Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Macédoine - Calme à Skopje, - combats dans le Nord

Au lendemain de l’appel au calme du président Boris Trajkovski, un calme très relatif est revenu à Skopje, mais les forces gouvernementales ont pilonné des positions rebelles dans le nord-est et le nord-ouest de la Macédoine. Dans le Nord-Est, l’artillerie lourde et les chars de l’armée macédonienne ont commencé à bombarder le village de Nikustak. Au même moment, des soldats d’élite cagoulés ont renforcé une position de l’armée située à l’extérieur du village d’Umin Dol, à deux km de là, signe qu’un assaut terrestre est en préparation, a déclaré un cameraman de Reuters. Les journalistes ont été priés de quitter les lieux. Le porte-parole de l’armée, Blagoja Markovski, a déclaré que des combats acharnés avaient eu lieu pendant la nuit près de Nikustak. «Les terroristes ont essayé d’attaquer nos positions après avoir incendié un champ et s’être servis de la fumée pour se camoufler. Nous avons répliqué violemment et les avons forcés à se replier sur leurs positions initiales», a-t-il dit. Nikustak se trouve à environ six km du village d’Aracinovo, évacué lundi par les rebelles sous protection de militaires de la Kfor, ce qui a provoqué de violentes manifestations de nationalistes à Skopje. À Aracinovo, des policiers macédoniens masqués et munis d’armes automatiques ont passé le village au peigne fin mercredi. Les rues sont jonchées d’animaux morts et de douilles. Presque toutes les maisons ont été touchées, les fenêtres sont brisées et les murs criblés de balles. L’explosion de haine de lundi soir dans la capitale a conduit le président Trakjovski à lancer, le lendemain, un appel au calme et à rappeler que, selon lui, il ne pourrait pas y avoir de solution militaire à la crise. C’est une opinion que ne partage apparemment pas son Premier ministre Ljubco Georgievski, un partisan de la manière forte, qui a déclaré mardi que l’armée pouvait anéantir la guérilla sans aide extérieure à condition d’être mieux entraînée. Dans d’autres zones de friction du Nord-Ouest, d’autres attaques de l’armée ont été signalées mercredi. Zylqyfli Ajazi, maire de la localité de Sar située dans les montagnes entourant Tetovo, a déclaré que quatre hélicoptères de l’armée et l’artillerie avaient bombardé la zone pendant la nuit et la matinée. Il n’y a pas eu de victimes civiles, mais en revanche il y a «beaucoup de dégâts», a-t-il précisé. Les combattants de l’Armée de libération nationale (UCK) des Albanais de Macédoine ont affronté les forces de sécurité autour de Tetovo, la principale ville albanophone de Macédoine, en mars, avant de se retirer et de frapper à nouveau dans le Nord-Est à la fin mai. Les combats sporadiques sont désormais cantonnés en général dans les montagnes séparant la Macédoine du Kosovo, la province serbe majoritairement peuplée d’Albanais, sous contrôle provisoire de l’Onu. Les heurts se sont intensifiés depuis lundi dans ce secteur. Un assaut rebelle a fait un mort et cinq blessés dans les rangs de la police, selon le ministère de l’Intérieur. Un civil a également été tué et huit autres blessés, d’après le maire de Shipkovitsa. À Vienne, le dirigeant modéré des Albanais du Kosovo Ibrahim Rugova a prévenu que le conflit pourrait se propager au-delà des frontières de la Macédoine si une solution politique n’était pas trouvée pour désamorcer les tensions ethniques. Dans la région de Kumanovo, la situation devient critique pour les civils. «C’est une catastrophe humanitaire», a dit un médecin de Slupcane, où arrivent selon lui des personnes affamées en provenance du village voisin de Lipkovo. Ces propos n’ont pas pu être confirmés de source indépendante, mais à son retour de la dernière mission du Comité international de la Croix-Rouge autorisée dans la région, le 12 juin, une porte-parole du CICR avait déclaré être «très préoccupée» au sujet de la situation des civils.
Au lendemain de l’appel au calme du président Boris Trajkovski, un calme très relatif est revenu à Skopje, mais les forces gouvernementales ont pilonné des positions rebelles dans le nord-est et le nord-ouest de la Macédoine. Dans le Nord-Est, l’artillerie lourde et les chars de l’armée macédonienne ont commencé à bombarder le village de Nikustak. Au même moment, des soldats d’élite cagoulés ont renforcé une position de l’armée située à l’extérieur du village d’Umin Dol, à deux km de là, signe qu’un assaut terrestre est en préparation, a déclaré un cameraman de Reuters. Les journalistes ont été priés de quitter les lieux. Le porte-parole de l’armée, Blagoja Markovski, a déclaré que des combats acharnés avaient eu lieu pendant la nuit près de Nikustak. «Les terroristes ont essayé...