Le Hamas, qui a démenti avoir décidé de suspendre ses attentats en territoire israélien, est un mouvement intégriste opposé aux accords d’Oslo de 1993 sur l’autonomie palestinienne et responsable des attentats anti-israéliens les plus sanglants de ces dernières années. Il a ainsi revendiqué l’attentat-suicide de Tel-Aviv qui a coûté la vie vendredi à 20 personnes, en plus du kamikaze, et fait plus d’une centaine de blessés. Début octobre, à la suite du déclenchement de l’intifada, l’Autorité palestinienne avait relâché, au grand dam d’Israël, la plupart des militants du Hamas emprisonnés pour une série d’attaques anti-israéliennes meurtrières. Au lendemain de l’attentat de Tel-Aviv, Israël a sommé l’Autorité palestinienne de les remettre en prison. Le Hamas, acronyme arabe du mouvement de la Résistance islamique, prône la poursuite de la lutte armée contre Israël jusqu’à la création d’un État islamique sur toute la Palestine, y compris Israël. Sa branche armée, le groupe Ezzedine al-Qassam, du nom d’un militant nationaliste arabe qui combattit en Palestine avant la création de l’État d’Israël en 1948, a notamment revendiqué, en 1997, deux attentats-suicide à Jérusalem-Ouest qui avaient fait 21 morts. En février et mars 1996, le Hamas avait perpétré trois des quatre attentats-suicide qui avaient fait plus de 50 morts en Israël, contribuant au blocage du processus de paix et au retour de la droite nationaliste au pouvoir. Le Hamas a été fondé le 14 décembre 1987, peu après le début de la première intifada, le soulèvement palestinien dans les territoires occupés. Il est issu du courant des Frères musulmans, un mouvement intégriste influent dans une bonne partie du monde arabe. La charte du mouvement prône le jihad (guerre sainte) et affirme que «tout juif et tout colon (juif) est une cible et doit être tué». Outre ses opérations militaires, le Hamas, qui, selon les autorités israéliennes, bénéficie du soutien financier de l’Iran, mène aussi de nombreuses activités sociales dans les territoires, ce qui l’aide à asseoir son influence. Sur le plan politique, le Hamas est le principal mouvement d’opposition à l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat. Les liens entre l’Autorité et le Hamas se sont toutefois énormément améliorés depuis le début de l’intifada, qui a provoqué un phénomène d’union au sein de la société palestinienne. Le fondateur et dirigeant spirituel du mouvement, cheikh Ahmed Yassine, a été libéré en 1997 par Israël après huit ans de détention et est retourné chez lui à Gaza pour y reprendre ses activités politiques.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Hamas, qui a démenti avoir décidé de suspendre ses attentats en territoire israélien, est un mouvement intégriste opposé aux accords d’Oslo de 1993 sur l’autonomie palestinienne et responsable des attentats anti-israéliens les plus sanglants de ces dernières années. Il a ainsi revendiqué l’attentat-suicide de Tel-Aviv qui a coûté la vie vendredi à 20 personnes, en plus du kamikaze, et fait plus d’une centaine de blessés. Début octobre, à la suite du déclenchement de l’intifada, l’Autorité palestinienne avait relâché, au grand dam d’Israël, la plupart des militants du Hamas emprisonnés pour une série d’attaques anti-israéliennes meurtrières. Au lendemain de l’attentat de Tel-Aviv, Israël a sommé l’Autorité palestinienne de les remettre en prison. Le Hamas, acronyme arabe du mouvement de...