Experts turcs et américains se sont entretenus vendredi à Ankara du projet de bouclier antimissile du président George W. Bush, la Turquie indiquant «partager» les inquiétudes des États-Unis concernant les armes de destruction massive. «Nous avons procédé à des consultations avec nos amis turcs et leur avons présenté notre projet de bouclier antimissile», a dit devant la presse le sous-secrétaire d’État américain aux Affaires politiques Marc Grossman, au terme d’un entretien avec le chef de la diplomatie turque Ismail Cem. Le diplomate américain a indiqué que la situation en 2001 «n’est plus la même qu’en 1972», lorsque Washington et Moscou ont signé le traité antimissile ABM. «Les Russes ne sont plus nos ennemis et la guerre froide est terminée. Il y a des avantages et des désavantages. Le plus grand désavantage est la prolifération des armes de destruction massive», a-t-il expliqué. Se félicitant de ses entretiens sur le nouveau concept de défense avec les alliés des États-Unis en Europe, M. Grossman a souligné que ceux-ci souhaitaient «davantage de consultations». «Nos alliés reconnaissent qu’il y a un monde nouveau aujourd’hui et nous devons en tenir compte», a-t-il dit. En réponse à des questions sur une éventuelle participation au projet de la Turquie, alliée stragégique des États-Unis et membre de l’Otan, M. Grossman a répondu : «Nous espérons la plus grande participation possible, mais chaque pays décidera à lui seul. Nous sommes encore très loin du point où nous demanderons à un allié de faire quoi que ce soit». De source diplomatique turque, on indique que la Turquie «partage les inquiétudes des États-Unis» et se «félicite de la volonté de Washington de consulter ses alliés de l’Otan, la Russie, la Chine et d’autres pays» sur le sujet. «Notre préoccupation fondamentale est que ce concept soit utile», a précisé un diplomate turc sous couvert d’anonymat. «Nous avions des questions à leur poser, nous l’avons fait et avons obtenu les réponses», a-t-il ajouté, sans autre précision. M. Grossman, qui s’est aussi entretenu avec le Premier ministre Bulent Ecevit, a quitté Ankara en fin d’après-midi pour la Géorgie.
Experts turcs et américains se sont entretenus vendredi à Ankara du projet de bouclier antimissile du président George W. Bush, la Turquie indiquant «partager» les inquiétudes des États-Unis concernant les armes de destruction massive. «Nous avons procédé à des consultations avec nos amis turcs et leur avons présenté notre projet de bouclier antimissile», a dit devant la presse le sous-secrétaire d’État américain aux Affaires politiques Marc Grossman, au terme d’un entretien avec le chef de la diplomatie turque Ismail Cem. Le diplomate américain a indiqué que la situation en 2001 «n’est plus la même qu’en 1972», lorsque Washington et Moscou ont signé le traité antimissile ABM. «Les Russes ne sont plus nos ennemis et la guerre froide est terminée. Il y a des avantages et des désavantages. Le plus grand...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.