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Actualités - Chronologies

Onu - Sida et impasse budgétaire ont dominé l’assemblée annuelle de l’OMS

L’assemblée annuelle de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui s’est achevée mardi, a été dominée par le débat controversé sur l’accès aux traitements antisida, et par des désaccords sur les financements en baisse du budget pour 2002. Une résolution visant à amplifier l’action contre le VIH-sida a été adoptée par les 191 États membres. Elle insiste sur la prévention, la non-discrimination, «l’établissement d’un fonds mondial pour la santé et la lutte contre le sida», les prix abordables des médicaments, l’appui financier aux États démunis, le traitement des maladies opportunistes comme la tuberculose. Elle évoque aussi le respect dû aux «instruments internationaux adoptés», c’est-à-dire essentiellement les accords de l’OMC sur la propriété intellectuelle, qui protègent les brevets pendant vingt ans et permettent de financer la recherche, sans empêcher, en cas d’urgence nationale de santé, la production et l’importation de génériques. La résolution appelle les États «à coopérer de manière constructive pour renforcer les politiques et pratiques pharmaceutiques» et à «faciliter le développement d’une capacité de production locale de haute qualité, conformément au droit international, y compris aux instruments internationaux adoptés». La résolution appuie l’idée lancée en avril à Abuja (Nigeria) par le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, d’un «Fonds mondial pour la santé et la lutte contre le sida» qui pourrait être doté de 7 à 10 milliards de dollars. Ce fonds serait destiné à lutter contre trois pandémies les plus meurtrières, sida, paludisme et tuberculose, a de nouveau plaidé Kofi Annan à Genève. L’autre sujet chaud de l’assemblée annuelle de l’OMS a été le budget régulier, adopté pour 2002 à hauteur de 421,3 millions de dollars, et qui enregistre un déficit de 20,66 millions de dollars, soit une baisse de 4,7 %. La directrice générale, Mme Gro Harlem Brundtland, a indiqué que le déficit prévu serait comblé au moyen de diverses recettes. «Cette utilisation des recettes diverses réduit le montant restant disponible pour les programmes prioritaires», a-t-elle déploré. Des pays en développement, dont les porte-parole les plus radicaux étaient le Pakistan et Cuba, ont refusé de relever leurs contributions pour compenser un déficit laissé par une baisse des contributions américaines, de 105 millions de dollars en 2001 à 92 millions en 2002. Ouvrant la conférence, Mme Brundtland avait souligné l’ampleur des tâches de l’OMS, estimant que leur coût allait croissant. Elle avait souhaité une augmentation de 1,9 % du budget 2002-2003 de l’OMS, auquel s’ajouteraient des financements supplémentaires pour des opérations ponctuelles.
L’assemblée annuelle de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui s’est achevée mardi, a été dominée par le débat controversé sur l’accès aux traitements antisida, et par des désaccords sur les financements en baisse du budget pour 2002. Une résolution visant à amplifier l’action contre le VIH-sida a été adoptée par les 191 États membres. Elle insiste sur la prévention, la non-discrimination, «l’établissement d’un fonds mondial pour la santé et la lutte contre le sida», les prix abordables des médicaments, l’appui financier aux États démunis, le traitement des maladies opportunistes comme la tuberculose. Elle évoque aussi le respect dû aux «instruments internationaux adoptés», c’est-à-dire essentiellement les accords de l’OMC sur la propriété intellectuelle, qui protègent les...