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Actualités - Chronologies

France-Portugal : les Bleus remettent les choses au point

Bousculée par les Espagnols le mois dernier à Valence (2-1), l’équipe de France de football a remis les choses au point, mercredi au Stade de France, en présentant l’addition au Portugal (4-0), en réalisant à cette occasion l’une de ses meilleures mi-temps depuis le titre mondial de 98. «Dans les 48 heures où nous nous sommes réunis, nous ne nous sommes pas trompés de cible. L’équipe a eu des séquences merveilleuses en première mi-temps. Quand elle s’imprègne et exprime les vertus collectives plus l’art individuel, quand elle hisse son niveau positif à ce point-là, elle est très redoutable», soulignait, admiratif, un Roger Lemerre rasséréné, même s’il n’a jamais douté. À l’inverse de leurs collègues rugbymen, les footballeurs français évoluent dans leur jardin au Stade de France, même quand il y a 40 000 Portugais, où ils viennent de marquer 10 buts en trois matches devant l’Allemagne (1), le Japon (5) et le Portugal (4), sans en encaisser un seul. «La gifle espagnole», évoquée par Zidane a bien eu les effets salutaires escomptés. «C’est l’ensemble de l’équipe qui a répondu présent. On avait vraiment à cœur de le faire», avouait Zidane. Deux visages Si la défaite de Valence était riche en enseignements, la victoire de mercredi apporte également son lot d’informations. En fait, l’équipe a eu deux visages. En première mi-temps, tous les ballons sont passés par un Zidane souverain, animé d’aucun esprit de revanche vis-à-vis de son successeur au palmarès du ballon d’or, Luis Figo, mais affichant une évidente joie de jouer, surtout quand il ne fait pas l’objet d’un marquage musclé. Après la pause, Roger Lemerre a pu procéder à quelques essais dans la perspective de la prochaine Coupe des confédérations (30 mai/10 juin) où la France sera privée de ses joueurs évoluant en Italie et en Espagne. Youri Djorkaeff, pour son retour après une très longue absence, a démontré, comme si cela était nécessaire pour le meilleur buteur en exercice des Bleus (27 buts), qu’il n’avait rien perdu de son réalisme même si l’animation offensive n’est et ne sera jamais sa tasse de thé. En revanche, Robert Pires, encore auteur de deux passes décisives, a confirmé ses immenses progrès, son intelligence de jeu et sa capacité d’adaptation à tous les systèmes, de n’importe quel côté. Depuis l’Euro, Patrick Vieira a compensé la retraite de Didier Deschamps. Il a lui aussi affiché mercredi un exceptionnel volume de jeu, surtout dans les moments les plus chauds. Mais, derrière, en l’absence de Franck Lebœuf, Mikaël Silvestre a lui aussi marqué des points décisifs (bien au-delà de son but) en peaufinant des automatismes avec Marcel Desailly, qui a su donner le ton d’entrée en bon capitaine. Bien sûr, le Portugal du Stade de France était relativement expérimental avec 13 joueurs blessés sur le groupe des 22 de l’Euro, et sept nouveaux dans le onze de départ par rapport à la demi-finale de Bruxelles alors que la France n’en comptait que trois. Mais, comme le souligne Roger Lemerre, «cette victoire permet de continuer à travailler dans de bonnes conditions» dans la perspective de la Coupe des confédérations où, là, il faudra se passer de Zidane.
Bousculée par les Espagnols le mois dernier à Valence (2-1), l’équipe de France de football a remis les choses au point, mercredi au Stade de France, en présentant l’addition au Portugal (4-0), en réalisant à cette occasion l’une de ses meilleures mi-temps depuis le titre mondial de 98. «Dans les 48 heures où nous nous sommes réunis, nous ne nous sommes pas trompés de cible. L’équipe a eu des séquences merveilleuses en première mi-temps. Quand elle s’imprègne et exprime les vertus collectives plus l’art individuel, quand elle hisse son niveau positif à ce point-là, elle est très redoutable», soulignait, admiratif, un Roger Lemerre rasséréné, même s’il n’a jamais douté. À l’inverse de leurs collègues rugbymen, les footballeurs français évoluent dans leur jardin au Stade de France, même quand...