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Actualités - Chronologies

Blanchiment d’argent - Moscou espère avoir amélioré - sa réputation

La Russie a cherché à redorer son image lors d’une conférence internationale sur le blanchiment d’argent à Saint-Pétersbourg, dans un effort visant à disparaître de «la liste noire» des pays les plus en vue dans ce domaine, dont les Occidentaux s’apprêtent à publier l’édition 2001. Malgré ses efforts, les experts semblent cependant perplexes quant à la possibilité de voir la Russie ne plus figurer parmi les 15 États dont la législation contre le blanchiment est insuffisante aux yeux des 31 experts du Groupe d’action financière contre le blanchiment d’argent (Gafi). La Russie a été inscrite en juin dernier sur cette «liste noire» où elle figure aux côtés des îles Caïman ou du Lichtenstein. William Gilmore, expert du Conseil de l’Europe à Moscou, affirme qu’il serait «personnellement surpris» que le Gafi, créé en 1989 par le G7 (sept pays les plus industrialisés), efface la Russie de la nouvelle liste qui sera publiée à l’issue de sa prochaine réunion, du 20 au 22 juin à Paris. «Ils ne se satisfont pas de simples intentions, ils réclament des progrès concrets et ne considèrent pas comme suffisantes de vagues intentions législatives», a-t-il souligné. La semaine dernière, le président Vladimir Poutine a promulgué la première loi en Russie contre le blanchiment d’argent, tandis que les députés ont récemment ratifié la convention internationale de 1990 sur le blanchiment d’argent. Le Gafi va vérifier «que les lois votées sont effectivement appliquées», a confirmé un expert participant à la conférence de Saint-Pétersbourg et qui a requis l’anonymat. Ce proche du Gafi a cependant reconnu que la tenue de cette conférence en Russie serait prise en compte. De son côté, le directeur du Bureau des Nations unies pour le contrôle du trafic de drogue et la prévention de la criminalité (UNODCCP) Pino Arlacchi a affirmé voir «de la détermination» dans les efforts russes pour s’attaquer au blanchiment d’argent. Selon M. Arlacchi, le blanchiment d’argent coûte à la Russie environ 2 % de son PIB. Les autorités russes estiment que les activités financières non enregistrées officiellement s’élèvent à 40 % du PIB, soit environ 100 milliards de dollars en 2000. Et les fuites de capitaux (légales et illégales) sont estimées à plus de 25 milliards de dollars pour la même année. Environ 150 experts de 18 pays mais également du Gafi, d’Interpol, de la Banque mondiale (BM), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont discuté mardi et mercredi à Saint-Pétersbourg des moyens de renforcer la coopération internationale dans la lutte contre le crime organisé et le blanchiment d’argent. Un représentant sud-africain, William Hofmeyr, a souligné à quel point il était «vital de s’assurer que des mesures efficaces étaient prises rapidement pour combattre le crime organisé dans des sociétés en transition vers la démocratie qui manquent d’expérience, de ressources et de moyens légaux». Tandis que la question des droits de l’homme, qui est régulièrement mise en cause en Russie, a été évoquée durant la conférence, le représentant sud-africain a estimé «que les droits de l’homme n’étaient pas un droit absolu». Chaque société doit trouver, selon lui, «le bon équilibre entre la protection des droits individuels et la capacité de l’État à combattre efficacement la criminalité».
La Russie a cherché à redorer son image lors d’une conférence internationale sur le blanchiment d’argent à Saint-Pétersbourg, dans un effort visant à disparaître de «la liste noire» des pays les plus en vue dans ce domaine, dont les Occidentaux s’apprêtent à publier l’édition 2001. Malgré ses efforts, les experts semblent cependant perplexes quant à la possibilité de voir la Russie ne plus figurer parmi les 15 États dont la législation contre le blanchiment est insuffisante aux yeux des 31 experts du Groupe d’action financière contre le blanchiment d’argent (Gafi). La Russie a été inscrite en juin dernier sur cette «liste noire» où elle figure aux côtés des îles Caïman ou du Lichtenstein. William Gilmore, expert du Conseil de l’Europe à Moscou, affirme qu’il serait «personnellement surpris»...