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Actualités - Chronologies

TURQUIE - Ankara obtient le soutien des banques européennes

Plus de quarante banques internationales, européennes pour l’essentiel, se sont engagées à maintenir leurs prêts à la Turquie, malgré la crise financière que traverse le pays, mardi lors d’une rencontre à Francfort. «Les institutions financières participant à la rencontre ont salué le renforcement du programme (de réformes du gouvernement) turc et ont fait état de leur intention de maintenir, sur une base volontaire, leur exposition actuelle concernant les crédits interbancaires et les lignes de crédit commerciales avec les banques turques», ont-elles indiqué dans un communiqué. Cette décision a été prise à l’issue d’entretiens à Francfort entre les représentants des établissements concernés et le ministre turc de l’Économie Kemal Dervis. L’entrevue, à laquelle participait également le directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI) Stanley Fischer, avait été mise sur pied par la Deutsche Bank, première banque privée allemande. M. Dervis y était accompagné notamment du directeur de la Banque centrale turque et des dirigeants des organismes de contrôle du Trésor et du secteur bancaire du pays. «La communauté bancaire est optimiste» sur les chances de voir la Turquie surmonter la crise actuelle, a souligné dans le communiqué l’un des dirigeants de la Deutsche Bank, Jürgen Fitschen. «La Turquie a déjà mis en œuvre des éléments importants du programme de réformes, nous l’encourageons à poursuivre dans cette voie», a-t-il ajouté. La rencontre de Francfort faisait partie d’une tournée initiée par Ankara pour promouvoir le programme de réformes mis en place en vue de sortir le pays de la crise. Ce plan prévoit une réduction de la dette et des dépenses publiques, l’accélération des privatisations et la restructuration du secteur bancaire. Mis en place le mois dernier sous l’égide du FMI et de la Banque mondiale, il vise à relancer l’économie turque affaiblie par deux crises financières en trois mois. Après Francfort, le ministre turc doit rejoindre New York aujourd’hui, pour plaider la cause de son pays, cette fois devant les établissements bancaires américains. M. Dervis a souligné dans le communiqué publié mardi que les «premiers signes d’une reprise» de l’économie de son pays «étaient apparus» avec une croissance déjà «plus forte que prévu des exportations et des revenus liés au tourisme». Il est essentiel pour Ankara de convaincre la communauté bancaire du sérieux des efforts engagés. Une fermeture du robinet des crédits privés ou un retrait massif des capitaux aurait des conséquences désastreuses pour l’économie turque. La tenue de l’entrevue à Francfort s’explique par le fait que les banques allemandes sont très exposées dans le pays. Les établissements bancaires de la première économie de la zone euro y affichent le volume de créances le plus élevé des pays occidentaux, selon les statistiques les plus récentes de la Banque des règlements internationaux (BRI). Le montant total des créances des banques internationales à l’égard de la Turquie s’élevait fin décembre 2000 à 47,4 milliards de dollars, contre 43,6 mds USD fin septembre. Les établissements allemands arrivent largement en tête avec une «exposition» de 13,1 milliards USD à la fin de l’année dernière, en hausse de 8,2 % par rapport à la fin du trimestre précédent.
Plus de quarante banques internationales, européennes pour l’essentiel, se sont engagées à maintenir leurs prêts à la Turquie, malgré la crise financière que traverse le pays, mardi lors d’une rencontre à Francfort. «Les institutions financières participant à la rencontre ont salué le renforcement du programme (de réformes du gouvernement) turc et ont fait état de leur intention de maintenir, sur une base volontaire, leur exposition actuelle concernant les crédits interbancaires et les lignes de crédit commerciales avec les banques turques», ont-elles indiqué dans un communiqué. Cette décision a été prise à l’issue d’entretiens à Francfort entre les représentants des établissements concernés et le ministre turc de l’Économie Kemal Dervis. L’entrevue, à laquelle participait également le directeur...