Le coordinateur spécial de l’Onu pour le processus de paix au Proche-Orient, Terjé Roed-Larsen, a rendu hommage mardi à la Syrie pour sa «retenue» après le raid israélien contre son armée au Liban. Dans une déclaration à la presse après un entretien avec le ministre syrien des Affaires étrangères, Farouk el-Chareh, M. Roed-Larsen a cependant averti que la situation demeurait «incroyablement dangereuse». Il a également indiqué être en accord avec M. Chareh sur le fait que l’occupation israélienne des territoires arabes était la question «fondamentale» dans la crise au Proche-Orient. «J’ai rendu hommage à la retenue dont le gouvernement syrien a fait preuve durant cette situation très très difficile», a-t-il dit dans une allusion au raid mené le 16 avril contre un radar et une position de la DCA de l’armée syrienne dans la montagne à l’est de Beyrouth. Cependant, interrogé pour savoir s’il était rassuré après son entretien avec M. Chareh quant à un retour au calme, il a répondu : «Non, parce que la Syrie n’est pas le seul décideur à cet égard». «Il y a plusieurs acteurs dans la région et c’est pourquoi je maintiens que la situation pourrait échapper à tout contrôle», a-t-il dit. «La situation, a-t-il ajouté, est si incroyablement dangereuse», qu’il était «vital pour toutes les parties concernées, aussi bien gouvernementales que non gouvernementales, de respecter la ligne bleue» tracée par l’Onu après le retrait israélien du Liban, en mai 2000. Par parties non gouvernementales, il faisait allusion au Hezbollah, soutenu par Damas et Téhéran. Les attaques anti-israéliennes menées du Hezbollah à travers la ligne bleue, dans le secteur contesté des fermes de Chebaa aux confins des frontières libanaise, syrienne et israélienne, avaient déclenché le raid israélien qui a fait, selon Damas, un mort et quatre blessés parmi les soldats syriens.
Le coordinateur spécial de l’Onu pour le processus de paix au Proche-Orient, Terjé Roed-Larsen, a rendu hommage mardi à la Syrie pour sa «retenue» après le raid israélien contre son armée au Liban. Dans une déclaration à la presse après un entretien avec le ministre syrien des Affaires étrangères, Farouk el-Chareh, M. Roed-Larsen a cependant averti que la situation demeurait «incroyablement dangereuse». Il a également indiqué être en accord avec M. Chareh sur le fait que l’occupation israélienne des territoires arabes était la question «fondamentale» dans la crise au Proche-Orient. «J’ai rendu hommage à la retenue dont le gouvernement syrien a fait preuve durant cette situation très très difficile», a-t-il dit dans une allusion au raid mené le 16 avril contre un radar et une position de la DCA de...
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