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Actualités - Chronologies

Jennifer Capriati, le retour victorieux

Déjà victorieuse des Internationaux d’Australie en janvier, l’Américaine Jennifer Capriati s’est qualifiée pour le dernier carré à Roland-Garros, en battant sa compatriote Serena Williams, 6-2, 5-7, 6-2, au terme d’une lutte acharnée longue de près de deux heures. Capriati disputera jeudi sa deuxième demi-finale porte d’Auteuil, la première datant de 1990, il y a onze ans et elle avait alors 14 ans, ce qui en fait toujours la plus jeune demi-finaliste d’un tournoi du grand chelem. Battue à l’époque à ce stade de la compétition par Monica Seles, elle tentera de franchir cette année un cap supplémentaire face à la numéro un mondiale Martina Hingis, qu’elle a déjà battue cette année, en finale à Melbourne. «Je suis très contente de m’en être sortie. J’aurai dû conclure en deux manches, finalement il m’en a fallu une troisième et je suis très fière d’y être arrivée», a déclaré la gagnante sur le court. Serena Williams n’aurait pas pu proposer plus mauvais début que celui qui fut le sien dans cette rencontre : une double faute sur le premier point du match. De quoi augurer de la suite. Car même si elle remportait finalement son jeu de service et prenait dans la foulée celui de sa compatriote, l’Américaine voyait ensuite les jeux défiler, impuissante. Avec seulement 48 % de premières balles et une nombre de fautes directes impressionnant – 26 en huit jeux –, elle laissait Jennifer Capriati empocher les six jeux suivants et la première manche 6-2 en une petite demi-heure. Serena Williams redressait la barre d’entrée de deuxième set en remportant son service, mais lâchait le troisième jeu pour être menée 2-1, service Capriati à suivre. Dans un sursaut d’orgueil, elle recollait immédiatement au score, en remportant blanc le jeu de service de son adversaire. Quatre balles de match Ce répit était de courte durée, Jennifer Capriati refaisant le break au septième jeu pour mener ensuite 5-3. Serena Williams remportait ensuite son engagement, voyait Capriati au service commettre une double faute sur la balle de match, avant de laisser Serena revenir à 5-5. Sur sa lancée, la cadette des sœurs Williams enlevait son jeu de service pour mener 6-5. Sans doute prise d’un accès de nervosité après avoir laissé passer sa chance, Jennifer Capriati offrait à 15-40 et sur deux nouvelles double fautes consécutives deux balles de set à son adversaire qui concluait sur la première d’un coup droit prenant Capriati à contre-pied. Une heure 18 après le premier échange de la partie, les deux Américaines étaient renvoyées dos à dos. Serena Williams était la première à se voir offrir l’occasion de se détacher dans la manche décisive, obtenant trois balles de break dès le troisième jeu, qu’elle laissait échapper. Ce que ne fit pas Jennifer Capriati au jeu suivant, un revers dans le filet de Williams à 30-40 lui permettant de se détacher 2-1, 3-1, puis 4-2. Visiblement atteinte moralement, Serena Williams commettait une nouvelle double faute pour donner deux nouvelles balles de break à son adversaire. Une seule suffisait à Capriati, Williams se chargeant d’expédier un nouveau revers dans le filet. Au jeu suivant, «Jenny» parvenait à conclure sur sa quatrième balle de match, un ultime coup droit de Williams finissant hors des limites du court. Cette victoire fera sans doute plaisir à Corina Morariu, la joueuse américaine d’origine roumaine atteinte d’une leucémie de la moelle épinière, et qui depuis la détection de la maladie, le 17 mai dernier, subit un traitement lourd. Dans une pensée pour sa camarade, «Jenny» est entrée sur le court Suzanne-Lenglen en arborant une feuille où était inscrit «Get well soon Corina» (rétablis-toi vite, Corina).
Déjà victorieuse des Internationaux d’Australie en janvier, l’Américaine Jennifer Capriati s’est qualifiée pour le dernier carré à Roland-Garros, en battant sa compatriote Serena Williams, 6-2, 5-7, 6-2, au terme d’une lutte acharnée longue de près de deux heures. Capriati disputera jeudi sa deuxième demi-finale porte d’Auteuil, la première datant de 1990, il y a onze ans et elle avait alors 14 ans, ce qui en fait toujours la plus jeune demi-finaliste d’un tournoi du grand chelem. Battue à l’époque à ce stade de la compétition par Monica Seles, elle tentera de franchir cette année un cap supplémentaire face à la numéro un mondiale Martina Hingis, qu’elle a déjà battue cette année, en finale à Melbourne. «Je suis très contente de m’en être sortie. J’aurai dû conclure en deux manches,...