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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : c’est toujours le statu quo

Le marché des changes de Beyrouth a continué d’évoluer dans le calme hier, en l’absence d’initiatives à la demande comme à l’offre du dollar. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL) est restée la principale déterminante de la tendance, ont indiqué les cambistes de la place. En se déclarant ainsi prête à acheter et à vendre le billet vert simultanément entre 1 501,00 LL et 1 514,00 LL, la BDL est parvenue à le maintenir au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi, et à le faire négocier invariablement aussi au haut de sa fourchette d’intervention, soit à 1 514,00 LL, dans les transactions interbancaires, comme depuis février dernier. Mais, en raison de la réticence des opérateurs à l’offre comme à la demande, le volume des échanges est demeuré généralement faible, ne dépassant pas quelque six millions de dollars dont une partie placée à la vente par la BDL et l’autre par certains établissements de crédit. Accès de faiblesse de l’euro après une maladresse de la BCE À l’étranger, des propos du président de la Banque centrale européenne (BCE), Wim Duisenberg, jugés maladroits par les marchés, ont pesé hier sur l’euro face aux autres grandes monnaies, notamment le dollar et le yen. La monnaie unique européenne, de plus en plus mal en point, a glissé donc sous la barre psychologique de 0,85 dollar, son niveau le plus bas depuis le 27 novembre 2000. Elle s’est même dépréciée face à la devise nippone pour s’approcher du seuil des 100 yens, pour la première fois depuis le 15 décembre dernier, après que les investisseurs japonais eurent vendu l’euro pour racheter du yen. Une fois de plus, Wim Duisenberg a mis les pieds dans le plat hier matin en éliminant les derniers espoirs du marché sur une éventuelle intervention de la BCE pour soutenir l’euro. «Le cours de l’euro n’est pas un but en soi», a déclaré hier, à Vienne, Wim Duisenberg. Et d’ajouter que le cours de la monnaie unique était important pour la BCE s’il jouait sur la stabilité des prix dans la zone euro, ce qui n’est pas le cas. Ces commentaires ont été interprétés par les marchés comme un signe d’indifférence de la BCE envers sa monnaie, alimentant le camp des cambistes qui jouent l’euro à la baisse. Plus tôt dans la matinée, la monnaie européenne s’était ressentie aussi des propos attribués au ministre japonais des Finances, Masajuro Shiokawa, qui a estimé que la Banque du Japon pourrait devoir intervenir en cas d’oscillations violentes du yen. «Si le marché des changes évoluait de manière erratique, la Banque du Japon devrait faire face à cette situation en agissant», a déclaré hier Shiokawa devant la Chambre basse du Parlement japonais. Cela étant, et compte tenu aussi des nuages qui s’accumulent au-dessus de l’économie européenne, alors qu’aux États-Unis on cherche à donner du tonus à l’investissement et à la consommation des ménages par les moyens monétaires, l’euro n’a pas tardé à renouer avec la baisse, permettant au dollar à se raffermir face aux devises européennes pour se négocier à New York comme suit : – 0,8460 pour un euro contre 0,8570, la veille – 1,4175 pour un sterling contre 1,4265 – 2,3120 DM contre 2,2820 – 7,7535 FF contre 7,6540 – 1,7965 FS contre 1,7780 – 2 288,75 lires contre 2 259,35 – 119,15 yens contre 120,30. Bourse de Beyrouth : tendance mitigée À la Bourse de Beyrouth, la tendance était mitigée hier, au gré de la hausse des actions A de Solidere de 6,00 à 6 1/4 dollars dans une proportion plus grande que la baisse des actions C de la Byblos Bank de 1 3/8 à 1 5/16 dollar. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a gagné 0,27 % à 61,56 points tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires a perdu 0,15 % à 137,87 points. Ce mouvement s’est produit hier dans des volumes d’échanges relativement étoffés avec 117 148 actions négociées d’une valeur globale de 692 749 dollars. Rebond technique des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont profité hier d’un rebond technique après les pertes enregistrées la veille, dans l’attente de la publication aujourd’hui du rapport sur l’emploi aux États-Unis pour mai, qui donnera une meilleure idée de la prochaine décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) en matière de politique monétaire. À cet égard, les analystes s’attendent à une baisse de 25 000 créations d’emploi et un taux de chômage en hausse à 4,6 %. Mais il n’en demeure pas moins que les professionnels sont optimistes quant aux perspectives des Bourses américaines. «Nous observons un mouvement très positif sous la surface», a affirmé hier l’analyste technique de Prudential Securities, précisant que le nombre élevé de valeurs en hausse par rapport à celles en baisse est une «vraie mesure» de la bonne orientation des titres de Wall Street. Dans ce contexte, les valeurs de la haute technologie étaient en nette hausse, à l’exception de Microsoft, grâce à une chasse aux bonnes affaires après la dégringolade de la veille de Hewlett Packard, Intel, Yahoo, Cisco Systems... Quant aux titres de la vieille économie, ils étaient dans l’ensemble irréguliers, comme en témoignent la hausse de Texaco et la baisse d’ExxonMobil aux pétrolières, et de la hausse de Pharmacia et la baisse de Merck au secteur pharmaceutique... Cela étant, l’indice composite Nasdaq est parvenu à refranchir à la hausse le seuil des 2 100 points (à 2 130 points), pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait irrégulièrement entre un plus bas à 10 865,94 points et un plus haut à 10 978,96 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 931,26 points, en hausse de 58,62 points sur la veille. Irrégularité des Bourses européennes Au terme d’une séance irrégulière, les marchés européens ont terminé la journée de jeudi en légère hausse, à la faveur d’une relative fermeté des marchés américains. À 15h30 GMT, heure de clôture de la plupart des places européennes, l’indice FTSE Eurotop 300 progressait de 4,56 points à 1 450,56, soit une hausse de 0,32 %. L’indice DJ Stoxx 50 gagnait quant à lui 11,21 points à 4 424,58 (+0,25 %). À la même heure, aux États-Unis, le Nasdaq gagnait 1,33 % et l’indice Dow Jones 0,24 %, malgré des statistiques (inscriptions au chômage et indice des directeurs d’achats de la région de Chicago) propres à tempérer les ardeurs. Technologiques et valeurs de télécommunications ont évolué de façon contrastée. Après l’attribution comme prévu des deux premières licences UMTS françaises à Orange, filiale de France Télécom et SFR, membre du groupe Vivendi Universal, France Télécom a poursuivi sa glissade avec une baisse de 1,22 % venant s’ajouter aux 4,14 % cédés la veille. Le titre a toutefois réduit ses pertes en fin de séance. Orange a perdu 0,39 % et Vivendi 0,79 %. En revanche, Deutsche Telekom a repris 1,18 % après avoir déclaré avoir finalisé le rachat des américains VoiceStream et Powertel. Cela va entraîner une augmentation de sa pondération dans les indices DJ Stoxx 50 et Euro Stoxx 50. Rebond technique d’Alcatel Chez les fabricants de matériel téléphonique, Alcatel a terminé une séance en montagnes russes sur une reprise de 2,36 %, après avoir chuté de plus de 5 % au cours de la séance de mercredi en raison de son «profit warning», qui a incité beaucoup d’analystes à revoir leurs objectifs à la baisse. Son concurrent Marconi a limité ses pertes à 0,7 % (après avoir plongé de plus de 8 % mercredi). Siemens a cédé 0,82 %. Aux pharmaceutiques, le groupe suisse Novartis a chuté de 4,55 %. Son partenaire Bristol-Myers Squibb et lui ont déclaré avoir provisoirement renoncé à faire homologuer leur médicalement Zelmac dans l’Union européenne, en raison de désaccords sur les résultats cliniques du produit. Tokyo : rechute de la cote La Bourse de Tokyo s’est fortement repliée pour le second jour consécutif jeudi, ébranlée par la chute du marché américain du Nasdaq et une révision en baisse de la notation d’investissement de grandes valeurs des télécommunications et de la haute technologie. L’indice Nikkei 225 a perdu 231,21 points, soit 1,71 %, à 13 262,14, et le Topix 18,92 points, soit 1,42 % à 1 310,81. «La baisse du Nasdaq a apparemment amené les plus optimistes à s’interroger sur les perspectives de résultats des sociétés», a commenté Toshihiro Koizumi, de Chuo Mitsui Asset Management. «Une reprise au second semestre de l’année (à mars prochain) semble de plus en plus improbable. Nous pourrions même voir le Nikkei descendre à un moment sous 13 000», a-t-il estimé. Deutsche Securities a revu en baisse sa notation d’investissement de Japan Telecom Co et de Nippon Telegraph and Telephone Corp (NTT), après en avoir fait de même sur 13 valeurs japonaises de la technologie mercredi. Deutsche est passée de «performance en ligne» à «sous performance» sur Japan Telecom et d’«achat»à «performance en ligne» sur NTT. Japan Telecom, le troisième opérateur japonais des télécommunications, a cédé 5,9 % et le géant du secteur NTT 1,6 %. Les valeurs pharmaceutiques et de l’électricité ont gagné du terrain, les investisseurs trouvant refuge dans les valeurs défensives.
Le marché des changes de Beyrouth a continué d’évoluer dans le calme hier, en l’absence d’initiatives à la demande comme à l’offre du dollar. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL) est restée la principale déterminante de la tendance, ont indiqué les cambistes de la place. En se déclarant ainsi prête à acheter et à vendre le billet vert simultanément entre 1 501,00 LL et 1 514,00 LL, la BDL est parvenue à le maintenir au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi, et à le faire négocier invariablement aussi au haut de sa fourchette d’intervention, soit à 1 514,00 LL, dans les transactions interbancaires, comme depuis février dernier. Mais, en raison de la réticence des opérateurs à l’offre comme à la demande, le volume des échanges est demeuré...