« Je suis de retour, - prêt à affronter le tintoin »
le 08 mai 2001 à 00h00
Ronald Biggs ne craint qu’une chose à son arrivée, le froid, selon le quotidien britannique le Sun. «Comment est le temps là-bas ? J’espère qu’on ne se gèle pas les c.... Ça va être un choc de sentir à nouveau le froid», a déclaré dimanche le vieil homme de 71 ans au tabloïd ayant mis sur pied son retour au pays en jet privé. «Je ne veux pas rentrer en Angleterre pour attraper la crève», a-t-il ajouté. «On le tient : après 13 068 jours de cavale, nous avons ramené Biggs à la justice de son pays», titre en une le Sun, au-dessus d’une photo représentant Ronald Biggs, habillé d’un tee-shirt rouge barré du logo du journal et en fauteuil roulant. Selon le Sun, le vieillard a été très diminué physiquement par trois attaques successives et il peine énormément à parler, préférant la plupart du temps communiquer par notes. «Mais j’arriverai à demander au juge de me laisser en liberté, a-t-il déclaré au journal. Maintenant je suis de retour et prêt à affronter le tintouin». Quant à Rosa Pereira dos Santos, 51 ans, sa gouvernante et infirmière à Rio, elle n’a pu contenir ses larmes au départ du vieillard. «Je ne fais pas du tout confiance aux autorités anglaises pour veiller sur lui», a-t-elle confié au Sun. À l’opposé de ce journal, qui consacre pas moins de sept pages bienveillantes à la gloire de Ronald Biggs, le Mirror et le Daily Mail donnent la parole à la famille de Jack Mills, le conducteur du train attaqué en 1963 mort depuis d’un cancer mais moralement brisé à l’époque par l’attaque. «Criminel», titre le premier en s’indignant que son concurrent ait affrété un luxueux jet privé et déboursé 44 000 livres (70 400 euros) pour rapatrier le voleur dans sa patrie. «La colère des familles marquées à vie par cette nuit de l’horreur», titre de son côté le Daily Mail, qui assure que pas moins de 100 000 livres seront déboursées par les contribuables britanniques en un an pour faire face aux frais de prison, d’hôpitaux et de justice occasionnés par le retour de Biggs au pays. Les journaux dits de qualité n’accordent de leur côté qu’une petite place à l’affaire, le Daily Telegraph étant le seul à la mettre en une.
Ronald Biggs ne craint qu’une chose à son arrivée, le froid, selon le quotidien britannique le Sun. «Comment est le temps là-bas ? J’espère qu’on ne se gèle pas les c.... Ça va être un choc de sentir à nouveau le froid», a déclaré dimanche le vieil homme de 71 ans au tabloïd ayant mis sur pied son retour au pays en jet privé. «Je ne veux pas rentrer en Angleterre pour attraper la crève», a-t-il ajouté. «On le tient : après 13 068 jours de cavale, nous avons ramené Biggs à la justice de son pays», titre en une le Sun, au-dessus d’une photo représentant Ronald Biggs, habillé d’un tee-shirt rouge barré du logo du journal et en fauteuil roulant. Selon le Sun, le vieillard a été très diminué physiquement par trois attaques successives et il peine énormément à parler, préférant la plupart du temps...
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