Les mauvais traitements policiers - toujours très répandus en Europe
le 31 mai 2001 à 00h00
Les cas de mauvais traitements et parfois de torture par la police demeurent très répandus en Europe, s’inquiète Amnesty International, tout en reconnaissant que le vieux continent donne plutôt l’exemple dans d’autres domaines des droits de l’homme. Amnesty fait état de mauvais traitements, accompagnés souvent d’injures racistes, de la part de policiers en Bosnie, en Slovaquie, en Bulgarie, mais aussi dans des pays d’Europe occidentale : Belgique, France, Allemagne, Italie, Espagne, Suisse. Les victimes sont le plus souvent membres de groupes ethniques minoritaires, comme les Tziganes en Bosnie-Herzégovine, en Bulgarie, en Grèce et en Slovaquie, relève l’organisation de défense des droits de l’homme dans son rapport annuel qui couvre l’année 2000. La Turquie demeure un point noir sur le continent, selon Amnesty qui affirme que «la torture demeure très répandue et (que) les coupables sont rarement traduits en justice» dans ce pays. De façon générale en Europe, «les gouvernements ont pris l’habitude de ne pas lancer d’enquêtes indépendantes, impartiales et complètes sur les cas de mauvais traitements et de torture par la police, et l’impunité pour les atteintes aux droits de l’homme se perpétue». Amnesty épingle à ce propos la France, où «l’impunité de fait accordée par certains tribunaux à des officiers de police, notamment pour des cas de décès en détention, continue de susciter l’inquiétude». L’Europe a conservé l’an dernier ses points noirs : la Tchétchénie et le Kosovo, où les victimes des violences sont aussi bien des Serbes, des Tziganes, des Slaves musulmans, mais aussi des personnalités albanophones modérées. Mais les Européens peuvent aussi trouver certains motifs de satisfaction. Dans les Balkans, le retour au pays des réfugiés chassés par les conflits de la dernière décennie a pris quelque peu d’ampleur l’an dernier : plus de 60 000 en Bosnie-Herzégovine, 82 000 Albanais au Kosovo jusqu’en septembre 2000, plus de 18 000 Serbes croates en Croatie. La peine de mort continue par ailleurs de reculer en Europe, avec la ratification du protocole 6 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui bannit la peine capitale, par la Géorgie, l’Albanie, la Pologne et l’Ukraine. Enfin, «les pays européens ont donné l’exemple en vue de la mise en place d’un Tribunal pénal international», avec la ratification de ses statuts par douze pays européens l’an dernier. La comparution de quatre Rwandais pour crimes de guerre devant la Cour d’assises de Bruxelles, la condamnation de deux généraux argentins par contumace par une juridiction romaine vont également dans le sens d’une nécessaire lutte contre l’impunité, estime Amnesty. L’organisation de défense des droits de l’homme appelle à ce propos les autorités yougoslaves à suivre cet exemple et à livrer au tribunal international de La Haye l’ancien président Slobodan Milosevic.
Les cas de mauvais traitements et parfois de torture par la police demeurent très répandus en Europe, s’inquiète Amnesty International, tout en reconnaissant que le vieux continent donne plutôt l’exemple dans d’autres domaines des droits de l’homme. Amnesty fait état de mauvais traitements, accompagnés souvent d’injures racistes, de la part de policiers en Bosnie, en Slovaquie, en Bulgarie, mais aussi dans des pays d’Europe occidentale : Belgique, France, Allemagne, Italie, Espagne, Suisse. Les victimes sont le plus souvent membres de groupes ethniques minoritaires, comme les Tziganes en Bosnie-Herzégovine, en Bulgarie, en Grèce et en Slovaquie, relève l’organisation de défense des droits de l’homme dans son rapport annuel qui couvre l’année 2000. La Turquie demeure un point noir sur le continent, selon...
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