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Actualités - Chronologies

Les USA jouent les relations militaires avec New Delhi pour contrer Pékin

Les États-Unis cherchent à renforcer leurs relations dans le domaine militaire avec l’Inde pour contrer la Chine et tenter de contribuer à stabiliser la région du monde où le risque de confrontation nucléaire est le plus grand, selon un haut responsable américain. Illustration de ce tournant géopolitique majeur, le chef d’état-major interarmes américain, le général Henry Shelton, se rendra la semaine prochaine en Inde pour y effectuer la première visite d’un militaire américain d’un rang aussi élevé depuis les essais nucléaires souterrains indiens et pakistanais de 1998 et les sanctions économiques et militaires que les États-Unis ont, en conséquence, imposées aux deux protagonistes, a relevé cette source. New Delhi a donné un signe de sa disposition à promouvoir des relations plus étroites avec Washington concernant le dossier de la défense en répondant de façon positive au projet de bouclier antimissile du président George W. Bush, a encore noté le responsable militaire, qui a requis l’anonymat. «C’est le reflet d’une sorte de révolution diplomatique», a-t-il ajouté dans un entretien accordé vendredi à l’AFP. Jamais proches par le passé, les États-Unis et l’Inde, un des chefs de file des États non alignés, se sont mutuellement irrités pendant la guerre froide, lorsque New Delhi se tournait vers l’URSS pour ses fournitures militaires et Washington était allié au Pakistan pour contrecarrer l’intervention des troupes soviétiques en Afghanistan. Aujourd’hui, préoccupé par la politique chinoise et convaincu que les sanctions n’ont pas, bien au contraire, empêché l’instabilité nucléaire de couver dans le sous-continent indien, le gouvernement américain veut renoncer à ces mesures de rétorsion et augmenter de manière substantielle le niveau de ses relations militaires avec l’Inde, selon le responsable interrogé. La levée des sanctions, qui pourrait d’après lui prendre plusieurs mois, permettrait à ce pays de recevoir une assistance dans le domaine de la défense et d’acheter des armes américaines. «Les gens constatent que nous et eux avons une préoccupation commune quant à la puissance chinoise en Extrême-Orient», poursuit-il. Certains dans l’actuel gouvernement américain voient en l’Inde un partenaire stratégique pour contenir la Chine, tandis que d’autres la considèrent comme une puissance en devenir ayant des intérêts communs avec Washington, commente ce responsable. Mais, admet-il, «une bonne partie de la classe dirigeante indienne éprouve davantage de méfiance encore à notre égard que vis-à-vis des Chinois». Le secrétaire d’État adjoint américain Richard Armitage vient d’informer les membres du Congrès (Parlement) que le département d’État (ministère des Affaires étrangères) et le secrétaire (ministre) à la Défense Donald Rumsfeld soutenaient l’idée d’une levée des sanctions imposées à l’Inde, affirme le responsable. Le débat porte désormais sur le fait de savoir si les sanctions doivent être immédiatement abandonnées ou si elles doivent l’être par étapes et si des concessions doivent être exigées de la partie indienne, selon cette source. Un des problèmes-clés pour Washington est de déterminer jusqu’où il est possible d’aller dans la coopération nucléaire avec New Delhi afin de réduire les risques d’une guerre atomique entre l’Inde et le Pakistan, les opposants au sein de la direction américaine à la course aux armements craignant que ne soit sapé le traité de non-prolifération nucléaire, souligne le responsable.
Les États-Unis cherchent à renforcer leurs relations dans le domaine militaire avec l’Inde pour contrer la Chine et tenter de contribuer à stabiliser la région du monde où le risque de confrontation nucléaire est le plus grand, selon un haut responsable américain. Illustration de ce tournant géopolitique majeur, le chef d’état-major interarmes américain, le général Henry Shelton, se rendra la semaine prochaine en Inde pour y effectuer la première visite d’un militaire américain d’un rang aussi élevé depuis les essais nucléaires souterrains indiens et pakistanais de 1998 et les sanctions économiques et militaires que les États-Unis ont, en conséquence, imposées aux deux protagonistes, a relevé cette source. New Delhi a donné un signe de sa disposition à promouvoir des relations plus étroites avec...