Les risques de la nouvelle - stratégie militaire israélienne
le 17 mai 2001 à 00h00
L’exécution «par erreur» des cinq policiers palestiniens par l’armée israélienne dans la nuit de dimanche à lundi illustre les risques de la nouvelle stratégie militaire du gouvernement d’Ariel Sharon pour riposter à l’intifada, estimaient hier les analystes israéliens. «En pensant ainsi que nous avons une liberté d’action, nous n’obtiendrons jamais la paix», a déclaré le stratège militaire Avraham Tamir. L’opération faisait partie d’une nouvelle politique militaire de raids quasi quotidiens dans les zones autonomes palestiniennes. «Cette escalade comporte un certain nombre de risques», a affirmé le chercheur Gerald Steinberg, du Centre d’études Begin-Sadate à Tel-Aviv. «Cette politique qui implique une prise de décision de la part de commandants sur le terrain a échoué dans le cas des cinq policiers tués, mais elle a aussi parfois réussi», a-t-il dit, en citant un autre incident survenu mardi matin dans la bande de Gaza, lorsque «pour la première fois un commando de lanceurs de mortier a été pris sur le fait». Dans cet incident, un garde du corps du chef spirituel du Mouvement de la résistance islamique (Hamas), cheikh Ahmed Yassine, avait été tué et trois personnes l’accompagnant blessées par des tirs d’obus d’un char israélien sur leur voiture. Certains analystes craignent que la nouvelle stratégie ne provoque une vive réaction palestinienne. «Il est à craindre que l’Autorité palestinienne élargisse son champ d’activité et permette à ses forces qui n’étaient pas jusqu’ici directement impliquées dans les violences de mener des opérations contre Israël», a relevé un analyste du quotidien Haaretz. Selon les observateurs, Israël espère par cette politique agressive imposer un cessez-le-feu à son adversaire palestinien. «Je pense qu’il y a beaucoup de sens à transposer la guerre sur le seuil des Palestiniens, pour qu’ils comprennent le prix que cela peut leur coûter, afin de tenter d’imposer un cessez-le-feu dans des conditions favorables (...) C’est ainsi que toutes les armées font la guerre», a affirmé M. Steinberg. Mais, a-t-il poursuivi, dans un conflit comme l’intifada, rien n’est jamais ni blanc ni noir : «Dans les guerres il y a des succès et des échecs... la guerre est une affaire très compliquée».
L’exécution «par erreur» des cinq policiers palestiniens par l’armée israélienne dans la nuit de dimanche à lundi illustre les risques de la nouvelle stratégie militaire du gouvernement d’Ariel Sharon pour riposter à l’intifada, estimaient hier les analystes israéliens. «En pensant ainsi que nous avons une liberté d’action, nous n’obtiendrons jamais la paix», a déclaré le stratège militaire Avraham Tamir. L’opération faisait partie d’une nouvelle politique militaire de raids quasi quotidiens dans les zones autonomes palestiniennes. «Cette escalade comporte un certain nombre de risques», a affirmé le chercheur Gerald Steinberg, du Centre d’études Begin-Sadate à Tel-Aviv. «Cette politique qui implique une prise de décision de la part de commandants sur le terrain a échoué dans le cas des cinq...
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