Syrie - Le mufti Kaftaro se déchaîne - contre les accusations d’antisémitisme
le 12 mai 2001 à 00h00
Le mufti de Syrie, cheikh Ahmed Kaftaro, a affirmé vendredi que les accusations d’antisémitisme lancées contre le président Bachar el-Assad exprimaient «la haine sioniste contre les Arabes». «Ce que nous entendons de certains États n’est que le reflet de la haine sioniste contre les Arabes, musulmans et chrétiens», a affirmé cheikh Kaftaro, dans une conférence prononcée dans une mosquée de Damas avant la prière du vendredi. «Avant de prendre la défense des sionistes, ils (ces États) auraient dû se souvenir que les Arabes sont sémites (...) et que les sionistes sont les assassins des prophètes, des criminels et des racistes», a-t-il ajouté. «Ces pays auraient mieux fait de prendre une position susceptible de faire cesser les attaques sauvages d’Israël contre un peuple désarmé», a poursuivi cheikh Kaftaro, qui avait été propulsé sur l’avant-scène médiatique durant la visite historique du pape Jean-Paul II en Syrie, du 5 au 8 mai. «Le président Bachar est-il devenu antisémite parce qu’il a rappelé les souffrances du Christ ? (...) Un dirigeant devient-il antisémite parce qu’il défend courageusement les droits de sa nation ?», s’est-il interrogé. Le mufti a réaffirmé que les attaques israéliennes contre les Palestiniens «étaient pires que les actes perpétrés par les nazis», des propos tenus récemment par le président Assad. Cheikh Kaftaro a dénoncé de manière détournée les critiques formulées par les États-Unis et la France contre le président Assad. «Que vous soyez américain, français ou autre, que pouvez-vous dire en voyant des maisons rasées aux bulldozers et des enfants déchiquetés par armes ?», s’est-il interrogé. «Nous regrettons profondément cet alignement flagrant contre les Arabes, et nous proclamons que les propos de notre président Bachar el-Assad en accueillant le pape méritent tout le respect, parce qu’il est conforme à la légalité internationale», a-t-il affirmé. Le mufti Kaftaro avait accueilli, le 6 mai, à la mosquée des Omeyyades Jean-Paul II qui est devenu le premier pape dans l’Histoire à se rendre dans un lieu de culte musulman. En accueillant Jean-Paul II samedi à Damas, le président syrien avait accusé, sans nommer Israël ni les juifs, l’État hébreu de vouloir «assassiner tous les principes de toutes les religions, de la même manière qu’ils (les juifs) avaient trahi Jésus et essayé de tuer le prophète Mahomet». Ces propos ont valu au jeune président syrien d’être taxé «d’antisémite» par Israël et les organisations juives. Le ministère français des Affaires étrangères avait affirmé pour sa part que ces déclarations «ne répondent malheureusement pas» à l’appel à la paix lancé par le souverain pontife. Le porte-parole du département d’État américain Richard Boucher avait affirmé de son côté que ces propos sont «aussi regrettables qu’ils sont inacceptables».
Le mufti de Syrie, cheikh Ahmed Kaftaro, a affirmé vendredi que les accusations d’antisémitisme lancées contre le président Bachar el-Assad exprimaient «la haine sioniste contre les Arabes». «Ce que nous entendons de certains États n’est que le reflet de la haine sioniste contre les Arabes, musulmans et chrétiens», a affirmé cheikh Kaftaro, dans une conférence prononcée dans une mosquée de Damas avant la prière du vendredi. «Avant de prendre la défense des sionistes, ils (ces États) auraient dû se souvenir que les Arabes sont sémites (...) et que les sionistes sont les assassins des prophètes, des criminels et des racistes», a-t-il ajouté. «Ces pays auraient mieux fait de prendre une position susceptible de faire cesser les attaques sauvages d’Israël contre un peuple désarmé», a poursuivi cheikh Kaftaro,...
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