Yvan Bourgnon sur Bayer et Alain Gautier sur Foncia se livraient hier une belle bataille en tête de la flotte du Challenge Mondial Assistance, course en équipage entre Cherbourg et Tarragone via les Açores. Le navigateur franco-suisse est toujours aux commandes avec une petite avance de 15,2 milles sur son poursuivant tandis que Franck Cammas sur Groupama est troisième à 61,3 milles. Depuis le départ de la course, samedi, les équipages n’ont cessé de manœuvrer dans des conditions plus musclées que ce qu’ils avaient prévu. «La nuit dernière a été bien agitée. Le vent est monté jusqu’à 40 nœuds. Le bateau volait au-dessus de l’eau, c’était fantastique. Nous sommes vraiment contents d’avoir un bateau fiable dans ces conditions», a raconté Yvan Bourgnon. Hier, les équipages ont profité d’une zone plus calme entre deux dépressions pour se reposer. «Ce matin, le soleil est de la partie. Nous en profitons pour faire sécher les affaires, ce qui fait beaucoup de bien», a commenté Alain Gautier. «Depuis le départ, la course est très intéressante sur le plan stratégique. Ellen (MacArthur) est chargée de la navigation et s’en sort très bien. Après les Açores, nous devrions avoir du vent portant jusqu’à Gibraltar. Des conditions qui conviennent bien à notre bateau», s’est réjoui le skipper de Foncia. L’équipage de Franck Cammas a également profité de l’accalmie pour se reposer un peu. «On est un peu fatigué car on n’a pas arrêté de manœuvrer avec le vent qui change tout le temps. De plus, l’équipage a passé une partie de la nuit à bricoler suite à de petites avaries. Tout est réparé à l’exception du foil tribord (ailette placée sous le flotteur droit qui soulève le bateau)», a expliqué Cammas. «Cela va nous handicaper un peu par la suite. J’espère que nous n’aurons pas à naviguer trop bâbord amures», a ajouté le jeune skipper aixois. Il reste six bateaux encore en course dans cette première épreuve du championnat des multicoques. L’équipage de « La Trinitaine » évacué D’autre part, les six membres d’équipage du trimaran La Trinitaine de Marc Guillemot, contraints d’abandonner lundi matin en raison d’une avarie, ont été hélitreuillés et tous étaient à bord de la frégate Surcouf lundi en fin de soirée, a-t-on appris hier matin auprès des organisateurs. Craignant pour son équipage, Marc Guillemot avait fait appel officiellement pour assistance lundi en début d’après-midi au capitaine de corvette Philippe Coindreau, commandant de la frégate furtive Surcouf de la marine nationale, qui suit la course avec des journalistes à son bord. La frégate s’est donc déroutée pour porter secours à l’équipage en début d’après-midi. Un hélicoptère Panther de la marine nationale présent sur la frégate a hélitreuillé en deux rotations les six hommes d’équipage. Leur trimaran avait subi lundi matin une avarie qui a provoqué dans un premier temps une déchirure d’environ deux mètres de l’étrave tribord. Ils se trouvaient alors à 500 milles au nord des Açores et à 600 milles des côtes françaises. La situation s’est aggravée peu après, le flotteur droit menaçant de se disloquer. Ces flotteurs étaient l’une des innovations portées sur ce trimaran. «Ce n’est pas la panique à bord. Nous ne sommes pas en survie pour l’instant, mais nous sommes sur un bateau devenu non manœuvrant, avec une avarie qui peut se dégrader à tout moment avec, au bout, le possible chavirage du bateau», avait commenté Marc Guillemot, 41 ans, lors d’une communication avec l’organisation de la course dans l’après-midi.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Yvan Bourgnon sur Bayer et Alain Gautier sur Foncia se livraient hier une belle bataille en tête de la flotte du Challenge Mondial Assistance, course en équipage entre Cherbourg et Tarragone via les Açores. Le navigateur franco-suisse est toujours aux commandes avec une petite avance de 15,2 milles sur son poursuivant tandis que Franck Cammas sur Groupama est troisième à 61,3 milles. Depuis le départ de la course, samedi, les équipages n’ont cessé de manœuvrer dans des conditions plus musclées que ce qu’ils avaient prévu. «La nuit dernière a été bien agitée. Le vent est monté jusqu’à 40 nœuds. Le bateau volait au-dessus de l’eau, c’était fantastique. Nous sommes vraiment contents d’avoir un bateau fiable dans ces conditions», a raconté Yvan Bourgnon. Hier, les équipages ont profité d’une zone plus...