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Actualités - Opinions

Tribune - Lettre ouverte au ministre - des Travaux publics

Nous avons reçu de M. Nagy Khoury la lettre ouverte suivante adressée au ministre des Travaux publics Néjib Mikati, dans laquelle il conteste le projet d’élargissement de la route de Araye, dans le caza de Jezzine : «Monsieur le ministre, «Vous avez signé, en date du 15 mars 2001, un décret pour le réaménagement de la route du village de Araye (caza de Jezzine), décret portant le numéro 5068, paru au Journal officiel n° 13 du 22 mars 2001. «En signant ce décret et en le faisant cosigner par le président du Conseil puis par le président de la République, l’avez-vous machinalement paraphé comme on a l’habitude de le faire dans cette république où l’on se moque du citoyen, de ses droits et de ce qu’il peut bien penser, ou bien vous êtes-vous donné la peine de vous arrêter, ne serait-ce qu’un moment, devant l’intérêt (ou le préjudice) que pourrait constituer (ou porter) le réaménagement de cette route à la population de ce paisible village du Sud ? «Voilà, en deux mots, ce dont il s’agit : Araye est un tout petit village situé juste après Jezzine et qui est suivi par Bhannine, petit hameau de quelques maisons. Ensuite, plus rien. «La route qui y mène est large de 6 à 8 mètres, juste ce qu’il faut pour que deux voitures puissent se croiser sans se cogner. D’ailleurs, durant les jours de grande affluence, une voiture à peine l’emprunte, en moyenne, chaque demi-heure. «La route est belle et suffit amplement à ces deux petits villages sans prétention. Elle aurait à peine besoin d’être réasphaltée. «Or, je ne sais quel cupide entrepreneur ou député zélé aurait proposé de transformer cette petite route, qui ressemble à toutes celles qui font le charme de notre montagne libanaise, en une autoroute de plus de 12 mètres, balayant à son passage jardins agricoles, arbres fruitiers, oliviers centenaires et vieilles maisons. «Ayant eu vent du projet, les habitants de Araye avaient signé, le 29 juin 1998, une pétition de protestation enregistrée légalement auprès des autorités compétentes. On leur assura alors que le projet serait gelé. Or, voilà que, sans crier gare, comme un voleur, la première étape de sa réalisation apparaît au Journal officiel, faisant fi de ce que peuvent penser les personnes concernées. «Devant cette situation, nous sommes en droit de nous poser quelques questions : – À qui profite ce projet ? Est-ce une basse affaire de sous ? – Les centaines de milliers de dollars (alourdis par la charge de leurs intérêts) qui y seront affectés (évidemment avec les fuites habituelles que l’on peut deviner) sont-ils vraiment une priorité en cette période de crise où les cultivateurs ont besoin de la “piastre” pour survivre ? – A-t-on le droit de mendier, au nom du peuple libanais, de l’argent de l’étranger pour le dilapider de la sorte ? – Pense-t-on peut-être préparer des infrastructures pour implanter des Palestiniens dans cette région jusque-là préservée ? – De quel droit décide-t-on de défigurer ainsi cette petite route “communale” ? Si vous pensez prendre exemple sur l’Europe, allez visiter les petites communes de France, les charmants villages d’Irlande, d’Allemagne, d’Italie ou de Grande-Bretagne, vous n’y trouverez pas que des “boulevards Haussmann”, mais de petites routes où l’âne et le mouton peuvent se saluer. «Monsieur le ministre, «Ce projet ne sera pas réalisé. C’est de notre argent que les signataires de ce décret disposent impunément. Le contribuable (c’est une notion qui semble être oubliée chez nous !) a le droit de savoir. J’attends, ainsi que tous les habitants de Araye, une explication convaincante des autorités concernées».
Nous avons reçu de M. Nagy Khoury la lettre ouverte suivante adressée au ministre des Travaux publics Néjib Mikati, dans laquelle il conteste le projet d’élargissement de la route de Araye, dans le caza de Jezzine : «Monsieur le ministre, «Vous avez signé, en date du 15 mars 2001, un décret pour le réaménagement de la route du village de Araye (caza de Jezzine), décret portant le numéro 5068, paru au Journal officiel n° 13 du 22 mars 2001. «En signant ce décret et en le faisant cosigner par le président du Conseil puis par le président de la République, l’avez-vous machinalement paraphé comme on a l’habitude de le faire dans cette république où l’on se moque du citoyen, de ses droits et de ce qu’il peut bien penser, ou bien vous êtes-vous donné la peine de vous arrêter, ne serait-ce qu’un moment,...