Yasser Arafat, attendu hier en soirée à Moscou, va réclamer à Vladimir Poutine une participation plus active de la Russie dans le règlement au Proche-Orient en vue d’un nouveau sommet, alors que la Russie a semblé réticente jusqu’à présent à prendre une initiative. Le président palestinien, qui rencontrera également le patriarche orthodoxe Alexis II, «veut discuter avec la Russie du rapport Mitchell et de la tenue d’un nouveau sommet» du type de celui de Charm el-Cheikh (Égypte), a déclaré l’ambassadeur de Palestine à Moscou Khaïri al-Oridi. Le chef de la diplomatie russe Igor Ivanov a affirmé que Moscou était «favorable à une rencontre internationale» devant mettre en place «les mécanismes d’application des propositions» jordano-égyptiennes et du rapport Mitchell. La Russie, bien que coparrain du processus de paix avec les États-Unis, était absente du sommet de Charm el-Cheikh qui avait réuni en octobre dernier toutes les parties impliquées dans le conflit. Les Palestiniens estiment que la participation russe à ce nouveau sommet «doit être une priorité», car «nous sommes fiers de la position de la Russie qui s’appuie sur l’Onu» pour tenter d’enrayer la spirale de la violence au Proche-Orient, a-t-il expliqué. Lundi, un enfant palestinien a été blessé par des soldats israéliens dans le sud de la bande de Gaza. La veille, deux attentats à la voiture piégée à Jérusalem avaient fait deux blessés légers et le nouvel émissaire américain au Proche-Orient William Burns avait appelé M. Arafat à «faire tout ce qui est possible» pour arrêter les «attaques terroristes». De leur côté, les Palestiniens ont accusé Israël d’avoir violé 96 fois le «cessez-le-feu unilatéral» déclaré par l’État hébreu cinq jours auparavant. Estimant qu’il «n’y avait pas de concurrence» entre les deux coparrains, M. Oridi a souligné que «les États-Unis seuls n’étaient pas parvenus» à imposer un règlement de paix. Par conséquent, la Palestine considère que Moscou, dont les relations avec le monde arabe «se sont clairement améliorées» sous la présidence de M. Poutine, «doit intervenir à tous les stades du processus de paix», selon l’ambassadeur. L’ex-Premier ministre russe Evgueni Primakov a entamé le 26 mai une tournée dans les pays arabes pour affirmer que son pays «s’efforcerait de mettre un terme à la violence» israélo-palestinienne. Mais la Russie, traditionnellement proche des pays arabes, semble se contenter d’approuver les initiatives en cours – le plan jordano-égyptien et les recommandations du rapport Mitchell – sans chercher à apporter sa propre pierre à l’édifice. «Toutes les propositions ont été faites (...) Elles sont contenues dans le rapport Mitchell et l’initiative de paix jordano-égyptienne», a affirmé Igor Ivanov, estimant que «la tâche essentielle consistait désormais à obtenir leur mise en œuvre». Les Palestiniens demandent l’application intégrale du rapport Mitchell qui recommande un cessez-le-feu et le gel total de la colonisation des territoires palestiniens par Israël. Le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres a souligné dimanche «l’importance de l’acceptation, sans changement, du rapport Mitchell», mais il ne s’est pas prononcé explicitement sur une acceptation claire par Israël du gel de la colonisation rejeté par le Premier ministre Ariel Sharon.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Yasser Arafat, attendu hier en soirée à Moscou, va réclamer à Vladimir Poutine une participation plus active de la Russie dans le règlement au Proche-Orient en vue d’un nouveau sommet, alors que la Russie a semblé réticente jusqu’à présent à prendre une initiative. Le président palestinien, qui rencontrera également le patriarche orthodoxe Alexis II, «veut discuter avec la Russie du rapport Mitchell et de la tenue d’un nouveau sommet» du type de celui de Charm el-Cheikh (Égypte), a déclaré l’ambassadeur de Palestine à Moscou Khaïri al-Oridi. Le chef de la diplomatie russe Igor Ivanov a affirmé que Moscou était «favorable à une rencontre internationale» devant mettre en place «les mécanismes d’application des propositions» jordano-égyptiennes et du rapport Mitchell. La Russie, bien que coparrain du...