William Burns, désigné lundi par le secrétaire d’État américain Colin Powell «assistant spécial» auprès de M. Powell et du président George W. Bush pour les discussions entre Palestiniens et Israéliens, est un vétéran de la politique du Proche-Orient. Âgé de 44 ans, William Burns était ambassadeur des États-Unis en Jordanie depuis août 1998. «Un engagement américain actif au Proche-Orient est une nécessité et non une option», a déclaré le nouvel émissaire américain lors de la séance de confirmation de sa nomination devant le comité des relations externes au Sénat, a-t-on appris auprès de l’ambassade des États-Unis en Jordanie. Pour cet homme qui a fait de l’humilité sa règle d’or, «un peu d’humilité est efficace dans l’utilisation du leadership et du pouvoir américains», a-t-il déclaré lors de sa déclaration au Sénat, car «nous n’avons pas le monopole de la sagesse au Proche-Orient». «La violence est une impasse pour les deux peuples», israélien et palestinien, et un «effort à cent pour cent pour arrêter la violence n’est pas suffisant en lui-même (...) l’espoir économique doit être restauré, la confiance regagnée, la provocation éliminée», a-t-il encore ajouté selon le texte obtenu par l’ambassade. La Jordanie a été le premier poste de diplomate de cet homme à l’allure distinguée et à la voix douce. Il a été conseiller politique de 1982 à 1984 avant d’y retourner en tant qu’ambassadeur en août 1998, alors que le roi Hussein était hospitalisé aux États-Unis pour un cancer. Il présentera ses lettres de créance au prince Hassan ben Talal, alors prince héritier. D’emblée, William Burns a été étroitement lié aux efforts de la Jordanie pour rapprocher Palestiniens et Israéliens. Il était présent lors des négociations de Wye Plantation en octobre 1998 qui ont constitué la dernière apparition publique aux États-Unis du roi Hussein, avant sa mort en février 1999. L’ambassadeur a été ensuite présent à toutes les rencontres patronnées par les États-Unis, avec la participation de la Jordanie, pour faire avancer le processus de paix. Il s’est rapidement taillé une réputation de fin connaisseur des questions du Proche-Orient, et dans les cercles politiques et diplomatiques en Jordanie, il est qualifié d’homme pragmatique, sensible, sérieux et actif. «Si la proximité d’un ambassadeur américain avec le souverain jordanien est une tradition, les contacts de William Burns avec le roi Abdallah II sont particulièrement chaleureux», a indiqué un proche du roi. «Son départ d’Amman est une perte pour la Jordanie mais un gain pour la région», a relevé ce responsable sous couvert d’anonymat. William Burns a une licence en histoire et une maîtrise et un doctorat en relations internationales. Il est l’auteur de L’aide économique et la politique américaine vis-à-vis de l’Égypte, 1955-1981. Il parle l’arabe, le russe et le français. Marié à une diplomate, Lisa Carty, il est père de deux filles.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats William Burns, désigné lundi par le secrétaire d’État américain Colin Powell «assistant spécial» auprès de M. Powell et du président George W. Bush pour les discussions entre Palestiniens et Israéliens, est un vétéran de la politique du Proche-Orient. Âgé de 44 ans, William Burns était ambassadeur des États-Unis en Jordanie depuis août 1998. «Un engagement américain actif au Proche-Orient est une nécessité et non une option», a déclaré le nouvel émissaire américain lors de la séance de confirmation de sa nomination devant le comité des relations externes au Sénat, a-t-on appris auprès de l’ambassade des États-Unis en Jordanie. Pour cet homme qui a fait de l’humilité sa règle d’or, «un peu d’humilité est efficace dans l’utilisation du leadership et du pouvoir américains», a-t-il déclaré...