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Actualités - Chronologies

Deutsche Telekom rassure malgré un endettement toujours colossal

Après plusieurs mois de fortes turbulences, Deutsche Telekom semble entrevoir le bout du tunnel grâce à des résultats rassurants au premier trimestre, en particulier dans la téléphonie mobile, mais des incertitudes demeurent du fait notamment de son endettement. Le groupe, qui compte parmi les principaux opérateurs de téléphonie en Europe, a certes essuyé une perte après coûts liés à l’UMTS et amortissement du goodwill de 400 millions d’euros sur les trois premiers mois de l’année, selon des chiffres provisoires publiés mardi. Mais ce résultat est en ligne avec les attentes des analystes. Surtout, Deutsche Telekom a rassuré les investisseurs en annonçant une hausse de 68 % du résultat Ebitda (avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) de sa filiale de téléphonie mobile T-Mobile, à 590 M d’euros. Le patron du groupe, Ron Sommer, a même indiqué, au cours de la conférence de presse bilan, que ce bénéfice Ebitda devrait avoir «presque doublé» à la fin de cette année. Du coup, l’action du groupe, fortement malmenée en Bourse ces derniers mois, gagnait mardi 1,91 % à la Bourse de Francfort vers 14h15 GMT, dans un marché en hausse. Pour nombre d’analystes, ces chiffres montrent que Deutsche Telekom a désormais passé le plus dur. «Les chiffres montrent quand même que Telekom est en train de remonter la pente», commente Werner Staeblein, analyste chez BHF-Bank. Ron Sommer s’est d’ailleurs voulu rassurant. «Nous pouvons déjà dire que nous allons poursuivre cette année le développement positif de notre chiffre d’affaires et de notre résultat», a-t-il martelé. Le groupe mise ainsi sur une croissance d’environ 10 % de son résultat Ebitda 2001. Ces résultats sont la conséquence du changement de stratégie opéré par le groupe qui, à l’instar de nombreux opérateurs en Europe, entend désormais se concentrer sur l’amélioration des profits plutôt que sur la croissance du nombre de clients, qui nécessite d’importants coûts de marketing. Deutsche Telekom a ainsi prévenu qu’il continuait «de penser que la croissance du nombre d’abonnés va ralentir dans le courant de l’année». Toutefois, plusieurs ombres demeurent au tableau, au premier rang desquelles l’endettement faramineux du groupe, fruit de coûteuses acquisitions de licences UMTS en Europe l’an dernier et d’une politique d’expansion forcenée aux États-Unis. Même si sa croissance a ralenti en début d’année, l’endettement atteint tout de même 57,1 mds d’euros. Or le poids des dettes, ajouté à la curée subie par le secteur des télécoms en Europe, a fait plonger le titre en Bourse. Entre mars 2000 et mars 2001, le titre a perdu quelque 70 % de sa valeur, provoquant colère et consternation parmi les petits actionnaires. Pour réduire sa dette, le groupe a fait part en février de son intention d’accélérer la vente de «parts significatives» de son portefeuille immobilier mais cette annonce n’a pour le moment été suivie d’aucune mesure concrète. L’endettement est d’autant plus lourd à supporter pour le géant bonnois que les investisseurs doutent de plus en plus de la rentabilité des licences UMTS et, dans une moindre mesure, de la deuxième génération GPSR. De l’argent frais, Deutsche Telekom pourrait en lever par le biais d’une introduction en Bourse de T-Mobile. Mais prévue initialement l’an dernier, elle a depuis été reportée sine die. Deutsche Telekom ne semble plus guère pressé d’agir, Ron Sommer affirmant d’ailleurs qu’il n’avait «rien à dire de nouveau» à ce sujet. «La décision (d’introduire en Bourse ou pas T-Mobile) sera prise au cours du second semestre», s’est contenté de préciser le directeur financier, Karl-Gerhard Eick.
Après plusieurs mois de fortes turbulences, Deutsche Telekom semble entrevoir le bout du tunnel grâce à des résultats rassurants au premier trimestre, en particulier dans la téléphonie mobile, mais des incertitudes demeurent du fait notamment de son endettement. Le groupe, qui compte parmi les principaux opérateurs de téléphonie en Europe, a certes essuyé une perte après coûts liés à l’UMTS et amortissement du goodwill de 400 millions d’euros sur les trois premiers mois de l’année, selon des chiffres provisoires publiés mardi. Mais ce résultat est en ligne avec les attentes des analystes. Surtout, Deutsche Telekom a rassuré les investisseurs en annonçant une hausse de 68 % du résultat Ebitda (avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) de sa filiale de téléphonie mobile T-Mobile, à 590 M...