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Actualités - Chronologies

La faiblesse face au dollar, un handicap psychologique

À 200 jours de l’arrivée des billets et des pièces euros, la monnaie européenne restait faible face au dollar, un handicap psychologique alors que le succès du grand basculement dépend aussi du degré de confiance que parviendra à susciter la nouvelle monnaie. Depuis sa naissance en janvier 1999, l’euro a perdu 28 % de sa valeur par rapport au billet vert, valant actuellement autour de 0,85 dollar. Il est vrai qu’au dernier jour de l’année 1998, les fées du marché, penchées sur son berceau, l’ont doté d’une solide valeur, à 1,17 dollar. Certains analystes ont estimé qu’il était clairement surévalué à son lancement. Depuis, l’euro a subi une série de revers, perdant progressivement sa valeur, essentiellement parce que les opérateurs étaient, et sont toujours, plus confiants dans les performances économiques des États-Unis que dans celles de l’Europe. Il a connu ses plus mauvais jours en octobre dernier où il a brutalement chuté à son plancher historique, à 0,8230 face au dollar. En soi, la dépréciation de la monnaie n’est pas dramatique pour les économies des pays qui l’utilisent. Sa valeur intrinsèque, en termes de pouvoir d’achat intra-zone, reste forte dans la mesure où l’inflation est peu ou prou maîtrisée. La faiblesse de l’euro représente aussi, paradoxalement, un avantage compétitif non négligeable pour les exportateurs européens qui peuvent écouler plus facilement leurs marchandises. Mais le revers de la médaille est le renchérissement des importations du fait d’un euro faible et donc une hausse de l’inflation. Par ailleurs, les Européens qui voyagent sont déprimés par ce taux de change pénalisant : exprimé en monnaie nationale, le dollar vaut actuellement quelque 7,7 francs et 2,3 deutschemarks. Certains responsables européens tablent sur l’arrivée des billets et des pièces en euro pour accroître sa crédibilité aux yeux des investisseurs et redorer son blason. L’arrivée de la monnaie fiduciaire va contribuer à «renforcer l’euro», alors qu’aujourd’hui «les incertitudes et la volatilité» favorisent le dollar, estimait récemment le ministre français des Finances, Laurent Fabius.
À 200 jours de l’arrivée des billets et des pièces euros, la monnaie européenne restait faible face au dollar, un handicap psychologique alors que le succès du grand basculement dépend aussi du degré de confiance que parviendra à susciter la nouvelle monnaie. Depuis sa naissance en janvier 1999, l’euro a perdu 28 % de sa valeur par rapport au billet vert, valant actuellement autour de 0,85 dollar. Il est vrai qu’au dernier jour de l’année 1998, les fées du marché, penchées sur son berceau, l’ont doté d’une solide valeur, à 1,17 dollar. Certains analystes ont estimé qu’il était clairement surévalué à son lancement. Depuis, l’euro a subi une série de revers, perdant progressivement sa valeur, essentiellement parce que les opérateurs étaient, et sont toujours, plus confiants dans les performances...