Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Le souverain pontife a réalisé deux rêves sur l’Aréopage

Assis sur un fauteuil de velours sur la colline rocailleuse de l’Aréopage à Athènes, en pleine terre orthodoxe, le pape a réalisé vendredi deux rêves à quelques jours de ses 81 ans : le 18 mai. Le Saint-Père a pu se recueillir comme il l’avait tant souhaité sur les lieux où saint Paul prononça un prêche célèbre en 50 après J-C. Il a réussi également à faire avancer d’un grand pas sa politique en faveur de l’œcuménisme des chrétiens en transformant cet acte de pèlerin en un acte de portée historique avec la lecture d’une déclaration commune avec l’Église orthodoxe grecque. «Nous condamnons tout recours à la violence, au prosélytisme et au fanatisme au nom de la religion», mots lus par deux hauts prélats, le cardinal Angelo Sodano, chef de la diplomatie vaticane, et l’évêque de Kaessariani (près d’Athènes), Daniel Bourtsouklis, au pied d’une croix de bois plantée dans un rocher et dorée par le soleil couchant lors d’une cérémonie très simple. Après avoir gravi la colline dans sa voiture blindée offerte pour le voyage par son hôte le chef de l’État grec Costis Stéphanopoulos, le pape a fait quelques pas lentement jusqu’à une icône de saint Paul devant laquelle il s’est recueilli côte à côte avec l’archevêque orthodoxe d’Athènes Christodoulos le soutenant affectueusement par le bras. «Quelque chose s’est passé», a commenté en aparté le porte-parole du Vatican Joaquin Navarro-Valls. Avant cette cérémonie, le pape avait demandé dans un discours devant la hiérarchie orthodoxe un spectaculaire «pardon». «C’est très très positif, nous attendions cela depuis 950 ans, a déclaré à des journalistes le père Thomas, chancelier de l’archidiocèse d’Athènes. Le pape a été très amical, très fraternel», a-t-il ajouté. À la fin de la cérémonie, Mgr Christodoulos lui a montré les lieux comme s’il s’agissait d’un vieil ami alors que s’égrenaient les notes d’un concerto de Mozart. Le président Stéphanopoulos, le Premier ministre Costas Simitis, tout le gouvernement, la présidente du comité d’organisation des Jo d’Athènes 2004 Gianna Angelopoulos-Daskalaki et le chef de l’opposition conservatrice Costas Caramanlis étaient parmi les 200 personnalités présentes sur l’Aréopage. Ce site, c’est-à-dire la colline d’Arès, consacré autrefois à ce dieu guerrier et aux Erinyes, les infernales déesses de la Vengeance, dont le sanctuaire servait d’asile aux assassins, s’était transformé au cours des ans en une cour criminelle, dit le Sénat de l’Aréopage ou Conseil d’en haut qui pendant un temps jugea les meurtriers et les incendiaires. C’est là que prêcha l’apôtre des nations. Son discours aux païens d’Athènes a été repris en grec et en anglais par un homme et une femme peu avant que Mgrs Sodano et Bourstouklis lisent à leur tour la déclaration commune.
Assis sur un fauteuil de velours sur la colline rocailleuse de l’Aréopage à Athènes, en pleine terre orthodoxe, le pape a réalisé vendredi deux rêves à quelques jours de ses 81 ans : le 18 mai. Le Saint-Père a pu se recueillir comme il l’avait tant souhaité sur les lieux où saint Paul prononça un prêche célèbre en 50 après J-C. Il a réussi également à faire avancer d’un grand pas sa politique en faveur de l’œcuménisme des chrétiens en transformant cet acte de pèlerin en un acte de portée historique avec la lecture d’une déclaration commune avec l’Église orthodoxe grecque. «Nous condamnons tout recours à la violence, au prosélytisme et au fanatisme au nom de la religion», mots lus par deux hauts prélats, le cardinal Angelo Sodano, chef de la diplomatie vaticane, et l’évêque de Kaessariani...