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Actualités - Chronologies

CYCLISME - Troisième étape du Giro - Verbrugghe tremble, Hondo confirme

Le sud de l’Italie réussit à Danilo Hondo, un ancien Allemand de l’Est, qui a enlevé au sprint la troisième étape du Giro toujours mené par le Belge Rik Verbrugghe malgré une chute. Après Lucera, la cité fortifiée par l’ancien empereur Frédéric II au XIIIe siècle, Potenza, la ville du Basilicate remontant à l’époque romaine, a assisté au déboulé victorieux de Hondo, vainqueur pour la deuxième fois en deux jours. Au bout de la ligne droite de 500 mètres, l’Allemand a devancé d’une demi-roue l’Italien Endrio Leoni devant le gros du peloton. En deux jours, Hondo a fait son entrée dans le club des grands sprinteurs du Giro. Il a remplacé au-delà de ses espérances son compatriote Erik Zabel sous le maillot magenta de l’équipe Telekom. Lancé par l’Italien Giovanni Lombardi, il a pris les devants dans les cent derniers mètres et a imposé sa puissance dans un sprint jugé en légère montée. Pour rejoindre en vainqueur Potenza, le point le plus au sud atteint cette année par le Tour d’Italie, Hondo a dû miser sur la volonté de Verbrugghe de préserver son maillot rose de leader malgré l’alerte survenue à plus de quarante kilomètres de l’arrivée. «J’ai vu trop tard l’obstacle», a raconté ensuite Verbrugghe qui, comme d’autres coureurs, a heurté un îlot directionnel en forme de haricot placé après une voie ferrée. Le Belge, moins touché apparemment que son coéquipier Mario Aerts, a dressé lui-même le diagnostic (bassin déplacé) quand il a senti sa jambe droite endormie au moment de fournir des efforts. Premier sommet «Il me faut consulter un ostéopathe. En principe, cela se remet bien», a déclaré le porteur du maillot rose, habitué à ce genre d’émotions. Sur le podium du Critérium international, le 1er avril, il s’était déboîté l’épaule en enfilant le maillot du vainqueur et l’avait lui-même remis en place. De Lucera à Potenza (149 km), les coéquipiers de Verbrugghe ont contrôlé la course jusqu’à l’attaque du Slovène Gorazd Stangelj et de l’Italien Sergio Barbero, derrière le jeune Espagnol Joaquim Lopez Torrella, à l’approche des dix derniers kilomètres. Barbero a insisté jusqu’aux 700 mètres mais les sprinteurs lancés à grande vitesse dans les rues de Potenza ne lui ont laissé aucune chance. Les positions sont restées inchangées au terme de cette journée grise, à la veille de la première arrivée en altitude. De Potenza, le Giro doit rejoindre le sanctuaire bénédictin de Montevergine di Mercogliano (169 km) où le Belge Armand Desmet, un des membres de la garde rouge de l’ancien champion Rik Van Looy, s’était imposé en 1962. La montée finale jusqu’à l’altitude de 1 270 mètres, dans l’arrière-pays napolitain, se prolonge sur 17,1 kilomètres, d’une pente moyenne de 5 pour cent qui autorise des braquets importants selon Marco Pantani. Pour Dario Frigo, le coureur italien deuxième au classement général à 9 secondes de Verbrugghe, le rêve du maillot rose est permis.
Le sud de l’Italie réussit à Danilo Hondo, un ancien Allemand de l’Est, qui a enlevé au sprint la troisième étape du Giro toujours mené par le Belge Rik Verbrugghe malgré une chute. Après Lucera, la cité fortifiée par l’ancien empereur Frédéric II au XIIIe siècle, Potenza, la ville du Basilicate remontant à l’époque romaine, a assisté au déboulé victorieux de Hondo, vainqueur pour la deuxième fois en deux jours. Au bout de la ligne droite de 500 mètres, l’Allemand a devancé d’une demi-roue l’Italien Endrio Leoni devant le gros du peloton. En deux jours, Hondo a fait son entrée dans le club des grands sprinteurs du Giro. Il a remplacé au-delà de ses espérances son compatriote Erik Zabel sous le maillot magenta de l’équipe Telekom. Lancé par l’Italien Giovanni Lombardi, il a pris les devants...