Le croisement de la stratégie bancaire et de la technologie : tel était le thème abordé lors d’une réunion de banquiers, hier, à l’hôtel Rotana à Beyrouth. Durant cette journée marathon, les responsables de Mideast Data Systems, organisateurs de Bankware 2001, ont souhaité livrer un panel complet des différents outils technologiques mis à la disposition des établissements financiers depuis l’apparition des réseaux Internet, mais aussi esquisser différentes visions de développement dans ce sens. Ainsi, pas moins de six spécialistes locaux et internationaux ont animé cette journée, en présence de quelques dizaines d’employés des banques locales. La plupart des intervenants représentaient des firmes de supports technologiques, des conseils en informatique, mais aussi des cabinets spécialisés dans la stratégie de développement sur le net. Après une brève allocution de bienvenue du directeur général de MDS, M. Ziad el-Assir, sont intervenus, entre autres, MM Daragh O’Byrne, consultant chez Kindle, sur l’avenir du système bancaire, Bruno Paoli, directeur général de Oasis Technology, à propos du e-paiement, Riad Allahham, directeur de 01 System, sur le management bancaire, et Hani Bakhit, consultant, à propos de l’infrastructure nécessaire au e-business. Ont été abordés aussi les sujets portant sur les cartes virtuelles de crédit et sur les systèmes de signatures électroniques. L’ensemble des problèmes soulevés a porté sur les moyens de créer de nouveaux liens de communication entre le monde industriel et celui des entreprises en général, avec le système bancaire établi sur Internet. Le pôle le plus intéressant de cette réunion a été certainement l’exposé concernant la fusion des différentes techniques de cartes bancaires avec les technologies employées sur le net. Ces démonstrations ont conduit dans un monde nouveau, virtuel, où l’image semble aseptiser la réalité économique et financière de notre bonne vieille Terre. En fait, les présentations ont été, bien souvent, des plaidoyers pour ces nouvelles technologies de l’information, la rapidité d’exécution des formalités, le coût dérisoire de chaque application, mais aussi la sophistication mise en œuvre pour sécuriser les transactions financières. Concernant le Liban, s’il est certain que les acteurs du secteur bancaire sont très attentifs aux nouvelles technologies liées à l’informatique, le cadre légal, proposé par la Banque centrale, a été soumis pour approbation au Parlement qui n’a toujours pas statué sur le dossier. Par ailleurs, l’infrastructure physique (téléphone fixe, etc.), devrait, selon les spécialistes, être améliorée pour rendre efficient l’ensemble des procédés qui, prochainement et radicalement, changeront nos habitudes, dans nos rapports avec les banques.
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