Maladie sournoise, qu’on découvre parfois à la suite d’un examen de laboratoire, le diabète est redoutable par ses complications, parfois bien graves. D’où la nécessité de se soumettre à un contrôle régulier du taux de sucre dans le sang. Le risque apparaît lorsque le taux glycémique dépasse 1,40 gramme par litre de sang. La glycémie normale est inférieure à 1,10 g par litre. Un résultat situé entre ces deux valeurs implique une surveillance très stricte. Un des dangers de ce trouble consiste, en effet, dans le fait que le sucre se dépose dans les petits vaisseaux au niveau des reins, des yeux et des nerfs les altérant, au cours des ans, dangereusement... Il existe deux formes de diabète: le diabète maigre (ou de type1) désigné comme insulino-dépendant et le diabète «gras» de type 2, non-insulino-dépendant. Le diabète de type 1, le diabète maigre, est celui des gens minces. L’insuline constitue, dans ce cas, le traitement unique par excellence. Il apparaît le plus souvent avant l’âge de 20 ans, mais il peut survenir tout au long de la vie. Il correspond à une carence en insuline par destruction des cellules qui produisent cette hormone. Tout se passe comme si ces cellules étaient devenues étrangères à l’organisme et faisaient l’objet d’un rejet. On évalue à 15% le pourcentage des diabétiques insulino-dépendants par rapport au chiffre total des diabétiques, d’une population donnée. Le second type de diabète, celui de type 2, est particulièrement sournois. Pendant longtemps, voire des années, sa victime n’a aucun symptôme révélateur de cette anomalie. Il apparaît surtout après 40-50 ans, chez des individus présentant un excès de poids. Sa fréquence augmente avec l’âge. Selon les évaluations, ce diabète dit «gras» touche 85% des diabétiques. Aucune population n’est totalement protégée contre cette maladie. Les populations rurales, toutefois, généralement très actives, accusent deux fois moins de diabète que les populations urbaines et sédentaires, et cela tout autour de la planète. Maladie «incognito» Comment s’explique le fait que le diabète «gras», celui de la maturité, puisse passer inaperçu par sa victime? Aucun symptôme, en effet, n’alerte le patient et ceci pendant des années. Sa découverte est souvent fortuite, lors d’une mesure de la glycémie réalisée au cours d’un bilan de santé ou d’une analyse générale demandée par le médecin. Sa détection est parfois très tardive et cause des complications. Or, le diabète est l’un des principaux responsables de cécité dans les pays développés. Ainsi qu’une cause importante d’insuffisance rénale nécessitant des dialyses (épuration rénale). En revanche, le diabète de type 1 (maigre) est beaucoup plus facilement diagnostiqué. Le malade, en effet, perd du poids et a soif, deux signes qui alertent l’attention et incitent à consulter. Il ne peut vivre, par ailleurs, sans injections d’insuline. Quand doit-on soupçonner un diabète? La perte de poids, sans régime, une soif intense ou très fréquente, une augmentation du volume et de la fréquence des urines sont des manifestations qui doivent alerter le sujet et son entourage, et inciter à consulter. Un autre facteur, le poids de l’hérédité. Si un des parents souffre de diabète de type 2, le risque pour les enfants est de 30%. Si les deux parents en son atteints, le risque est de 50%. Dans le diabète de type 1, un mécanisme immunitaire complexe se manifeste chez certaines personnes génétiquement prédisposées. Le risque d’avoir un enfant diabétique est de 2% si c’est la mère qui en est atteinte de diabète de type 1 et 4% si c’est le père. Si les deux parents le sont, le risque monte à 15%. Pour prévenir le diabète de type 2, le meilleur traitement préventif n’est autre que l’exercice physique. Dans les familles de diabétiques de type 2, l’exercice physique pour toutes les générations (grand-père, père, enfants) est impératif. Second «must» absolu: une alimentation équilibrée, ne supprimant pas les glucides, mais réduisant les graisses d’origine animale. Le régime idéal serait moins calorique, moins gras, sans (trop) d’alcool et sans tabac. Et le sucre? Éviter, certes, les excès de sucreries, mais le sucre en soi ne serait pas responsable de diabète. Mais dans le diabète de type 2, l’insuline rencontre une grande difficulté à faire pénétrer le sucre dans les cellules musculaires. Or, les deux carburants énergétiques de l’organisme sont le sucre et les graisses. Dans ce cas précis, le système musculaire choisit les graisses et refuse le sucre. Résultat: les graisses inondent les muscles (obésité) et le sucre reste dans le sang. Au moment d’une activité intense, les muscles consomment autant les graisses que le sucre. L’alimentation trop riche en graisses, la prise de poids, l’excès en calories favorisent le diabète de type 2.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Maladie sournoise, qu’on découvre parfois à la suite d’un examen de laboratoire, le diabète est redoutable par ses complications, parfois bien graves. D’où la nécessité de se soumettre à un contrôle régulier du taux de sucre dans le sang. Le risque apparaît lorsque le taux glycémique dépasse 1,40 gramme par litre de sang. La glycémie normale est inférieure à 1,10 g par litre. Un résultat situé entre ces deux valeurs implique une surveillance très stricte. Un des dangers de ce trouble consiste, en effet, dans le fait que le sucre se dépose dans les petits vaisseaux au niveau des reins, des yeux et des nerfs les altérant, au cours des ans, dangereusement... Il existe deux formes de diabète: le diabète maigre (ou de type1) désigné comme insulino-dépendant et le diabète «gras» de type 2,...