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Actualités - Chronologies

Mode anglaise - Quand Londres habille l’hiver 2001-2002

À Londres, comme à Paris, New York ou Milan, la mode règne de tous ses feux à pareille époque grâce aux présentations des collections de l’hiver prochain. Si cette année deux grands noms étaient absents de la scène londonienne, Burberry et Hussein Chalayan, les surprises ont été nombreuses et très bonnes. Grâce à une initiative très pertinente, les élèves de la célèbre école de formation Saint Martin’s School, qui attire des vocations du monde entier, ont le droit de défiler aux présentations de Londres dès leur sortie. Ce qui encourage et dynamise l’éclosion de nouveaux talents, et la créativité des «établis». La mode de l’hiver prochain vue de Londres est un retour aux années quatre-vingts, au look militaire, à la tendance «masculinisation» et un come-back au passé britannique avec en tête l’époque victorienne. Dentelle et cuir, glamour et noirceur s’associent pour créer une mode marquée du sceau britannique. Réminiscences et retours en arrière sont fréquents. Paul Smith, le couturier-lord anobli par la reine voilà quelque temps, mélange allègrement les souvenirs des années 80 à ceux des années 50. Revoilà le fuseau dans les chaussettes, le jean doublé de fausse fourrure et même la grande plaisanterie du corset sur chemise à rayures qui, visiblement, n’ont pas fait assez rire lors de leur premier lancement... Le tandem brésilo-anglais Clements-Ribeiro, abrité par Cacharel, fait revenir les escarpins à œillets, les vêtements zippés et les larges ceintures, souvenirs émiettés des temps punk... Les ensembles à pantalon adoptent le velours et le prototype jogging, tandis que les manteaux, à large carrure, se taillent dans du (faux) léopard. Les sujets de sa gracieuse Majesté, on le savait, ont de l’humour et aussi de la mémoire. Même les souvenirs militaires se taillent une place dans la mode du siècle neuf : les ensembles à pantalon adoptent le spencer croisé des officiers de la navy britannique et la culotte des horseguards. Humour et facéties ne sont jamais absents ni dans la vie ni dans la création artistique. Arkadins, jeune styliste d’origine polonaise faisant carrière à Londres, doté d’un style très imaginatif, a dessiné sa collection sous l’inspiration des courtisanes du XIXe siècle... Pivot central de l’ensemble de sa collection : le corset. Y compris pour les tenues masculines ! Léopard et fourrures rouges rehaussent des ensembles très stricts. Certaines acrobaties techniques frisant la performance, des détournements inattendus, des clins d’œil plein d’irrévérance ponctuent la collection-spectacle du jeune créateur, dont le souci d’amuser tout en faisant preuve d’imagination (débridée) reste plus que perceptible. Julien MacDonald, apôtre irréductible du style glamour, persiste dans sa vocation «robes de vamp(s)». Nudité, somptuosité, préciosité accompagnées, toutefois, d’une haute, très haute technicité... Dans la mêlée des créateurs britanniques, un styliste français, peu connu dans son pays, suscite palmes et enthousiasme : Roland Mouret. Des tailleurs stricts, un style élégant d’une discrète féminité, basé sur la perfection, l’harmonie et la distinction. Ses tailleurs en cuir, bien épaulés, sont fermés par un lien noué, simple et souple. Des robes noires, très fluides, taillées dans du jersey. Des drapés asymétriques de haute technicité et un superbe traitement de la soie claire font de ce créateur un excellent prophète hors de son pays...
À Londres, comme à Paris, New York ou Milan, la mode règne de tous ses feux à pareille époque grâce aux présentations des collections de l’hiver prochain. Si cette année deux grands noms étaient absents de la scène londonienne, Burberry et Hussein Chalayan, les surprises ont été nombreuses et très bonnes. Grâce à une initiative très pertinente, les élèves de la célèbre école de formation Saint Martin’s School, qui attire des vocations du monde entier, ont le droit de défiler aux présentations de Londres dès leur sortie. Ce qui encourage et dynamise l’éclosion de nouveaux talents, et la créativité des «établis». La mode de l’hiver prochain vue de Londres est un retour aux années quatre-vingts, au look militaire, à la tendance «masculinisation» et un come-back au passé britannique avec en tête...