La France, vainqueur du Mexique (4-0) à Ulsan, et l’Australie, battue par la Corée du Sud (1-0) à Suwon, se sont qualifiées pour les demi-finales de la Coupe des confédérations de football, hier à l’issue de la troisième et dernière journée du groupe A. Échaudés après leur défaite face à l’Australie (1-0) lors de la deuxième journée, les Bleus, qui se présentaient avec une équipe forte de six champions d’Europe, n’ont pas fait de détails face au Mexique, qui, il est vrai n’avait plus guère d’espoirs dans cette compétition après deux défaites. Même s’ils ont souffert en fin de première période, les Français se sont ressaisis lors de la deuxième période, à l’image d’un Robert Pirès tonitruant, passeur décisif à l’adresse d’Éric Carrière sur le deuxième but, et buteur quelques minutes après à la suite d’une remontée de ballon sur pratiquement toute la longueur du terrain. Une victoire des champions du monde et d’Europe qui fait le malheur de la Corée du Sud. En effet, même si les Coréens sont parvenus à battre l’Australie – qui, de son côté, avait remporté ses deux premières rencontres –, et possèdent ainsi autant de points que les Français et les Australiens, ils sont éliminés à la différence de buts (-3 contre +8 et +2). La lourde défaite face à la France lors du premier match (5-0) leur a coûté cher. Une victoire logique pour les Bleus Une élimination qui a déclenché la colère du sélectionneur coréen, le Néerlandais Gus Hiddink, pour qui l’équipe de France a faussé la compétition en alignant une équipe de remplaçants contre l’Australie. Une victoire des Français contre les Socceroos aurait en effet été synonyme de qualification pour les Coréens. Deux jours après sa défaite (1-0) face à l’Australie, c’est une équipe de France forte de la plupart de ses titulaires qui est entrée sur le terrain du stade d’Ulsan hier pour terrasser le Mexique 4-0. Si le score laisse peu de places au doute, la manière a longtemps fait frémir le camp français. Partis en trombe, les Bleus ont rapidement marqué, par Sylvain Wiltord, avant de laisser les Mexicains prendre le match à leur compte. «L’équipe a souffert pendant les vingt cinq dernières minutes de la première mi-temps, avoue Roger Lemerre, le sélectionneur français. Et j’ai souffert avec elle. Les Mexicains nous ont beaucoup gênés, ils ont même fait jeu égal avec nous, notamment sur le plan technique». «Mais à la pause, j’ai dit aux joueurs de remonter le dispositif, de mieux occuper le camp adverse et d’allonger leur jeu. Ils m’ont écouté. En seconde période, nous avons retrouvé notre défense, qui reste notre force. Et le réalisme français a fait le reste», a-t-il ajouté. Cette victoire sans tâche, leur deuxième du tournoi après le succès sur la Corée du Sud (5-0), les joueurs français l’ont accueillie avec des mines de souverains. «C’est normal, nous ne pouvions pas faire moins. Avec notre standing et l’équipe venue disputer ce tournoi, il était impensable de rentrer en France après le premier tour. On a rétabli l’ordre et remis les choses à leur place», a analysé Robert Pirès, auteur du troisième but. Carrière : « Je connais une certaine réussite » Même son de cloche chez Willy Sagnol, le défenseur du Bayern de Munich : «On se qualifie, c’est tout à fait naturel. On a un peu souffert, c’est vrai. Les Mexicains nous ont enfermés un moment sur les côtés, en nous privant de ballons. Mais je n’ai jamais été inquiet». Plus modeste, Éric Carrière s’est couvert le visage d’un masque d’humilité pour commenter sa performance. Auteur de deux buts, pour sa deuxième sélection chez les Bleus, le milieu de terrain nantais était pourtant montré du doigt, à sa sortie des vestiaires, comme l’homme du match. «Je connais actuellement une certaine réussite, reconnaît-il. Mais je la dois surtout aux joueurs qui m’entourent. Laurent Robert m’a donné un très bon ballon sur le premier but. Et le deuxième, je le dois au travail qu’il a fait avec Youri Djorkaeff. C’est un but très opportuniste. Jusque-là, je n’avais réussi qu’un seul doublé dans ma carrière, l’an passé contre Rennes». Enrique Meza, le sélectionneur mexicain, regrettait pour sa part le manque de réalisme de ses joueurs : «Nous avons pratiqué un beau football, mais face à de tels attaquants, lorsqu’on ne marque pas, cela ne peut pas bien se terminer. Nous avons eu beaucoup de problèmes en seconde période, les joueurs ne participaient plus aux combinaisons, les passes n’arrivaient plus. Il y a beaucoup de travail à faire devant le but». Les Mexicains, avec trois défaites en trois matchs, quittent la compétition la tête basse. Les Français devront attendre le résultat du match Japon-Brésil aujourd’hui pour savoir s’ils doivent se préparer à une répétition de la finale de la Coupe du monde 1998. Opération rachat pour le Brésil Auteur d’un piteux match nul face au Canada (0-0) lors de son deuxième match, le Brésil va tenter de se qualifier pour les demi-finales de la Coupe des confédérations de football et surtout de se racheter vis-à-vis de ses supporteurs, contre le Japon, lors de la 3e journée, aujourd’hui à Ibaraki (Japon). Rassurés après leur match contre le Cameroun (victoire 2-0) lors de la première journée, les Brésiliens sont tombés de haut samedi contre le Canada, en concédant un nul extrêmement décevant face à une formation canadienne repliée en défense. À l’image des Français battus par l’Australie dans le groupe A, l’équipe auriverde, essentiellement composée de remplaçants, a été incapable de concrétiser sa domination. La confrontation contre le Japon à Ibaraki s’apparente donc au match du rachat pour la Seleçao, 2e du groupe à deux points des Nippons, si elle veut terminer à la première place et éviter la France, première du groupe A, en demi-finale. Mais même s’il est d’ores et déjà qualifié après ses deux victoires face au Canada (3-0) et au Cameroun (2-0), le Japon n’entend certainement pas faire de la figuration face à la Seleçao. En pleine euphorie sur leurs terres, les hommes de Philippe Troussier entendent bien se distinguer face à une des références mondiales. Dans l’autre match de la journée, le Cameroun, défait à deux reprises, est d’ores et déjà éliminé et tentera de sauver l’honneur face au Canada, qui possède un mince espoir de se qualifier s’il l’emporte largement face aux Lions indomptables et que dans le même temps le Brésil s’incline lourdement face au Japon. Brésil-Japon : les équipes Voici la composition probable des équipes du Brésil et du Japon : Brésil : Dida - Ze Maria, Edmilson, Lucio, Leo - Ramon, Leomar, Fabio, Carlos Miguel - Leandro, Washington. Japon : Narazaki - Uemara, Matsuda, Hattori - Hato, Myojin, Nakata, Ito, Miura - Kubo, Yamasita.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La France, vainqueur du Mexique (4-0) à Ulsan, et l’Australie, battue par la Corée du Sud (1-0) à Suwon, se sont qualifiées pour les demi-finales de la Coupe des confédérations de football, hier à l’issue de la troisième et dernière journée du groupe A. Échaudés après leur défaite face à l’Australie (1-0) lors de la deuxième journée, les Bleus, qui se présentaient avec une équipe forte de six champions d’Europe, n’ont pas fait de détails face au Mexique, qui, il est vrai n’avait plus guère d’espoirs dans cette compétition après deux défaites. Même s’ils ont souffert en fin de première période, les Français se sont ressaisis lors de la deuxième période, à l’image d’un Robert Pirès tonitruant, passeur décisif à l’adresse d’Éric Carrière sur le deuxième but, et buteur quelques...