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Actualités - Chronologies

Les musulmans français veulent trouver une place dans la République

Plusieurs milliers de musulmans français ont exprimé dimanche près de Paris leur volonté de trouver leur place au sein de la République française. Au moins 6 000 personnes, selon la police, ont assisté à la 18e rencontre annuelle de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) qui se déroule au Bourget, au nord de Paris, jusqu’à mardi. Les participants venaient de toute la France, mais aussi de Belgique, d’Espagne, de Grande-Bretagne, d’Italie, des Pays-Bas et de Suisse. Selon le président de l’UOIF, Lhaj Thami Breze, les musulmans recherchent «la place qu’ils peuvent occuper au sein de la société française et dans un contexte laïc de la République», a-t-il déclaré. L’UOIF regroupe, selon son président, plus de 250 associations et touche plus de 80 000 foyers. Elle se réfère aux textes fondamentaux de l’islam tout en se démarquant nettement de l’extrémisme. Interrogé sur le port du foulard dans l’enceinte des écoles laïques, M. Breze a estimé que «le port du foulard n’est pas incompatible avec la laïcité» dans la mesure où celui-ci n’est pas «prétexte à propagande» et n’est pas imposé «comme façon de se distinguer parmi les Français». «Aujourd’hui, nous devons inciter les musulmans à évoluer vers une pratique religieuse éclairée avec une adaptabilité au contexte laïc français», a-t-il poursuivi. Soulignant que l’islam comporte des règles, mais dispose aussi de dérogations qu’il faut utiliser quand les règles ne peuvent être appliquées strictement, le président de l’UOIF a estimé que les musulmans français doivent contribuer à la stabilité sociale. Inculquer des principes spirituels élémentaires, comme le respect de l’autre, contribue à équilibrer les individus et par ricochet la société, a renchéri une musulmane de Strasbourg, Nouria Addou-Boumaza, qui animait dimanche un débat sur «la spiritualité comme contribution à la stabilité familiale». «Comment voulez-vous que nos jeunes soient intégrés dans la société française s’ils ne le sont pas déjà dans leur communauté?», a-t-elle demandé. Elle a souligné que l’éducation religieuse devait avant tout apprendre la tolérance et ne pas tomber dans les deux extrêmes, à savoir le rejet de la religion et l’intégrisme. Invité vedette du rassemblement, le président du Mouvement algérien de la société pour la paix (MSP, ex-Hamas islamiste), cheikh Mahfoud Nahnah, a estimé dans un discours prononcé en arabe que les musulmans devaient «être une bougie éclairante et non un bâton de dynamite». Pour cheikh Mahfoud, l’extrémisme et la pensée unique risquent d’ébranler la religion musulmane alors que l’islam «pousse à l’acceptation de la pluralité sur le plan politique, culturel et économique». Sur la question de la consultation des musulmans de France engagée par le ministère de l’Intérieur depuis un an et demi, l’UOIF s’est déclarée favorable à «une seule représentation, qui refléterait l’ensemble des sensibilités musulmanes de France, la référence étant la République». «Nous n’avons pas accepté l’accord cadre car le point 7 qui prévoit “une représentation des individualités indépendantes” nous paraît contestable», a expliqué M. Breze. «Ces individualités ne doivent pas être l’émanation des pouvoirs publics ou de l’administration française. Sinon, il n’y aura jamais de légitimité à la représentation pourtant souhaitée», a-t-il conclu.
Plusieurs milliers de musulmans français ont exprimé dimanche près de Paris leur volonté de trouver leur place au sein de la République française. Au moins 6 000 personnes, selon la police, ont assisté à la 18e rencontre annuelle de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) qui se déroule au Bourget, au nord de Paris, jusqu’à mardi. Les participants venaient de toute la France, mais aussi de Belgique, d’Espagne, de Grande-Bretagne, d’Italie, des Pays-Bas et de Suisse. Selon le président de l’UOIF, Lhaj Thami Breze, les musulmans recherchent «la place qu’ils peuvent occuper au sein de la société française et dans un contexte laïc de la République», a-t-il déclaré. L’UOIF regroupe, selon son président, plus de 250 associations et touche plus de 80 000 foyers. Elle se réfère aux textes...