La finale de la Coupe de l’UEFA de football, remportée à l’issue d’un match à suspense par les Anglais de Liverpool aux dépens des Espagnols du CD Alavés (5 à 4 au but en or), mercredi à Dortmund, restera dans les annales pour son scénario exceptionnel et son score prolifique. Jamais une finale ne s’était soldée par neuf buts en Coupe de l’UEFA. Un festival d’autant plus surprenant que les deux formations étaient décriées pour leur tactique défensive. Pour la première fois, l’issue d’une coupe européenne des clubs s’est décidée sur un but en or. Ironie du sort, il a bénéficié à un club dont l’entraîneur français, Gérard Houllier, n’est pas partisan de ce règlement. Au grand désespoir des vaillants Basques, la «mort subite» était plutôt un suicide, puisque leur défenseur Delfi Geli a marqué contre son camp, à la 117e minute, alors qu’Alavés était réduit à neuf après les exclusions de Magno puis Karmona en prolongation, pour avoir reçu un second carton jaune. Alavés, en première division espagnole depuis seulement trois saisons, aura toutefois réalisé l’exploit sans précédent en Coupe de l’UEFA d’accéder à la finale pour sa toute première participation à une compétition internationale. Liverpool devient pour sa part le premier club anglais à gagner trois coupes dans la même saison, après celle de la Ligue et la Coupe d’Angleterre. En outre, les Reds rejoignent le FC Barcelone, la Juventus Turin et l’Inter Milan dans le cercle des détenteurs du record des victoires en Coupe de l’UEFA après ce troisième succès en C3. « Tragédie » Pour sa première finale continentale depuis le drame du Heysel, à Bruxelles, il y a 16 ans (39 morts), Liverpool, quadruple vainqueur de la Coupe d’Europe des champions entre 1977 et 1984, semblait pourtant s’acheminer vers un tranquille succès en menant 2 à 0 après 16 minutes grâce à Markus Babbel et Michael Owen. Revenus au score par Ivan Alonso, les Espagnols ont regagné les vestiaires après avoir encaissé sur penalty un troisième but anglais, du vétéran Gary McAllister, 36 ans, élu meilleur homme du match. Deux buts en trois minutes de Javi Moreno à la reprise ont toutefois redonné espoir aux Basques (3-3) avant qu’ils ne soient à nouveau choqués à la 73e minute par un but du remplaçant Robbie Fowler (4-3). Le suspense fut à son comble quand le fils du mythique Johan Cruyff, Jordi, égalisa à une minute de la fin du temps réglementaire (4-4). On connaît la suite, dramatique pour les Espagnols. «C’est une tragédie absolue. C’est dommage, mais le football est comme ça», s’est lamenté Javi Moreno. «Nous avons joué pour l’immortalité, car les gens vont se souvenir de ce match», s’est exclamé Gérard Houllier, qui a rendu hommage à ses adversaires. Cette finale s’est déroulée sans incidents notables. Trente-et-une personnes seulement ont été interpellées, puis relâchées, a indiqué le porte-parole de la police de Dortmund. Une fête du football, offerte par la «petite» coupe européenne et que l’on aimerait voir se prolonger lors de la finale de la Ligue des champions entre le Bayern Munich et un autre club espagnol, Valence, mercredi prochain à Milan (Italie).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La finale de la Coupe de l’UEFA de football, remportée à l’issue d’un match à suspense par les Anglais de Liverpool aux dépens des Espagnols du CD Alavés (5 à 4 au but en or), mercredi à Dortmund, restera dans les annales pour son scénario exceptionnel et son score prolifique. Jamais une finale ne s’était soldée par neuf buts en Coupe de l’UEFA. Un festival d’autant plus surprenant que les deux formations étaient décriées pour leur tactique défensive. Pour la première fois, l’issue d’une coupe européenne des clubs s’est décidée sur un but en or. Ironie du sort, il a bénéficié à un club dont l’entraîneur français, Gérard Houllier, n’est pas partisan de ce règlement. Au grand désespoir des vaillants Basques, la «mort subite» était plutôt un suicide, puisque leur défenseur Delfi Geli a...