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Actualités - Reportages

Plus d’intelligence dans les réseaux, pour un meilleur service

Les réseaux de services actuels permettent de mieux absorber l’augmentation des volumes, d’améliorer la qualité des services et de renforcer la sécurité. Leur mission en cours consiste à apporter une infrastructure permettant la diminution des coûts du service. Une carte est, par nature, interbancaire. Elle sera donc acceptée, même si la banque du porteur de la carte est différente de celle du commerçant ou de la banque gestionnaire du distributeur de billets. IPN (Interbank Payment Network) et CSC ( Credit Card Service Company) se partagent la scène locale des distributeurs automatiques de paiements. C’est pour cette raison que le coût de chaque retrait varie suivant la banque et le réseau auquel cette dernière est reliée. «Généralement, la commission se répartit entre trois agents : la banque du lieu de retrait, la banque émettrice de la carte et la société à qui appartient le switch, déclare Mazen Raham, directeur de CSC. Si la transaction se fait à travers une banque appartenant au réseau CSC, le coût est très faible. Par contre, le porteur sera pénalisé de 2 ou 3 dollars si l’opération est établie sur un réseau différent de celui de la banque émettrice». À ce niveau, un problème de taille se pose. «Toutes les transactions locales établies sur deux réseaux différents se gèrent à l’étranger, poursuit Mazen Raham. La Banque du Liban a émis une circulaire à cet effet obligeant les deux réseaux de se relier localement d’ici à la fin de l’année. Mais encore faut-il trouver un arbitre en cas de litige ?». Antoine Karam, directeur monétique à la Banque Libano-Française, souligne : «Le serveur pourra être placé dans un lieu neutre comme la BDL ou l’Association des banques. Avec le système en cours, le client est débité en dollars alors qu’il a dépensé en livres libanaises, et les différences de change pénalisent doublement le client qui a opéré localement. À la demande de la BDL, on pourra économiser du temps, diminuer le coût du service et éviter les flux monétaires sortant qui nuisent à l’économie». Un réseau performant au service du progrès Les transactions par carte bancaire font l’objet d’une demande d’autorisation : pour les paiements dépassant un certain montant chez les commerçants et de façon systématique pour les retraits sur distributeurs de billets. La demande d’autorisation est alors transportée par le réseau depuis la banque du commerçant ou gestionnaire du DAB jusqu’à la banque du titulaire de la carte. Cette dernière, après vérification, donne son accord pour procéder à la transaction. «Trois réseaux se partagent le marché libanais, souligne Antoine Karam. Celui de la BLF, de la Lebanon and Gulf Bank et du Crédit Libanais. La BLF, la Fransabank, la Lebanon and Gulf Bank, al-Mawared et le Crédit Libanais sont les cinq banques autorisées à émettre et acquérir les cartes MasterCard au Liban. Par contre, Visa International a autorisé uniquement la BLF et le Crédit Libanais à émettre et à traiter les acquisitions des cartes Visa. C’est pour cette raison que la Fransabank et la Lebanon and Gulf Bank se sont alliées pour former la société CCM (Credit Card Management SAL). Celle-ci dirige toutes les opérations Visa vers le Crédit Libanais et les transactions MasterCard vers la Fransabank ou la Lebanon and Gulf Bank. Pour l’émission et l’acquisition de la carte, quatre acteurs sont en jeu : la banque émettrice (23 000 banques au monde), le client, la banque acquéreur et le commerçant. Le client dépense chez le commerçant qui encaisse de la banque acquéreur, et celle-ci se fait rembourser à la banque émettrice». Comment transitent les transactions ? «Le serveur, explique Antoine Karam, traite les données financières reçues sous forme de fichier Incoming (dépenses de nos clients à l’étranger) et Outgoing (dépenses effectuées chez nos marchands ) transmises à travers deux passerelles, le Vap pour les cartes Visa et le Nip pour les MasterCard, à travers lesquelles sont dirigées les données financières vers le centre de traitement international : Visa Net pour Visa et Inet pour MasterCard. Ces derniers envoient quatre fois par jour la compensation aux 23000 banques affiliées à Visa et MasterCard. Chacune de ces banques détient une banque de règlement à New York pour régler la compensation internationale avec la Chase Manhattan Bank».
Les réseaux de services actuels permettent de mieux absorber l’augmentation des volumes, d’améliorer la qualité des services et de renforcer la sécurité. Leur mission en cours consiste à apporter une infrastructure permettant la diminution des coûts du service. Une carte est, par nature, interbancaire. Elle sera donc acceptée, même si la banque du porteur de la carte est différente de celle du commerçant ou de la banque gestionnaire du distributeur de billets. IPN (Interbank Payment Network) et CSC ( Credit Card Service Company) se partagent la scène locale des distributeurs automatiques de paiements. C’est pour cette raison que le coût de chaque retrait varie suivant la banque et le réseau auquel cette dernière est reliée. «Généralement, la commission se répartit entre trois agents : la banque du lieu de...