmis sur écran géant se livraient à des scènes de liesse populaire. «Tim est-il prêt à devenir notre plus grand héros depuis 1966 ?», se demande à la une, hier, le quotidien The Sun, évoquant les héros de l’équipe d’Angleterre, championne du monde de football il y a 35 ans à Wembley contre l’Allemagne, à propos de Henman, au lendemain de sa victoire sur Federer. « Grandiose » «Il est maintenant tout près d’écrire une page glorieuse de l’histoire du sport britannique, poursuit le tabloïd. S’il remportait la finale, dimanche, ce serait la plus grande victoire de toute une génération». En cas de victoire sur le redoutable serveur croate, triple finaliste dans le temple du tennis en 1992, 96 et 98, Timothy Henry Henman, jeune homme policé d’Oxford, deviendrait en effet à 26 ans le premier Britannique à se qualifier pour une finale à Wimbledon depuis 1938, lorsque Henry Austin avait été battu en finale par l’Américain Donald Budge. Et si d’aventure le jeune homme de 26 ans s’imposait en finale, il rejoindrait alors dans la légende son compatriote Fred Perry, vainqueur du prestigieux tournoi en 1936. Les chiffres plaident en faveur du Britannique. Henman, qui, après deux quarts de finale en 1996 et 97, a déjà échoué ici en demi-finale en 1998 et 99, butant à chaque fois contre le futur vainqueur, Pete Sampras, a remporté les quatre matchs qu’il a disputés face à Goran Ivanisevic. «C’est grandiose. Plus on me supporte, mieux c’est. Je vais essayer vendredi de leur donner de bonnes raisons de le faire», a déclaré Tim Henman.
À l’approche de la demi-finale que Tim Henman doit disputer aujourd’hui à Wimbledon contre le Croate Goran Ivanisevic, invité-surprise dans le dernier carré, toute l’Angleterre est gagnée par la «Henmania». La victoire arrachée par leur héros à Roger Federer, déjà annoncé comme le successeur de Pete Sampras après que le jeune Suisse eut mis fin au tour précédent au long règne de l’Américain sur le gazon londonien, a déclenché les applaudissements prolongés et nourris d’un public entièrement acquis à sa cause. Nombreux parmi les spectateurs étaient même ceux qui brandissaient, triomphants, l’Union Jack, ou le drapeau de St-George. Pendant ce temps, aux abords du Central, plus de 5 000 supporteurs qui s’étaient pressés pour assister au match retransmis sur écran géant se livraient à des scènes...