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Actualités - Communications Et Declarations

Féru d’Internet, le fils d’Abou Jihad garde l’espoir

Féru d’Internet, Jihad al-Wazir, le fils de l’ancien bras droit de Yasser Arafat assassiné par un commando israélien à Tunis en 1988, a vu ses rêves de développement de la Palestine s’effondrer d’un seul coup début 2001. L’intifada palestinienne déclenchée le 28 septembre, mais aussi la chute du Nasdaq, le marché américain des nouvelles technologies, avec le dégonflement de la bulle Internet, ont brutalement stoppé les projets de Jihad al-Wazir, fils de Khalil al-Wazir plus connu sous le nom d’Abou Jihad. La branche de Gaza du World Trade Center chargée de la formation à l’Internet de journalistes qu’il dirigeait depuis 1995 a fermé ses portes le mois dernier. Goldstone-Infotec, la start-up spécialisée dans l’e-business et l’information technologique, qu’il avait fondée en association avec une firme indienne, a dû faire de même. «Nous avons souffert de la crise du marché de l’Internet et certains de nos contrats ont été annulés en raison du soulèvement» anti-israélien, explique cet ingénieur de 36 ans formé aux États-Unis et titulaire d’un doctorat en management de l’Université de Loughbourough en Grande-Bretagne. «La situation économique à Gaza est terrible. Le chômage est très élevé. Il n’y a absolument aucune perspective d’investissement», dit-il. «Il n’y a également aucune productivité car les industriels n’ont pas les moyens d’acheter les matériaux de base et les gens qui travaillaient en Israël (avant l’intifada) ont dépensé toutes leurs économies», ajoute le jeune ingénieur aux manières policées qui s’exprime dans un anglais châtié. Il affirme que «la situation va empirer, à moins que les Américains s’en mêlent pour éviter une explosion majeure dans la région. Ariel Sharon (le Premier ministre israélien) pense uniquement en termes militaires et s’il continue dans la même voie il va nous emmener tous en enfer». Jihad al-Wazir n’a toutefois pas perdu espoir. «C’est très dur, mais je forme des gens, je monte des projets Internet. Je suis en quelque sorte au service de l’intérêt général». Mais cet ancien résident de Rochester, aux États-Unis, est réaliste. «Pour ce qui est des affaires, il n’y a ni stabilité ni perspectives politiques», souligne-t-il. Le fils de celui que les Israéliens ont considéré jusqu’à sa mort comme le «cerveau» des actions militaires de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) n’a pas l’intention de s’exiler. «C’est ma maison ici. Je suis né à Gaza. J’ai pris la décision de rentrer car je pensais que les accords (israélo-palestiniens) d’Oslo étaient une bonne chose. J’avais pourtant un bon job aux États-Unis», dit-il. Jihad al-Wazir est aussi un patriote convaincu qui a combattu au Liban lors de l’invasion israélienne en 1982 et qui affirme avec force : «Nous, les Palestiniens, avons atteint un stade où nous ne pouvons pas nous tenir tranquilles comme Sharon le souhaite. Le plus il nous attaque, le plus nous résisterons». Avec le reste de sa famille il est arrivé à Gaza en 1994, après le départ des forces israéliennes. Jusqu’à sa mort, le 16 avril 1988, son père a dirigé l’aile militaire du Fateh, le mouvement qu’avec Yasser Arafat il avait contribué à créer en 1965, et apparaissait comme le successeur potentiel de l’actuel chef de l’Autorité palestinienne.
Féru d’Internet, Jihad al-Wazir, le fils de l’ancien bras droit de Yasser Arafat assassiné par un commando israélien à Tunis en 1988, a vu ses rêves de développement de la Palestine s’effondrer d’un seul coup début 2001. L’intifada palestinienne déclenchée le 28 septembre, mais aussi la chute du Nasdaq, le marché américain des nouvelles technologies, avec le dégonflement de la bulle Internet, ont brutalement stoppé les projets de Jihad al-Wazir, fils de Khalil al-Wazir plus connu sous le nom d’Abou Jihad. La branche de Gaza du World Trade Center chargée de la formation à l’Internet de journalistes qu’il dirigeait depuis 1995 a fermé ses portes le mois dernier. Goldstone-Infotec, la start-up spécialisée dans l’e-business et l’information technologique, qu’il avait fondée en association avec une...