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Actualités - Chronologies

UE - Irlande - Les Quinze excluent toute - renégociation de Nice

Les ministres des Affaires étrangères des Quinze ont exclu hier toute renégociation du traité de Nice après son rejet par les Irlandais, un «incident de parcours» qui ne doit pas faire dérailler le processus d’élargissement. Les chefs de la diplomatie européenne ont consacré une trentaine de minutes à peine au résultat inattendu de la consultation irlandaise, qui a remis en question le processus de ratification d’un texte conclu dans la douleur en décembre 2000. Les Quinze ont adopté une déclaration très tranchée. «Tout en respectant la volonté du peuple irlandais, les ministres ont exprimé leurs regrets à propos du référendum irlandais sur le traité de Nice», peut-on y lire. «Ils excluent toute réouverture du texte signé à Nice. Le processus de ratification se poursuivra sur la base de ce texte et en accord avec le calendrier prévu», c’est-à-dire vers la fin de 2002 afin de rendre possible les premières adhésions en 2004. Le ministre irlandais des Affaires étrangères, Brian Cowen, qui a fait preuve de calme et de confiance devant les Quinze, s’est montré très prudent lors d’une conférence de presse. Si la construction d’une capacité de défense européenne, les velléités d’harmonisation fiscale et le tarissement programmé de la manne européenne ont joué un rôle dans ce pays neutre, très accueillant pour les sociétés et enrichi grâce aux fonds européens, Nice n’a rien à voir avec ces dossiers. Le chef de la diplomatie irlandaise a par ailleurs estimé que la situation politique interne et un taux d’abstention record avaient fait mentir des sondages très largement positifs. «J’ai le sentiment que les électeurs n’avaient peut-être pas une idée très claire de la question qui leur était posée», a ironisé le président de la Commission européenne, Romano Prodi. Une nouvelle consultation organisée dans de meilleures conditions devrait permettre d’augmenter le taux de participation, garantissant presque un résultat positif. Les partenaires européens de l’Irlande ont tous cité le cas danois de 1992 comme un précédent qui pourrait former la base d’une solution qui permettrait aux Irlandais de ratifier. À l’époque, les Danois avaient obtenu une sorte d’explication de texte du traité de Maastricht et une dérogation à la participation à la monnaie unique qui pourrait être octroyée à l’Irlande sur la défense. En revanche, il n’est pas question d’«acheter» le vote irlandais en rouvrant le robinet des aides européennes pour un pays qui a dépassé les seuils d’éligibilité. «On doit pouvoir trouver une solution», a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine.
Les ministres des Affaires étrangères des Quinze ont exclu hier toute renégociation du traité de Nice après son rejet par les Irlandais, un «incident de parcours» qui ne doit pas faire dérailler le processus d’élargissement. Les chefs de la diplomatie européenne ont consacré une trentaine de minutes à peine au résultat inattendu de la consultation irlandaise, qui a remis en question le processus de ratification d’un texte conclu dans la douleur en décembre 2000. Les Quinze ont adopté une déclaration très tranchée. «Tout en respectant la volonté du peuple irlandais, les ministres ont exprimé leurs regrets à propos du référendum irlandais sur le traité de Nice», peut-on y lire. «Ils excluent toute réouverture du texte signé à Nice. Le processus de ratification se poursuivra sur la base de ce texte et en...