Israël confiant dans une reprise - des pourparlers, selon Peres
le 04 mai 2001 à 00h00
Israël, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Shimon Peres en visite aux États-Unis, s’est montré prudemment confiant quant aux chances d’une reprise prochaine des négociations avec les Palestiniens. M. Peres s’est ainsi dit «rassuré» quant aux chances de progrès dans ce domaine, à l’issue d’un entretien de 45 minutes avec le président George W. Bush à la Maison-Blanche. Peu après cette rencontre, s’entretenant avec des journalistes dans un hôtel de Washington, M. Peres a laissé entendre, sans donner de détails, qu’une avancée avait été réalisée dans l’élaboration d’un calendrier en vue d’une reprise des discussions entre Israël et les Palestiniens. «Il y a un début de discussion, un début d’entente», a confié le ministre des Affaires étrangères, en se pressant d’ajouter qu’il ne souhaitait cependant pas «donner une fausse impression». Il a en outre précisé que M. Bush avait insisté sur «son implication plus forte que jamais» dans le dossier du Proche-Orient. Depuis la prise de fonctions de M. Bush, la Maison-Blanche a affirmé que la paix dans la région dépendait de la volonté des parties concernées, estimant qu’elle ne voulait pas «forcer la paix». «Les États-Unis vont continuer leurs efforts pour ramener les deux parties à la table des négociations et mettre un terme au terrorisme», a souligné le chef de la diplomatie israélienne. Selon lui, «si les Palestiniens continuent les violences, ils perdront le soutien américain et international». Démentant des critiques sur des positions discordantes au sein du gouvernement israélien d’union nationale, il a insisté sur la coordination «à 100 pour cent» entre le Premier ministre israélien Ariel Sharon et lui-même. «Sharon n’est plus un bébé, moi non plus. Nous souhaitons tous les deux une paix réelle», a déclaré M. Peres. Les deux hommes sont tous les deux septuagénaires. Évoquant brièvement la teneur du plan jordano-égyptien pour une reprise des négociations entre Israël et l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat, il a regretté son rejet en bloc par les Palestiniens. Ce projet prévoit des arrangements pour un arrêt de la violence, des mesures de confiance, un gel de la colonisation et la relance des négociations pour parvenir à un accord sur le statut définitif des territoires palestiniens dans un délai d’un an. «En ce qui concerne le processus de paix en tant que tel, je pense que nous préférons négocier face à face, avec les États-Unis en auxiliaires», a déclaré M. Peres. Il a confié avoir eu le sentiment qu’il est désormais possible «d’aller de l’avant vers la paix pour parvenir à une paix totale». Par ailleurs, le ministre syrien des Affaires étrangères a affirmé vendredi que Shimon Peres n’avait aucun plan de paix pour le Proche-Orient, au lendemain de la rencontre entre le chef de la diplomatie israélienne et le président américain George Bush. Dénigrant l’optimisme de Shimon Peres à son retour de Washington, Farouk el-Charah a accusé le chef de la diplomatie israélienne «d’essayer de tromper les gens» et de n’avoir «aucun plan de paix». «Peres a perdu toute sa crédibilité auprès du monde arabe», a déclaré Chareh en visite à Madrid en compagnie du président syrien Bachar el-Assad. « Ariel Sharon lui-même ne lui fait pas confiance», a-t-il ajouté en faisant référence au Premier ministre israélien.
Israël, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Shimon Peres en visite aux États-Unis, s’est montré prudemment confiant quant aux chances d’une reprise prochaine des négociations avec les Palestiniens. M. Peres s’est ainsi dit «rassuré» quant aux chances de progrès dans ce domaine, à l’issue d’un entretien de 45 minutes avec le président George W. Bush à la Maison-Blanche. Peu après cette rencontre, s’entretenant avec des journalistes dans un hôtel de Washington, M. Peres a laissé entendre, sans donner de détails, qu’une avancée avait été réalisée dans l’élaboration d’un calendrier en vue d’une reprise des discussions entre Israël et les Palestiniens. «Il y a un début de discussion, un début d’entente», a confié le ministre des Affaires étrangères, en se pressant...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.