CONCURRENCE - Bruxelles oppose son veto à la fusion GE-Honeywell
le 04 juillet 2001 à 00h00
La Commission européenne a mis hier son veto à la fusion de General Electric (GE) et Honeywell, faisant ainsi échouer pour la première fois un rapprochement entre deux groupes américains. Ce projet de fusion, estimé à quelque 42 milliards de dollars, était considéré comme un des plus importants de tous les temps en termes financiers. Le rejet final, qui était attendu, a été entériné par le collège des commissaires européens réunis à Strasbourg pour sa rencontre hebdomadaire. Une fusion aurait «créé ou renforcé des positions dominantes» dans «plusieurs secteurs» du marché aéronautique, selon un communiqué de la Commission. General Electric avait refusé de se soumettre aux exigences des services de la concurrence de Bruxelles, qui auraient souhaité en premier lieu que le groupe vende une part significative de sa société de leasing d’avions GECAS. La fusion GE-Honeywell avait reçu le feu vert des autorités américaines. C’est donc la première fois que la Commission européenne s’oppose seule à une fusion entre deux groupes américains depuis qu’elle a acquis un droit de contrôle sur les concentrations industrielles, en 1989. Ce veto ne doit pas être interprété comme «un problème entre les États-Unis et l’Union européenne», a assuré hier à Strasbourg le commissaire européen chargé de la Concurrence, Mario Monti. Lors d’une conférence de presse après l’annonce de ce rejet, M. Monti a néanmoins qualifié de «sans précédent» des déclarations faites en juin par le secrétaire américain au Trésor, Paul O’Neill, mettant en doute l’indépendance politique de la Commission européenne en matière de concurrence.
La Commission européenne a mis hier son veto à la fusion de General Electric (GE) et Honeywell, faisant ainsi échouer pour la première fois un rapprochement entre deux groupes américains. Ce projet de fusion, estimé à quelque 42 milliards de dollars, était considéré comme un des plus importants de tous les temps en termes financiers. Le rejet final, qui était attendu, a été entériné par le collège des commissaires européens réunis à Strasbourg pour sa rencontre hebdomadaire. Une fusion aurait «créé ou renforcé des positions dominantes» dans «plusieurs secteurs» du marché aéronautique, selon un communiqué de la Commission. General Electric avait refusé de se soumettre aux exigences des services de la concurrence de Bruxelles, qui auraient souhaité en premier lieu que le groupe vende une part significative de...
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