Les médiocres résultats de la Seleçao ont entraîné la chute de Leao
le 12 juin 2001 à 00h00
Les médiocres résultats de la sélection brésilienne sous la direction d’Emerson Leao ont précipité la chute du sélectionneur lundi, 224 jours après qu’il en eut pris le commandement en promettant de former une équipe de football habile et technique. Deux noms de possibles successeurs circulent déjà : ceux de Carlos Alberto Parreira, sélectionneur lors du quatrième titre mondial du Brésil aux États-Unis en 1994, et de Luiz Felipe Scolari, actuel technicien de Cruzeiro. Hier à la mi-journée, la Confédération brésilienne de football (CBF) n’avait toujours pas confirmé officiellement le licenciement de Leao, mais des sources proches de la direction rapportaient que l’entraîneur en a été informé par le coordinateur technique, Antonio Lopes, alors qu’il était à l’aéroport de Narita (Japon), juste avant d’embarquer pour le Brésil, de retour de la Coupe des Confédérations. Cependant, d’après l’agence de presse Estado de Sao Paulo, Leao a préféré prendre les devants et ne pas attendre la décision officielle de la CBF. Le passage de Leao – gardien de but de la Seleçao durant quatre Coupes du monde (il était dans la réserve de la légendaire équipe championne du monde à Mexico en 1970) – à la tête des verts et jaunes a été qualifié de «triste et sans brio» par la majorité des commentateurs sportifs. Ils ont rappelé que sur dix matches, Leao n’a obtenu que trois victoires et a subi trois défaites, l’une d’elles considérée comme «historique» contre l’Équateur (1-0) en éliminatoires du Mondial 2002. « Football danseur » La désignation de Leao à la tête de l’équipe brésilienne n’aurait pas été due à ses mérites comme entraîneur mais au manque d’alternatives. «Les préférés de la CBF ont refusé l’invitation qui leur était faite et Leao a fini par devenir un consensus», ont rappelé les commentateurs sportifs du pays. Il a assumé ses fonctions avec une forte personnalité en promettant de rendre au football brésilien son identité artistique et technique, «un football danseur», selon sa propre définition. Leao a fait ses débuts contre la Colombie et a obtenu une victoire de justesse (1-0) lors d’un match comptant pour les éliminatoires sud-américaines du Mondial. Mais ensuite, il a perdu contre l’Équateur, un pays qui n’avait jamais vaincu le Brésil. Le match nul (1-1) face au Pérou à Sao Paulo fut un autre motif de honte pour les supporteurs brésiliens. Et pour clore cette série d’échecs peu glorieux, on peut évoquer la médiocre participation du Brésil à la Coupe des Confédérations, où il a obtenu la quatrième place, concédant deux défaites, contre la France (1-2) puis l’Australie (0-1) et deux piètres matches nuls 0 à 0, face au Japon et au Canada.
Les médiocres résultats de la sélection brésilienne sous la direction d’Emerson Leao ont précipité la chute du sélectionneur lundi, 224 jours après qu’il en eut pris le commandement en promettant de former une équipe de football habile et technique. Deux noms de possibles successeurs circulent déjà : ceux de Carlos Alberto Parreira, sélectionneur lors du quatrième titre mondial du Brésil aux États-Unis en 1994, et de Luiz Felipe Scolari, actuel technicien de Cruzeiro. Hier à la mi-journée, la Confédération brésilienne de football (CBF) n’avait toujours pas confirmé officiellement le licenciement de Leao, mais des sources proches de la direction rapportaient que l’entraîneur en a été informé par le coordinateur technique, Antonio Lopes, alors qu’il était à l’aéroport de Narita (Japon), juste avant...
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