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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : contraction de l’offre du dollar

Le marché des changes de Beyrouth a repris ses activités hier, au lendemain du long chômage du Maouled (naissance du prophète), dans un climat toujours calme mais empreint d’inquiétudes. En effet, l’offre du dollar, qui avait tendance à se développer la semaine dernière, est devenue de plus en plus réticente à se manifester, pendant que la demande commence à se faire sentir. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL) est demeurée le principal facteur déterminant de la tendance. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, celle-ci est parvenue à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi. Mais en raison de la structure du mouvement de l’offre et de la demande, les établissements de crédit ont été amenés à le négocier au point supérieur d’intervention de la BDL et très rarement en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que le volume des échanges aurait dépassé hier huit millions de dollars en grande partie placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL. L’euro soutenu au-dessus de 0,85 dollar À l’étranger, l’euro s’est hissé hier au-dessus du seuil de 0,85 dollar sur les marchés des changes internationaux, les investisseurs revoyant leur portefeuille un peu à la hausse avant la réunion demain du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) sur les taux. Après s’être replié pendant la nuit de lundi à mardi jusqu’à 0,8420 dollar, un plus bas depuis six mois et demi, l’euro a repris un peu de hauteur après l’ouverture de New York hier, mais par à-coups. Les cambistes étaient à ces niveaux d’échange un peu courts en euro et ils ont repris leurs achats, notamment dans l’attente de la réunion demain de la BCE, fait-on remarquer dans les milieux cambistes. Selon eux, les banquiers centraux devraient laisser les taux européens inchangés, bien que le marché reste quand même sur ses gardes, du fait des récentes données économiques dans la zone euro qui pourraient justifier une baisse des taux, en vue de doper la croissance qui mollit en Europe. À cet égard, on a appris hier de la Commission européenne que l’indice de confiance économique a fléchi de 102,1 points en avril à 101,70 points le mois dernier dans la zone euro, consécutivement à la baisse de l’indice de confiance industrielle de 2 points et de l’indice de confiance des consommateurs d’un point en un mois, notamment en Allemagne, en Belgique et en France aussi. Dans ce dernier pays, les statistiques n’ont pas été rassurantes : jusqu’à présent, la bonne tenue de l’économie française était l’un des moteurs de la zone euro et son ralentissement est inquiétant, indique-t-on dans les milieux européens à Bruxelles. Donc s’ils ne tablent pas sur une baisse des taux d’intérêt dans la zone euro cette fois, les cambistes seront à l’affût d’indices sur une éventuelle intervention de soutien à la monnaie unique, estiment plusieurs cambistes, en prévoyant une baisse du principal taux directeur de la BCE lors de sa prochaine réunion à Dublin au début juillet. De son côté, la livre sterling s’est dépréciée face au billet vert, sans espoir d’une nouvelle baisse des taux britanniques aujourd’hui par la Banque d’Angleterre. Cette dernière ne devrait pas toucher à ses taux d’intérêt à l’issue de la réunion mensuelle de deux jours de son comité de politique monétaire du fait de l’échéance électorale nationale, après demain, et alors que la croissance britannique reste vive comme en témoigne la nouvelle et forte hausse des prix de l’immobilier de 1,5 % le mois dernier et de 7,3 % sur un an en Grande-Bretagne. Cela étant, le dollar s’est montré un peu vulnérable face à l’euro seulement et les monnaies qui lui sont attachées, se négociant à New York comme suit : – 0,8525 pour un euro contre 0,8465, la veille – 1,4110 pour un sterling contre 1,4145 – 2,2945 DM contre 2,3105 – 7,6945 FF contre 7,7500 – 1,7795 FS contre 1,7935 – 2 271,30 lires contre 2 287,65 – 120,40 yens contre 119,30. Bourse de Beyrouth : légère hausse de Solidere B À la Bourse de Beyrouth, la tendance était légèrement soutenue hier avec la légère hausse des actions B de Solidere de 6,00 à 6 1/8 dollars, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,18 % à 61,45 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 137,87 points. Ce mouvement s’est produit dans des échanges peu nourris avec au total 38 220 actions négociées d’une valeur de 174 982 dollars. Accélération de la hausse des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont entamé hier leur troisième journée de hausse consécutive, de bonnes nouvelles sur le front des entreprises technologiques ayant neutralisé des données macroéconomiques peu réjouissantes quant à la santé de l’économie américaine. Incertain en début de séance, le moral des investisseurs s’est peu à peu bonifié au fil des cotations, les valeurs technologiques bénéficiant de nombreux commentaires optimistes. Les fabricants de semi-conducteurs notamment ont tiré le marché vers le haut, après que l’un d’entre eux, Xilinx, eut noté une forte diminution des annulations de commandes. Le Philadelphia Semiconductor Index, représentant du secteur, a progressé quant à lui de 6,39 %. Lucent a redonné également confiance au marché, après avoir confirmé que sa perte au 3e trimestre allait se réduire et que son chiffre d’affaires allait s’améliorer, ce qui a provoqué un bond du titre. Les équipementiers de réseaux ont également profité de cet élan. Ces bonnes nouvelles sont venues donc rassurer les investisseurs et éclipser les mauvaises données en provenance de l’économie américaine, dont notamment la révision à la baisse de la productivité américaine au premier trimestre de 0,1 % à 1,2 %, le plus mauvais chiffre depuis le 4e trimestre 1990, contre une hausse de 2,00 % au 4e trimestre 2000, et à la hausse du coût unitaire du travail de 5,2 % à 6,3 %, le niveau le plus élevé depuis le 1er trimestre 1993, contre 4,5 % pendant la même période. Il en est de même de la baisse plus forte que prévu de 3,00 % de l’indice des commandes industrielles en avril contre une hausse de 0,7 % en mars ainsi que de l’indice d’activité des entreprises non manufacturières établi par l’Association américaine des directeurs d’achats (NAPM), qui est revenu de 47,10 points en avril à 46,60 points le mois dernier, et qui sont passés tous les deux comme inaperçus. Et si les valeurs aériennes et de la pharmacie ont accusé un léger repli, celles de l’informatique, de la biotechnologie et de la haute technologie étaient à la fête, profitant des commentaires positifs d’analystes sur le secteur. Cela étant, l’indice composite Nasdaq est parvenu à repasser à la hausse la barre des 2 200 points (à 2 230 points), pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus bas à 11 043,52 points et un plus haut à 11 156,73 points avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 11 147,18 points, en hausse de 85,66 points sur la veille. Les Bourses européennes soutenues par les technologiques Les Bourses européennes ont consolidé leurs gains à la faveur d’une bonne orientation du Nasdaq en ouverture à Wall Street, qui a dopé le compartiment technologique. La hausse des valeurs pétrolières, sur fond de renchérissement des cours du brut, a également soutenu les marchés. À la clôture de la plupart des places boursières européennes, l’indice paneuropéen, Eurotop 300, gagnait 1,05 % à 1 469 points et l’Euro Stoxx 50 limité à la zone euro progressait de 1,37 % à 4 493,4. Tokyo : poursuite de la baisse Les valeurs japonaises ont terminé en baisse mardi, les investisseurs anticipant des résultats décevants de la part des sociétés high-techs et des temps difficiles pour les banques en raison de leurs créances douteuses. L’indice Nikkei a fini sur un repli de 0,98 % ou 130,35 points, à 13 182 points, après avoir un moment glissé sous la barre des 13 000 points. L’indice Topix, qui regroupe toutes les valeurs de la première section, a reculé de 0,50 % ou 6,62 points, à 1 307,55 points. «Le marché semble commencer à anticiper le fait que les résultats des sociétés technologiques américaines pourraient se révéler inférieurs aux prévisions, ce qui a fait baisser les high-techs ici», a commenté Shigeki Ubukata, gérant de fonds chez Sumisei Global Investment Trust Management. Deux grandes sociétés technologiques américaines, Intel, le numéro un mondial des semi-conducteurs et National Semiconductor, doivent annoncer leurs résultats cette semaine. Parmi les sociétés de la high-tech nippone dans le collimateur des investisseurs, Sony a fini en baisse de 1,17 % à 9 260 yens, tandis que le constructeur informatique et fabricant de puces NEC abandonnait 1,42 % à 1 880 points. Les bancaires ont également contribué à la baisse sur des informations publiées à la fin du mois dernier à l’occasion de leurs résultats annuels. Ces chiffres ont montré que les créances douteuses des grands établissements japonais s’étaient accrues lors du dernier exercie fiscal.
Le marché des changes de Beyrouth a repris ses activités hier, au lendemain du long chômage du Maouled (naissance du prophète), dans un climat toujours calme mais empreint d’inquiétudes. En effet, l’offre du dollar, qui avait tendance à se développer la semaine dernière, est devenue de plus en plus réticente à se manifester, pendant que la demande commence à se faire sentir. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL) est demeurée le principal facteur déterminant de la tendance. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, celle-ci est parvenue à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi. Mais en raison de la structure du mouvement de l’offre et de la demande, les...