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Actualités - Chronologies

Commerce - L’OCDE discute du lancement - d’un nouveau cycle de l’OMC

Les ministres du Commerce, de l’Économie et des Finances des 30 pays industrialisés de l’OCDE devraient à nouveau discuter cette semaine à Paris de l’éventualité du lancement d’un nouveau cycle de négociations de libéralisation des échanges dans le cadre de l’OMC. Déjà auteurs d’un appel en faveur d’un nouveau «round» de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) lors de leur précédente rencontre annuelle, les ministres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) devraient remettre le couvert cette année, lors de leur réunion des 16 et 17 mai, pour tenter d’effacer l’échec de Seattle (États-Unis). «Les pays membres de l’OCDE partagent unanimement le point de vue que des négociations étendues sur le commerce multilatéral doivent être lancées le plus tôt possible», explique l’organisation dans un document préparatoire à la réunion de mercredi et jeudi. «Ils travailleront résolument en faveur de cet objectif», insiste l’OCDE dans ce document. «Un consensus est important pour les gouvernements, parce que c’est presque une force législative qui naît des accords multilatéraux», a souligné vendredi le secrétaire général de l’organisation, Donald Johnston, lors d’une conférence. Les membres de l’organisation veulent aussi «s’assurer que le système d’échanges multilatéral, centré autour de l’OMC, fonctionne efficacement et a les moyens de répondre aux principaux problèmes de politique commerciale», assure l’OCDE. Lors de leur réunion l’année dernière, les ministres de l’organisation s’étaient dits aiguillonnés par un «sentiment d’urgence», mais n’avaient pu surmonter leurs divergences. Non seulement entre Américains et Européens, mais également entre Nord et Sud. Un an plus tard, le dossier n’a pas avancé : les négociations sur le volet agricole avaient déjà repris en janvier 2000 et celles sur le volet des services en mars de la même année, mais toujours rien au niveau global. Certains États renâclent encore, laissant planer un doute sur le lancement d’un «round» global lors de la conférence ministérielle de l’OMC à Doha (Qatar), en novembre. De nombreux pays émergents répugnent en effet à ouvrir leurs frontières sans garantie d’obtenir le même accès aux places occidentales et dans la crainte de voir leurs entreprises perdre des parts sur leurs propres marchés. «L’accès au marché représente l’unique problème important en termes d’échanges entre les pays développés et en développement», souligne l’organisation, qui ne compte que des pays industrialisés ou en transition (passant du statut d’émergent à industrialisé) en son sein. Pour cette raison, l’OCDE est bien consciente que ses réunions ministérielles cette semaine ne déboucheront sur aucune annonce, pour ne pas froisser les pays émergents. Dix pays non membres (Afrique du Sud, Argentine, Brésil, Chine, Inde, Indonésie, Mali, Roumanie, Russie et Singapour) ont été invités à participer en partie à la conférence ministérielle de l’organisation. Sans compter que l’absence du secrétaire américain au Trésor, Paul O’Neill, n’est pas de bon augure alors que les États-Unis se montrent réticents au lancement d’un nouveau cycle global et semblent privilégier les accords bilatéraux ou régionaux, à l’instar de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA). Donald Johnston s’est néanmoins dit encore persuadé vendredi que la nouvelle administration américaine était en faveur d’accords commerciaux multilatéraux. «La plupart de ces gens désigneraient le libre-échange mondial comme le but ultime», a-t-il estimé.
Les ministres du Commerce, de l’Économie et des Finances des 30 pays industrialisés de l’OCDE devraient à nouveau discuter cette semaine à Paris de l’éventualité du lancement d’un nouveau cycle de négociations de libéralisation des échanges dans le cadre de l’OMC. Déjà auteurs d’un appel en faveur d’un nouveau «round» de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) lors de leur précédente rencontre annuelle, les ministres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) devraient remettre le couvert cette année, lors de leur réunion des 16 et 17 mai, pour tenter d’effacer l’échec de Seattle (États-Unis). «Les pays membres de l’OCDE partagent unanimement le point de vue que des négociations étendues sur le commerce multilatéral doivent être lancées le plus tôt...