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Actualités - Chronologies

Safin retrouve Santoro, sa bête noire

Avant le tournoi de Stuttgart l’an dernier, Marat Safin, tout numéro un mondial qu’il était alors, n’avait jamais battu Fabrice Santoro. En cinq rencontres, le Toulonnais, le plus rugueux et collant des adversaires qui soit pour un attaquant, s’était jusque-là toujours joué du grand Russe, au point de gagner la réputation d’en être la bête noire. Le moment le plus difficile de la tumultueuse relation entre les deux hommes avait été les Jeux olympiques de Sydney où le tout récent vainqueur de l’US Open s’était laissé piéger par le petit mais expérimenté français. Les deux hommes se retrouvent aujourd’hui dans l’affiche du 3e tour du tournoi messieurs à Roland-Garros. Mais les circonstances seront cette fois un peu différentes. Ils ne se sont ainsi jamais affrontés au meilleur des cinq sets, ni sur terre battue, et au vu de leurs résultats récents, Safin abordera ce match presque en outsider. En deux matches, le Russe a déjà joué neuf sets et deux tie-breaks, alors que Santoro n’a perdu qu’une manche, contre l’Anglais Greg Rusedski, ancien numéro 4 mondial. Sur terre battue cette saison, Safin n’avait jamais passé le deuxième tour, alors que Santoro avait atteint les quarts de finale à Hambourg. La partie s’annonce de ce fait des plus indécises entre un Français qui a tout à gagner et la tête de série numéro 2, qui a tout à perdre. «Je vais devoir courir pendant des heures. C’est dur. La dernière fois j’ai gagné et, au moins, j’aurai plus de chances de le battre», a concédé Safin. «Je sais que le public va être de son côté, mais je n’ai pas le choix, je dois le battre. Que je joue bien ou que je joue mal, peu importe, je dois le battre», a-t-il ajouté. «Peut-être que ce serait mieux que je le rencontre à Hambourg, à Rome, hors de France. Il joue à domicile. Mais ce n’est pas un match en trois sets, mais un match en cinq. Je pense qu’il va lui falloir courir encore un peu plus que moi», a ajouté le Russe. S’il l’emportait, Santoro égalerait son meilleur résultat à Roland-Garros en atteignant les 8es de finale, ce qu’il n’a réussi qu’une fois, voilà dix ans déjà. Mais il n’annonce pas de plan précis pour ce choc, qui dépendra beaucoup des conditions climatiques : après une semaine de grand beau temps, la pluie est annoncée pour samedi. «À chaque fois que je l’ai joué, je l’ai agressé aussi souvent que possible, en service volée. Je ne sais pas, cela dépendra des conditions de jeu, on verra samedi, je verrai si je peux jouer un tennis très offensif ou, au contraire, s’il faut que je sois patient», a-t-il dit.
Avant le tournoi de Stuttgart l’an dernier, Marat Safin, tout numéro un mondial qu’il était alors, n’avait jamais battu Fabrice Santoro. En cinq rencontres, le Toulonnais, le plus rugueux et collant des adversaires qui soit pour un attaquant, s’était jusque-là toujours joué du grand Russe, au point de gagner la réputation d’en être la bête noire. Le moment le plus difficile de la tumultueuse relation entre les deux hommes avait été les Jeux olympiques de Sydney où le tout récent vainqueur de l’US Open s’était laissé piéger par le petit mais expérimenté français. Les deux hommes se retrouvent aujourd’hui dans l’affiche du 3e tour du tournoi messieurs à Roland-Garros. Mais les circonstances seront cette fois un peu différentes. Ils ne se sont ainsi jamais affrontés au meilleur des cinq sets, ni sur...